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	<title>imaginaires</title>
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	<description>Pour me contacter, voir le site brunocolombari.fr</description>
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		<title>Jean-Marc L&#233;vy-Leblond : &#171; La science sert &#224; comprendre le monde et &#224; le transformer &#187;</title>
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		<dc:date>2008-12-20T17:53:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/levy-leblond-150-2.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;152&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Invit&#233; de la M&#233;diath&#232;que pour une conf&#233;rence &#224; l'occasion de la semaine de la science le 21 novembre dernier, Jean-Marc L&#233;vy-Leblond, physicien et philosophe, apporte un regard d&#233;cal&#233; et critique sur la place de la science dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Invit&#233; de la M&#233;diath&#232;que pour une conf&#233;rence &#224; l'occasion de la semaine de la science le 21 novembre dernier, Jean-Marc L&#233;vy-Leblond, physicien et philosophe, apporte un regard d&#233;cal&#233; et critique sur la place de la science dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/JMLL-400-5bf9c.jpg?1732206201' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc L&#233;vy-Leblond est professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'Universit&#233; de Nice, directeur de collection aux &#233;ditions du Seuil et de la revue &lt;i&gt;Alliage&lt;/i&gt;. Il est l'auteur de plusieurs livres de vulgarisation scientifique, dont le dernier, &lt;strong&gt;A quoi sert la science ?&lt;/strong&gt;, destin&#233; d'abord aux enfants, est paru d&#233;but 2008 aux &#233;ditions Bayard. N&#233; en 1940, physicien de formation, il s'int&#233;resse en m&#234;me temps &#224; l'histoire et &#224; la philosophie des sciences, avec un regard critique et un art de poser des questions qui d&#233;rangent, mais aussi une volont&#233; de transmettre les connaissances. Juste avant la conf&#233;rence qu'il a donn&#233;e &#224; la M&#233;diath&#232;que le 21 novembre (un article y sera consacr&#233; dans Energies 307 &#224; para&#238;tre le 17 d&#233;cembre), nous avons pu le rencontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que ce qui est important, ce sont les questions que l'on pose. Pensez-vous que l'&#233;cole apprend suffisamment aux enfants &#224; poser des questions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants posent naturellement des questions, mais ce ne sont pas d'embl&#233;e celles auxquelles la science sait r&#233;pondre. Et pourtant, elles sont importantes. &#171; D'o&#249; je viens ? &#187; Ce n'est pas simplement un probl&#232;me d'ovules et de spermatozo&#239;des ! Il faut pouvoir dire aux enfants que la science ne va r&#233;pondre qu'&#224; une partie de leurs questions. Elle apporte des r&#233;ponses, mais pas &#224; toutes les questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous des p&#233;dagogies qui visent &#224; faire d&#233;couvrir la science aux enfants par l'exp&#233;rimentation ? Peut-on les comparer au travail de vulgarisation que vous menez de votre c&#244;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai bien s&#251;r la plus grande estime pour les coll&#232;gues qui m&#232;nent ce travail de r&#233;novation p&#233;dagogique des sciences, par exemple dans le cadre de &#171; La main &#224; la p&#226;te &#187;. Il me semble cependant que la sensibilisation des enfants aux sciences ne devrait pas &#234;tre trop exclusivement centr&#233;e sur l'exp&#233;rimentation mat&#233;rielle. Les sciences, c'est aussi affaire de pens&#233;e, et je crois que nous devons favoriser le d&#233;veloppement du plaisir de penser qui existe aussi chez les enfants. Songeons par exemple &#224; leurs interrogations, spontan&#233;es, sur la question de l'infini, tant num&#233;rique que spatial (&#171; Jusqu'o&#249; peut on compter ? &#187;, &#171; Jusqu'o&#249; va le ciel ? &#187;). Nous devons aussi les pousser &#224; exp&#233;rimenter les id&#233;es et veiller &#224; ne pas limiter l'int&#233;r&#234;t de la science au concret, mais favoriser leur acc&#232;s au monde de l'abstraction et de la conceptualisation. La main &#224; la p&#226;te, oui, mais, si j'ose dire, la t&#234;te aussi. Quant au travail de vulgarisation, ou, comme je pr&#233;f&#232;re dire, de &#171; mise en culture &#187; des sciences, il est assez diff&#233;rent, puisqu'il s'agit moins de transmettre des connaissances, que de favoriser l'int&#233;r&#234;t pour ces connaissances et en m&#234;me temps de d&#233;velopper une attitude critique &#224; leur &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand on dit que les d&#233;couvertes technologiques vont r&#233;soudre les probl&#232;mes climatiques ou alimentaires, ne fait-on pas fausse route ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre des probl&#232;mes qui assaillent l'humanit&#233; aujourd'hui ne requi&#232;rent pas de solutions scientifiques. Beaucoup des probl&#232;mes techniques ont d&#233;j&#224; leur r&#233;ponse, comme le traitement de la plupart des maladies infectieuses. Leur persistance est une question &#233;conomique et politique, pas scientifique. Les OGM ne sont pas l&#224; pour nourrir le monde, mais pour enrichir Monsanto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre &#233;poque r&#233;cente nous submerge d'objets technologiques de plus en plus performants. Est-ce un r&#233;el progr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est que ces objets technologiques deviennent surperformants, et que, pour la premi&#232;re fois sans doute, dans l'histoire de l'humanit&#233;, nous sommes aux prises, depuis quelques d&#233;cennies, avec des objets techniques que nous sous-utilisons syst&#233;matiquement. Autrefois, les diligences n'allaient jamais assez vite, les bougies n'&#233;clairaient jamais assez, etc. Aujourd'hui, nos voitures vont trop vite et nous sommes oblig&#233;s de limiter leur vitesse par la loi, nos ordinateurs ne sont utilis&#233;s que pour une faible fraction de leurs fonctionnalit&#233;s, etc. C'est que