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	<title>imaginaires</title>
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		<title>L'arc-en-ciel de verre</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le dix-huiti&#232;me roman de la s&#233;rie Dave Robicheaux marque le retour &#224; la Louisiane apr&#232;s une escapade dans le Montana. S'il reste classique dans sa construction, &lt;i&gt;The Glass Raimbow&lt;/i&gt; marque le retour des hallucinations de Robicheaux, comme &lt;i&gt;Dans la brume &#233;lectrique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-James-Lee-Burke-+" rel="tag"&gt;James Lee Burke&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton633-1bfc1.jpg?1732187768' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dix-huiti&#232;me roman de la s&#233;rie Dave Robicheaux marque le retour &#224; la Louisiane apr&#232;s une escapade dans le Montana. S'il reste classique dans sa construction, &lt;i&gt;The Glass Raimbow&lt;/i&gt; marque le retour des hallucinations de Robicheaux, comme &lt;i&gt;Dans la brume &#233;lectrique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'un des romans