les objets techniques sont pass&#233;s du domaine de la production collective o&#249; ils &#233;taient pour l'essentiel cantonn&#233;s jusqu'au XIX&#232; si&#232;cle (outils et machines de l'industrie) au domaine de la consommation individuelle. Ils sont donc devenus eux-m&#234;mes des objets marchands. D'o&#249; leur renouvellement forc&#233; pour assurer le fonctionnement du march&#233; et leur d&#233;veloppement sans limites, cr&#233;ant des besoins artificiels, ou, en tout cas, non contr&#244;l&#233;s. Il s'agit sans doute l&#224; d'une v&#233;ritable mutation anthropologique, dont il nous faut d'abord prendre conscience pour esp&#233;rer la ma&#238;triser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La recherche scientifique est-elle trop d&#233;pendante de l'industrie, et trop peu des pouvoirs publics ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la science n'est pas et ne peut pas &#234;tre ind&#233;pendante du pouvoir. C'est un fantasme qui ne sert qu'&#224; cacher la d&#233;pendance r&#233;elle de la science. La question est donc de comprendre en quoi le contexte social d'aujourd'hui contraint la recherche scientifique ? Et comment pourrait-elle &#234;tre r&#233;orient&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les choix technologiques sont-ils d&#233;mocratiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Dans les choix qui orientent la soci&#233;t&#233; &#224; venir, les choix technoscientifiques ce sont les plus importants sur le long terme, et les moins d&#233;mocratiques. Mais tant qu'il n'y a pas de d&#233;bat politique ouvert sur ces questions, et on en est loin, toute possibilit&#233; de choix d&#233;mocratique &#8212; sous quelle forme d'ailleurs ? &#8212; reste illusoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques s'abritent-ils derri&#232;re les experts pour justifier leurs choix ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est moins vrai aujourd'hui, et pour une bonne raison : les experts le sont de moins en moins, et les d&#233;saccords entre les sp&#233;cialistes de plus en plus &#233;vidents. C'est que les questions deviennent d'une complexit&#233; telle qu'il est de plus en plus difficile d'arriver &#224; des conclusions assur&#233;es. Par exemple sur la question des causes du r&#233;chauffement climatique, ou sur l'opportunit&#233; de d&#233;velopper l'&#233;nergie &#233;olienne. Du coup, les politiques ont de plus en plus de mal &#224; s'abriter derri&#232;re des arguments d'autorit&#233;. Appara&#238;t ainsi en pleine lumi&#232;re la nature de la d&#233;mocratie et son probl&#232;me fondamental : la possibilit&#233; pour chacun de prendre part aux d&#233;cisions sans comp&#233;tence particuli&#232;re et la n&#233;cessit&#233;, m&#234;me pour les dirigenats, de prendre ces d&#233;cisions en (relative) m&#233;connaissance de cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais quel peut-&#234;tre le r&#244;le de la communaut&#233; scientifique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qu'on appelle la communaut&#233; scientifique n'existe pas ! C'est comme si on parlait de &#171; communaut&#233; industrielle &#187; qui regrouperait les ouvriers et les dirigeants de l'entreprise. &#199;a n'aurait pas de sens. Autrefois, les scientifiques faisaient partie d'une &#233;lite intellectuelle et sociale. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La majorit&#233; des scientifiques sont des salari&#233;s subordonn&#233;s, ils effectuent des t&#226;ches r&#233;p&#233;titives, ont tr&#232;s peu d'autonomie. Pour autant, les scientifiques ont, comme citoyens, une responsabilit&#233; particuli&#232;re, qui implique un devoir de partage des savoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Bruno Colombari&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour en savoir plus, voir les livres suivants (la plupart sont disponibles &#224; &lt;a href=&#034;http://www.mediatheque-gardanne.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la M&#233;diath&#232;que&lt;/a&gt;) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La pierre de touche&lt;/strong&gt; (la science &#224; l'&#233;preuve), Gallimard, 1996 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Impasciences&lt;/strong&gt;, Seuil (Points-Sciences), 2003
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La science en mal de culture&lt;/strong&gt;, Futuribles, 2004
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La vitesse de l'ombre&lt;/strong&gt; (aux limites de la science), Seuil, 2006
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#192; quoi sert la science ?&lt;/strong&gt;, Bayard, 2008&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;cole de Fontvenelle a pris le nom de Lucie Aubrac</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/L-ecole-de-Fontvenelle-a-pris-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/L-ecole-de-Fontvenelle-a-pris-le</guid>
		<dc:date>2008-06-26T10:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1075 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/lucie-aubrac.jpg' width=&#034;100&#034; height=&#034;119&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Sud-Africaine Dulcie
September en 1986 et
la Palestinienne Le&#239;la Shahid en
2005, Gardanne a accueilli
le 9 juin dernier un homme dont
l'action a marqu&#233; l'histoire
de son pays. Raymond Aubrac
est venu &#224; l'&#233;cole de Fontvenelle
qui porte d&#233;sormais le nom
de sa femme, Lucie et a
longuement parl&#233;
avec les &#233;l&#232;ves.
Sa visite est de celles dont
on se souviendra longtemps.&lt;/p&gt;

-
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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Sud-Africaine Dulcie
September en 1986 et
la Palestinienne Le&#239;la Shahid en
2005, Gardanne a accueilli
le 9 juin dernier un homme dont
l'action a marqu&#233; l'histoire
de son pays. Raymond Aubrac
est venu &#224; l'&#233;cole de Fontvenelle
qui porte d&#233;sormais le nom
de sa femme, Lucie et a
longuement parl&#233;
avec les &#233;l&#232;ves.
Sa visite est de celles dont
on se souviendra longtemps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est l&#224;, avec sa canne et son sourire plein de malice.
Ce vieil homme assis devant le tableau vert
de la classe de Jean-Pascal Giovanazzi, c'est celui
qu'ils ont vu dans le film de Claude Berri, &lt;i&gt;Lucie
Aubrac&lt;/i&gt;, o&#249; il est incarn&#233; par Daniel Auteuil. &lt;i&gt;&#171; Parlez
tr&#232;s fort, mes oreilles ont 94 ans, vous savez ! Faites
comme si vous parliez &#224; un copain de l'autre c&#244;t&#233;
de la cour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins intimid&#233;s que les enseignants
nou&#233;s par le trac, les &#233;l&#232;ves de CM2 posent leurs
questions : Quel sentiment &#231;a fait d'&#234;tre prisonnier ? &lt;i&gt;&#171; &#199;a ne fait pas plaisir. Mais &#231;a d&#233;clenche
quelque chose de tr&#232;s important : l'envie de s'&#233;vader.
Tout de suite ! Si &#231;a t'arrive, pense &#224; t'&#233;vader. &#187;&lt;/i&gt;
Avez-vous failli mourir ? &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r, plusieurs fois.
J'&#233;tais en prison. Une certaine Lucie Aubrac m'a
fait &#233;vader. J'&#233;tais dans un camion, mais j'ai saut&#233;
un peu trop vite, et j'ai &#233;t&#233; pris dans la fusillade entre les soldats allemands et le commando
de r&#233;sistants. J'ai re&#231;u de mes amis une
balle qui est entr&#233;e par la joue et qui
est ressortie derri&#232;re l'oreille. Elle est
pass&#233;e tout pr&#232;s de la carotide. Ce n'&#233;tait
pas mon jour... &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; oui, j'ai eu peur &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions fusent. Avez-vous eu
peur ? &lt;i&gt;&#171; Oui, j'ai eu peur. La peur qui
te tord le ventre. Un jour, je transportais
une mitraillette d&#233;mont&#233;e dans une
valise. A la gare de N&#238;mes, au bas de
l'escalier, il y avait deux gendarmes qui
ouvraient les valises. Je n'avais pas le
choix, je ne pouvais pas m'&#233;chapper.
Un gendarme a ouvert la mienne, il a
plong&#233; la main dedans et a sorti une
pi&#232;ce en m&#233;tal. Je lui ai dit que c'&#233;tait
une pi&#232;ce de machine agricole, et il m'a
cru. &#187;&lt;/i&gt; A quel &#226;ge avez-vous commenc&#233;
&#224; r&#233;sister ? &lt;i&gt;&#171; A deux ans et demi, et toi ?
Quand on ne supporte pas quelque
chose d'injuste, on est pr&#234;t &#224; r&#233;sister. &#187;&lt;/i&gt;
Lucie est-elle d&#233;j&#224; all&#233;e en prison ?
&lt;i&gt;&#171; Non, jamais ! Elle &#233;tait toujours s&#251;re
de r&#233;ussir ce qu'elle faisait. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s
chaque r&#233;ponse, Raymond v&#233;rifie :
&lt;i&gt;&#171; &#199;a r&#233;pond &#224; ta question ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toute derni&#232;re n'est pas la moindre :
Vous pouvez nous raconter votre
histoire ? &lt;i&gt;&#171; Mon pauvre gar&#231;on, tu n'es
pas encore couch&#233; ! &#187; Mais Raymond
raconte encore sa fameuse &#233;vasion,
celle qui suit l'arrestation de Caluire
qui sera fatale &#224; Jean Moulin. &#171; Lucie,
c'&#233;tait une sp&#233;cialiste de l'&#233;vasion. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'heure tourne. Dehors, alors que
l'orage de l'apr&#232;s-midi laisse place &#224;
quelques gouttes, la cour s'est remplie.
Sous le pr&#233;au, la chorale de l'&#233;cole, accompagn&#233;e par l'orchestre de
l'&#233;cole de musique, interpr&#232;te avec
ferveur &lt;i&gt;La valse des &#233;tiquettes&lt;/i&gt; (de
Jeanne Cherhal), &lt;i&gt;Gardien de nuit&lt;/i&gt;
(Francis Cabrel), &lt;i&gt;Les copains d'abord&lt;/i&gt;
(Georges Brassens) et un &lt;i&gt;Nathalie&lt;/i&gt;
(Gilbert B&#233;caud) endiabl&#233;. Puis c'est
le tour de la chanson qu'ils ont euxm&#234;mes
&#233;crite, &lt;i&gt;Les yeux ouverts&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un symbole fort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette chanson vient de loin. &lt;i&gt;&#171; Nous
avons eu l'id&#233;e, il y a deux ans, de faire
participer les enfants &#224; la c&#233;r&#233;monie
du 8 mai, &#187;&lt;/i&gt; explique Jean-Louis Dumas,
directeur. Apr&#232;s la mort de Lucie
Aubrac, en mars 2007, Roger Me&#239; &#233;met
l'id&#233;e de donner ce nom &#224; un lieu de
la ville. L'&#233;cole de Fontvenelle se porte
candidate. &lt;i&gt;&#171; De septembre &#224; janvier,
on a travaill&#233; sur le texte de la chanson,
explique Jean-Pascal Giovanazzi,
en croisant progressivement les textes
des &#233;l&#232;ves pour n'en former qu'un seul. &#187;&lt;/i&gt; Puis le compositeur Olivier
Stalla, qui travaille r&#233;guli&#232;rement avec
l'&#233;cole de musique, a cr&#233;&#233; un arrangement
adapt&#233; &#224; la voix des enfants.
Enfin, le film Lucie Aubrac a &#233;t&#233; projet&#233;
&#224; l'&#233;cole pour les cours moyens &#224;
la mi-mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de d&#233;voiler la plaque appos&#233;e
sur la fa&#231;ade bleue du b&#226;timent
principal. Quatre enfants grimpent sur
un banc, et avec l'aide de Raymond
Aubrac, ils font glisser le drapeau tricolore.
R&#233;sistante, agr&#233;g&#233;e d'histoire,
militante pour la libert&#233;, la justice et la
paix, dit la plaque. Pour le maire, Roger
Me&#239;, &lt;i&gt;&#171; Ces enfants montrent leur attachement
aux valeurs r&#233;publicaines.
Quand M. Dumas nous a demand&#233; de
donner le nom de Lucie Aubrac &#224; cette
&#233;cole, nous avons aussit&#244;t accept&#233;, d'autant
que &#231;a s'est accompagn&#233; d'un travail
d'un an sur la R&#233;sistance. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que Francis Florens, pr&#233;sident
de la section de Gardanne de l'Union
nationale des combattants, ne lise une
biographie de Lucie Aubrac, Guy Pinet,
adjoint au maire d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la vie scolaire
rend hommage &#224; Raymond : &lt;i&gt;&#171; C'est
une chance et un symbole fort qu'il soit
l&#224; ce soir. Cette c&#233;r&#233;monie fait revivre
une page importante de notre histoire,
et permet de rapprocher deux g&#233;n&#233;rations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son nom
portera chance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours avec une grande simplicit&#233;,
Raymond Aubrac prend alors la parole.
&lt;i&gt;&#171; Pour avoir v&#233;cu 67 ans avec
Lucie, je peux faire plusieurs observations : cette femme s'est battue avec la
certitude qu'elle ne serait jamais vaincue.
C'&#233;tait une d&#233;couvreuse de talents,
chose tr&#232;s importante pendant la
R&#233;sistance, et elle avait une grande capacit&#233;
&#224; convaincre par la confiance
qu'elle inspirait. Elle &#233;tait tr&#232;s intelligente,
et elle avait un extraordinaire
courage d'agir. Ses trois mots-cl&#233;, ce
sont fraternit&#233;, solidarit&#233;, confiance.
Elle aimait tellement les enfants que
rien ne peut plus lui rendre hommage
que son nom soit au fronton d'une &#233;cole.
Je vous le dis : son nom portera chance
aux &#233;l&#232;ves. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Raymond Aubrac : &#171; Il faut &#234;tre optimiste, c'est &#231;a l'esprit de r&#233;sistance &#187; </title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Raymond-Aubrac-Il-faut-etre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Raymond-Aubrac-Il-faut-etre</guid>
		<dc:date>2008-06-26T09:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1074 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/aubrac-plaque.jpg' width=&#034;100&#034; height=&#034;109&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Passer une heure
&#224; &#233;changer avec l'un des
principaux personnages
de la R&#233;sistance est
une grande chance. Avec
patience, clart&#233;, humilit&#233;
et beaucoup d'humour,
Raymond Aubrac a
r&#233;pondu &#224; nos questions et
accept&#233; de revenir sur
un parcours de vie
extraordinaire.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-ville-gardanne-fr-+" rel="tag"&gt;ville-gardanne.fr&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Passer une heure
&#224; &#233;changer avec l'un des
principaux personnages
de la R&#233;sistance est
une grande chance. Avec
patience, clart&#233;, humilit&#233;
et beaucoup d'humour,
Raymond Aubrac a
r&#233;pondu &#224; nos questions et
accept&#233; de revenir sur
un parcours de vie
extraordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucie Aubrac a donn&#233; son nom &#224; de
nombreux &#233;tablissements scolaires.
Etes-vous consult&#233; &#224; chaque fois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raymond Aubrac : J'ai d&#233;j&#224; re&#231;u 130
lettres de municipalit&#233;s, d&#233;partements
ou r&#233;gions qui veulent donner le nom
de Lucie &#224; une rue, une &#233;cole, un lyc&#233;e,
un amphith&#233;&#226;tre ou une r&#233;sidence
sociale. Il n'y a pas de r&#232;gle. Quand
on me le demande, je donne mon accord,
et si on ne fait que m'informer,
je remercie. Souvent, on m'invite pour
une c&#233;r&#233;monie d'inauguration et si je
le peux, j'y vais. Mais j'ai bient&#244;t 94
ans, alors je ne fais plus de projet &#224;
long terme ! Inaugurer une &#233;cole Lucie-
Aubrac, ce n'est pas de la fiert&#233;,
mais plut&#244;t du r&#233;confort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les t&#233;moins directs de la R&#233;sistance
disparaissent peu &#224; peu. Quelle diff&#233;rence
faites vous entre l'apprentissage
scolaire et le contact direct avec les R&#233;sistants
pour les enfants et les jeunes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence est surtout d'ordre sentimental.
Que faisons-nous devant les
jeunes ? On essaie de r&#233;pondre &#224; leurs
questions. Quand il s'agit d'interpr&#233;ter
un fait objectif, le contenu de la
r&#233;ponse d'un enseignant sera le m&#234;me,
le fait d'avoir &#233;t&#233; un t&#233;moin n'apporte
pas plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, je fais une diff&#233;rence
entre enseignants et historiens.
Les premiers transmettent le savoir.
Les seconds ont des d&#233;bats de principe
avec les t&#233;moins, je suis bien plac&#233;
pour le savoir. Fr&#244;ler le milieu des
historiens, c'est comme approcher le
coeur d'un cyclone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Mais qu'apportez-vous de plus aux
&#233;l&#232;ves que ce qu'ils apprennent en classe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan &#233;motionnel, &#231;a leur apporte
quelque chose. Avoir approch&#233;
le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, par exemple, &#231;a
donne un suppl&#233;ment d'autorit&#233;, m&#234;me
si je n'ai pas rencontr&#233; Napol&#233;on 1er,
comme on me l'a parfois reproch&#233; !
Et puis, les jeunes ne posent pas les
m&#234;mes questions &#224; leur enseignant
qu'&#224; un t&#233;moin direct. Par exemple,
&#8220;Avez-vous eu peur ?&#8221; ou &#8220;Avez-vous
rencontr&#233; Jean Moulin ?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur contact
m'apporte en tout cas quelque chose :
c'est un sentiment de solidarit&#233; entre
les g&#233;n&#233;rations. Je ne sais pas si c'est utile, mais en tout cas ce n'est pas
nuisible. Et &#231;a peut servir &#224; quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On assiste &#224; une r&#233;cup&#233;ration des symboles
de la R&#233;sistance par le pouvoir
actuel, notamment avec la let tre de Guy
M&#244;quet dans les lyc&#233;es et le parrainage
d'enfants juifs par chaque &#233;l&#232;ve de
CM2. Pourquoi, selon vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mots s'adressent aux p&#233;dagogues,
aux enseignants. A eux de rebondir et
de les commenter s'ils le souhaitent.
La lettre de Guy M&#244;quet, c'est une
belle lettre, mais il faut absolument la
remettre dans son contexte : elle est
li&#233;e &#224; l'histoire de Guy M&#244;quet et de
son p&#232;re, qui a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; pour avoir
distribu&#233; l'&lt;i&gt;Humanit&#233;&lt;/i&gt; clandestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je regrette que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique
ne rappelle pas plus souvent
le programme du Conseil National de
la R&#233;sistance, m&#234;me s'il
est heureux qu'il fasse un effort pour
que ce qui s'est pass&#233; revienne dans
les m&#233;moires. Quant &#224; l'histoire du
parrainage des enfants juifs, c'est invraisemblable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En mars 2004, vous avez cosign&#233; un
appel &#224; l'occasion des 60 ans du programme
du Conseil National de la R&#233;sistance.
Plus qu'&#224; Mai 68, n'est-ce pas
surtout aux avanc&#233;es sociales de la Lib&#233;ration
que le gouvernement s'attaque
aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand De Gaulle arrive au pouvoir
&#224; la Lib&#233;ration, il a d&#233;j&#224; un programme
clair, c'est celui du CNR. J'ai travaill&#233;
pendant six mois dans cette r&#233;gion
comme commissaire de la R&#233;publique,
apr&#232;s le d&#233;barquement de Provence.
Les forces politiques dominantes ici,
c'&#233;tait la gauche, les socialistes et les
communistes. Le CNR regroupait diff&#233;rentes
sensibilit&#233;s politiques et syndicales,
du Nord et du Sud. C'est un
texte de compromis, sans doute pour
la premi&#232;re et la derni&#232;re fois dans
l'histoire de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait utile de savoir pourquoi le
gouvernement veut revenir sur ces r&#233;formes
sociales. Je pose la question,
mais je n'ai pas de r&#233;ponse. Les r&#233;formes
du CNR, je voudrais les voir
confront&#233;es &#224; la mondialisation, aux
probl&#232;mes &#233;cologiques, &#224; la bulle financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Comment d&#233;finiriez-vous l'esprit de
r&#233;sistance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esprit de r&#233;sistance, c'est la capacit&#233;
de r&#233;agir &#224; une injustice. Les valeurs
de la r&#233;sistance sont plus complexes,
plus compl&#232;tes. Il y a de grosses composantes
de solidarit&#233;, de patriotisme,
de transgression aussi. Et si les R&#233;sistants
ont parfois &#233;t&#233; trait&#233;s de terroristes,
ils n'avaient pas pour but de
r&#233;pandre la terreur. Le terme de terroriste
&#233;tait utilis&#233; par l'occupant et
par Vichy. C'&#233;tait un cas de diffamation,
mais bien s&#251;r on ne risquait pas
de porter plainte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi r&#233;sister aujourd'hui ? Eh
bien, quand on voit des familles avec
trois ou quatre gosses dans 17 m&#232;tres
carr&#233;s, ou un ch&#244;meur qui n'arrive pas
&#224; finir le mois, aux exclusions pour racisme
&#224; l'embauche ou pour un logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais aujourd'hui, est-ce que ce ne sont
pas plut&#244;t des associations ou des collectifs
qui r&#233;sistent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'Occupation, ce ne sont pas
les partis politiques qui ont commenc&#233;
&#224; r&#233;sister. Ce sont des gens isol&#233;s,
qui se sont rassembl&#233;s comme des billes
de mercure sur une table et qui ont
entra&#238;n&#233; les partis politiques. Les associations
et les ONG n'ont pas l'objectif
de prendre le pouvoir, mais &#231;a
ne doit pas emp&#234;cher les partis politiques
de prendre &#224; leur compte certaines
de leurs propositions. Et puis, il
ne faut pas oublier qu'en 1968, les accords
de Grenelle ont fini par &#234;tre sign&#233;s
par le pouvoir en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 21e si&#232;cle, l'imaginiez-vous comme
&#231;a ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque chose qui m'inqui&#232;te
dans notre &#233;poque : un certain pessimisme.
Il manque aux jeunes un &#233;lan.
Ils sont inquiets, il y a une esp&#232;ce de
mal de vivre. Quand je vois des jeunes
qui se d&#233;mobilisent, je leur dis
qu'ils sont en train de d&#233;truire leurs
chances. Il faut &#234;tre optimiste, c'est &#231;a
l'esprit de R&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous
avons commenc&#233; &#224; r&#233;sister, on voulait
voir notre pays dans une situation
meilleure, on y croyait ! Pourtant, on
a commenc&#233; pendant l'hiver 40-41,
avec nos petits tracts et nos petits graffitis.
&#199;a semblait d&#233;risoire, face &#224; la
puissance de l'occupant. Mais on se
disait qu'on ne risquait pas grand chose,
et c'&#233;tait comme un jeu. En revanche,
en 42-43, c'&#233;tait beaucoup plus
dangereux, il fallait du courage pour
entrer dans la R&#233;sistance &#224; ce moment-l&#224;.
Mais tous ces gens, au fond, &#233;taient
des optimistes. Sinon, ce n'&#233;tait pas la
peine de se battre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le&#239;la Shahid, une Palestinienne pour la paix</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Leila-Shahid-une-Palestinienne</link>
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		<dc:date>2005-07-03T07:18:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La repr&#233;sentante de l'Autorit&#233; palestinienne a rencontr&#233; les jeunes gardannais lors de la journ&#233;e des femmes&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-ville-gardanne-fr-+" rel="tag"&gt;ville-gardanne.fr&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un d&#233;bat sur la question isra&#233;lo-palestienne a r&#233;uni le 8 mars &#224; la M&#233;diath&#232;que l'&#233;crivain Michel Warschawski, le journaliste Dominique Vidal et la repr&#233;sentante de la Palestine en France Le&#239;la Shahid. 150 personnes ont assist&#233; &#224; cet &#233;change marqu&#233; par le respect de l'autre et la n&#233;cessit&#233; de comprendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hasard du calendrier ? C'est en tout cas le mardi 8 mars que Gardanne a accueilli Le&#239;la Shahid, une visiteuse &#233;trang&#232;re de l'importance de la Sud-Africaine Dulcie September, de passage en f&#233;vrier 1986. D&#233;l&#233;gu&#233;e de l'Autorit&#233; palestinienne en France, Le&#239;la Shahid a sillonn&#233; la Provence &#224; l'initiative des &lt;a href=&#034;http://www.amis.monde-diplomatique.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Amis du Monde diplomatique&lt;/a&gt;. Accompagn&#233;e de l'&#233;crivain isra&#233;lien Michel Warschawski (militant pour la paix) et du journaliste Dominique Vidal &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr)&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(Le Monde diplomatique&lt;/a&gt;, elle est all&#233;e &#224; la rencontre des habitants, et notamment des jeunes, &#224; Aix, &#224; Aubagne, &#224; La Ciotat ou &#224; Marseille. Cette d&#233;marche militante et p&#233;dagogique (faire entendre un autre discours que celui que les m&#233;dias v&#233;hiculent) a &#233;t&#233; suivie par deux grands noms de l'audiovisuel : le documentariste Jean-Louis Comolli (qui pr&#233;pare un film pour Francet&#233;l&#233;vision) et le reporter Daniel Mermet pour l'&#233;mission de France Inter &lt;a href=&#034;http://www.la-bas.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#224;-bas si j'y suis&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle de documentation de la M&#233;diath&#232;que &#233;tait bien trop petite pour accueillir les 150 personnes assises, debout contre les baies vitr&#233;es. Parmi elles, une centaines de jeunes venus du LEP de l'Etoile et du lyc&#233;e de Valabre. Mustapha El Miri, adjoint charg&#233; de la culture, tenait &#224; les saluer : &lt;i&gt;&#171; votre pr&#233;sence ici, en ce jour de gr&#232;ve, prouve que vous ne vous promenez pas. Nous soutenons votre mouvement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#171; Gardanne est un exemple d'int&#233;gration, soulignait Roger Me&#239; en accueillant les conf&#233;renciers. Le m&#233;tissage est une composante naturelle de l'humanit&#233;. Les Palestiniens et les Isra&#233;liens doivent pouvoir vivre en paix, dans des fronti&#232;res bien d&#233;finies, sans mur. Qu'on mette donc autant d'ardeur &#224; faire respecter les r&#233;solutions de l'ONU dans les territoires occup&#233;s qu'on le fait avec la Syrie ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un autre regard sur un conflit tr&#232;s m&#233;diatique&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Que sait la population fran&#231;aise du conflit isra&#233;lo-palestinien ? Que voit-elle, &#224; part les images d'attentats, de soldats arm&#233;s aux points de passage des territoires occup&#233;s ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#171; La question palestinienne trouve un &#233;cho dans la population fran&#231;aise, explique Le&#239;la Shahid. Mais ce travail de construction de la paix, on ne le voit pas assez. On montre les morts, les bombes, les trag&#233;dies. Pourtant, les deux peuples travaillent ensemble, ils ont des valeurs de respect de l'autre, le droit &#224; travailler, &#224; circuler, &#224; &#233;tudier. En ce moment, il y a 730 barrages, les deux tiers de la population palestienne vit sous le seuil de pauvret&#233;. Vous savez, les mouvements de lib&#233;ration aboutissent toujours. Personne ne peut accepter l'occupation et la n&#233;gation de son existence. La justice ne peut pas se faire en imposant une injustice. Le compromis historique, c'est un terme qui n'est pas tr&#232;s beau. Je pr&#233;f&#232;re le r&#234;ve de vivre ensemble. C'est un travail universel qui se fait l&#224;-bas et qui vous concerne ici. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'&#233;crivain pacifiste isra&#233;lien Michel Warschawski, pr&#233;sident du centre d'information alternative de J&#233;rusalem, s'adressait directement au lyc&#233;ens : &lt;i&gt;&#171; Ce contact avec vous est tr&#232;s important pour moi. J'ai abandonn&#233; une carri&#232;re de prof que je retrouverai quand il y aura la paix. Quand Isra&#235;l aura une ambassadrice qui aura la m&#234;me empathie pour les Palestiniens que Le&#239;la Shahid a pour le peuple isra&#233;lien, alors la paix ne sera qu'une question de mois. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chacun doit choisir sa place&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Plus qu'un expos&#233; th&#233;orique et savant, Le&#239;la et Michel ont tenu &#224; parler de leur propre histoire, en la raccrochant &#224; celle de leur peuple :
&lt;i&gt;&#171; Je vais vous parler de mes deux grands p&#232;res, confie Michel Warschawski. Ils ont v&#233;cu tous deux sous l'Occupation en France et ils ont surv&#233;cu. Mon grand-p&#232;re paternel, d'origine polonaise, disait : &#187;On ne peut faire confiance &#224; personne, on est toujours seul face &#224; l'adversit&#233;&#171; &lt;/i&gt;. Mon grand-p&#232;re maternel travaillait &#224; la SNCF. Il disait : &lt;i&gt; &#187;Si on est vivant, c'est gr&#226;ce &#224; ces milliers de gens qui nous ont aid&#233;s. Comme on nous a aid&#233;s, nous devons aider les autres.&#171; En Isra&#235;l aujourd'hui, ces deux tendances existent. La majorit&#233;, en ce moment, pense comme mon grand-p&#232;re paternel le droit des autres, on s'en moque. Mais il y a des d&#233;bats, des passages de l'un &#224; l'autre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et pour illustrer son propos, l'&#233;crivain isra&#233;lien raconte Tali. &lt;i&gt;&#171; C'est une source d'espoir extraordinaire. C'est une jeune juive d'origine marocaine, dans une ville de droite. Elle &#233;tait militante de doite, et a voulu aller &#224; Jenine, ville qualifi&#233;e de terroriste, pour comprendre. Elle a vu des habitants, s'est li&#233;e d'amiti&#233;. &#199;a lui a co&#251;t&#233; tr&#232;s cher. Elle a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e six mois, sans preuve, et risqu&#233; la peine de mort pour trahison. Pourquoi ? Parce qu'elle a refus&#233; d'&#234;tre &#224; sa place, elle a travers&#233; le mur. Or, le r&#244;le des murs, c'est de laisser chacun &#224; sa place. Il faut choisir sa place. Ce d&#233;fi vous concerne aussi, ici. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le&#239;la Shahid, quant &#224; elle, &#233;voquait sa propre m&#232;re, &#233;lev&#233;e &#224; J&#233;rusalem par la m&#234;me nourrice qu'un enfant juif. &lt;i&gt;&#171; Les m&#232;res ont un m&#233;rite extraordinaire, ce sont elles qui ont fait le lien entre les g&#233;n&#233;rations &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un hommage aux femmes et aux m&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour le journaliste du Monde diplomatique Dominique Vidal, &lt;i&gt;&#171; ce d&#233;bat, c'est la possibilit&#233; pour vous d'entendre ensemble une palestinienne et un isra&#233;lien. La France est un pays en voie de ghetto&#239;sation. Depuis 2000, les actes antis&#233;mites se multiplient en France, mais les actes de violence antiarabe aussi, et on n'en parle pas. Un tiers seulement des actes antis&#233;mites viennent de jeunes arabes. L'histoire coloniale et le terrorisme jouent sur l'image n&#233;gative que les Fran&#231;ais ont sur les Arabes. Le racisme est un poison qui sert &#224; diviser les gens. &#187; Et lui aussi a tenu &#224; saluer sa m&#232;re : &#171; Elle avait 15 ans pendant la derni&#232;re guerre. Elle a &#233;t&#233; cach&#233;e par une famille catholique en Auvergne, puis elle est devenue &#187;porteur de valises&#171; pendant la guerre d'Alg&#233;rie. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Les femmes, d'ailleurs, c'est sur elles que reposent tous les espoirs : &#171; Les femmes arabes sont l'avenir de leur soci&#233;t&#233;. Elles sont combatives, surtout en Alg&#233;rie. En Palestine, avant, les femmes ne s'occupaient pas de politique. Elles commencent &#224; r&#233;aliser qu'elles peuvent faire des lois. Aux derni&#232;res &#233;lections, elles se sont mobilis&#233;es tr&#232;s fortement, elles attrapaient les hommes par le col pour les forcer &#224; aller voter. &#187;&lt;/i&gt; Une place des femmes &#233;troitement li&#233;e &#224; la question de l'&#233;ducation : &lt;i&gt;&#171; c'est gr&#226;ce &#224; elle que la Palestine se construit. C'est une arme de r&#233;sistance, qui donne aux Palestiniens le droit de faire partie du monde. Gr&#226;ce &#224; l'ONU, c'est une &#233;ducation mixte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Prenez la peine de comprendre &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Face aux questions de la salle, sur l'antis&#233;mitisme, sur les possibilit&#233;s d'agir, les moyens de s'informer, Le&#239;la Shahid remarquait : &lt;i&gt;&#171; La confusion des mots vient d'une absence de connaissance. C'est plus que de l'ignorance, c'est ce que j'appelle de l'ignardise. Le Choc des civilisations de Samuel Huntington, c'est dramatique. Ce n'est pas la tectonique des plaques ! Entre les civilisations, il y a plus d'&#233;changes que de clash. Dans le monde arabe, il n'y a pas eu de g&#233;nocide, contrairement &#224; l'Europe. Int&#233;ressez-vous &#224; l'histoire de vos communaut&#233;s d'origine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;D'ailleurs, soulignait Michel Warschawski, &lt;i&gt;&#171; vos m&#233;dias ne sont pas si mauvais que &#231;a. En Isra&#235;l, les correspondants font bien leur boulot. Vous devez faire l'effort de chercher l'information. &#187;&lt;/i&gt; Ce que confirmait Le&#239;la Shahid : &lt;i&gt;&#171; Prenez la peine de comprendre, de vous informer, de ne pas &#234;tre de simples consommateurs d'images. Vous pouvez lire, en France l'&#233;dition est tr&#232;s riche. Il y a aussi des r&#233;seaux citoyens qui se mobilisent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et quand dans la salle, un lyc&#233;en lui demande ce qui le motive : &lt;i&gt;&#171; Ma motivation ? Elle est surtout &#233;go&#239;ste. Ce qui me pr&#233;occupe, c'est l'avenir de mes enfants et de mes petits-enfants, leur possibilit&#233; d'exister dans dix ans, dans vingt ans. Vivre derri&#232;re un mur et un arsenal nucl&#233;aire, ce n'est pas une vie c'est un cauchemar ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un politiquement correct qui d&#233;rive vers l'islamophobie&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Enfin, Dominique Vidal repla&#231;ait le d&#233;bat sur l'islamisme qui traverse la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. &lt;i&gt;&#171; Bien d&#233;finir les mots, c'est absolument capital. Attention au politiquement correct qui fait d&#233;river vers l'islamophobie. 39% des Fran&#231;ais pensent que les musulmans sont trop nombreux, 57% qu'ils repr&#233;sentent un groupe social diff&#233;rent, 66% que l'islam est un mot &#224; connotation n&#233;gative. La r&#233;publique la&#239;que doit &#234;tre sociale. Le racisme est surtout antipauvres, comme au 19&#232;me si&#232;cle. &#187;&lt;/i&gt; Et concluait sur la comm&#233;moration r&#233;cente de la lib&#233;ration d'Auschwitz : &lt;i&gt;&#171; &#199;a a &#233;t&#233; tr&#232;s mal fait &#224; mon sens, on a mis&#233; sur le grand spectacle, sans chercher &#224; expliquer. Le g&#233;nocide, c'est l'affaire des jeunes maghr&#233;bins, comme les guerres coloniales, c'est l'affaire des jeunes juifs. Il faut tirer les le&#231;ons du g&#233;nocide pour aujourd'hui et pour demain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux heures et demie de discussion, la rencontre se terminait par un hommage &#233;mouvant de Hondo, jeune gardannais, &#224; sa m&#232;re : &lt;i&gt;&#171; elle m'a appris la dignit&#233; et le respect de l'autre, jamais de haine &#187;&lt;/i&gt;. C'est d'ailleurs lui qui remettait un bouquet de fleurs &#224; Le&#239;la Shahid. A midi trente, alors qu'elle &#233;tait attendue &#224; Aubagne, la d&#233;l&#233;gu&#233;e de la Palestine n'avait toujours pas quitt&#233; la M&#233;diath&#232;que.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le bel avenir des logiciels libres</title>
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		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un bouleversement se pr&#233;pare, aussi important que le d&#233;veloppement d'Internet. Les logiciels libres remettent en effet en cause le syst&#232;me propri&#233;taire qui privil&#233;gie la concurrence &#224; la coop&#233;ration.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des pays comme le V&#233;n&#233;zu&#233;la, la Chine, l'Allemagne ou le Vietnam commencent &#224; les utiliser massivement pour leurs administrations. Les particuliers sont chaque jour plus nombreux &#224; les t&#233;l&#233;charger. Parall&#232;lement &#224; l'extension du r&#233;seau Internet, la diffusion de ces outils ouverts et coop&#233;ratifs commence &#224; faire de l'ombre &#224; ceux qui se sont taill&#233; un quasi-monopole priv&#233;. Dans le cadre du cycle Sciences &amp; Id&#233;es, La M&#233;diath&#232;que de Gardanne a invit&#233; le 25 janvier dernier un dirigeant d'entreprise, Pierre Guiraud (directeur de la soci&#233;t&#233; Contingences) et un militant associatif, Rosaire Amore (vice-pr&#233;sident de l'AFUL). Ce dernier faisait le parall&#232;le avec les math&#233;matiques : &lt;i&gt;&#171; Il y a 25 si&#232;cles, Pythagore interdisait &#224; ses disciples de diffuser les connaissances, comme le font les logiciels propri&#233;taires aujourd'hui. L'essor des math&#233;matiques n'est venu que plus tard, quand les savoirs ont &#233;t&#233; partag&#233;s et transmis de fa&#231;on ouverte, comme les logiciels libres. &#187;&lt;/i&gt; Ces derniers ont en effet la particularit&#233; de mettre &#224; disposition des utilisateurs leur code source, permettant des am&#233;liorations successives profitant &#224; tous. &lt;i&gt;&#171; L'am&#233;lioration se fait pour r&#233;pondre &#224; la demande des utilisateurs, pas selon les caprices des &#233;diteurs &#187;&lt;/i&gt;, souligne Pierre Guiraud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sceptiques se demandent toutefois comment sont r&#233;mun&#233;r&#233;s ceux qui d&#233;veloppent de tels logiciels, puisque leur diffusion est g&#233;n&#233;ralement gratuite (ou &#224; un faible co&#251;t). &#8216;&#171; Ce qui est pay&#233;, c'est le d&#233;veloppement initial. Ensuite, il circule gratuitement. Que retire une entreprise qui d&#233;veloppe du libre ? Surtout de la notori&#233;t&#233;, une reconnaissance de sa comp&#233;tence. Et bien s&#251;r, des prestations de service. Une entreprise qui met &#224; disposition son produit r&#233;cup&#232;re en retour une expertise &#224; co&#251;t z&#233;ro. Elle y gagne au final. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce que le libre remet en cause, c'est bien l'entrave &#224; la circulation des connaissances et de la recherche, la sup&#233;riorit&#233; &#233;vidente de la coop&#233;ration sur la concurrence. &lt;i&gt;&#171; Les grosses entreprises de logiciels sont en guerre ouverte contre le libre, souligne Rosaire Amore. Elles le font en brevetant tout ce qu'elles peuvent, comme l'a fait par exemple Microsoft avec le double-clic. &#187;&lt;/i&gt;. Une d&#233;marche qui ressemble furieusement aux brevets sur le vivant et sur les m&#233;dicaments. Il reste aussi &#224; faire pression sur les politiques pour qu'ils d&#233;fendent ce mod&#232;le alternatif. C'est possible en rempla&#231;ant les logiciels propri&#233;taires par leurs &#233;quivalents en libre, comme par exemple la suite bureautique OpenOffice, ou Koha (gestion des biblioth&#232;ques). Le cas de la ville de Munich, qui a fait passer ses 14000 ordinateurs sous Linux, est &#233;clairant. &lt;i&gt;&#171; Il serait logique que les collectivit&#233;s locales proposent des formations aux libres pour le grand public &#187;&lt;/i&gt;, sugg&#232;re Pierre Guiraud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, sur la question - in&#233;vitable - du piratage, Rosaire Amore pr&#233;cise que l'AFUL le condamne fermement. &lt;i&gt;&#171; Mais encore faudrait-il s'entendre sur ce que veut dire piratage : le fait de t&#233;l&#233;charger un morceau de musique en mp3 est consid&#233;r&#233; dans les medias et en g&#233;n&#233;ral comme piratage alors qu'il s'agit sur le plan juridique tout au plus de copie ill&#233;gale. Microsoft dit dans sa licence que l'utilisateur accepte que des donn&#233;es sur son propre ordinateur soient copi&#233;es, rediffus&#233;es ou modifi&#233;es : est-ce une action de piratage ? Il est &#233;vident que devant ce d&#233;s&#233;quilibre, il va falloir trouver de nouvelles r&#232;gles l&#233;gislatives (et m&#233;diatiques), plus &#233;quilibr&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;Les pirates ne sont pas toujours ceux qu'on croit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.ville-gardanne.fr#B#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir le site de la Ville de Gardanne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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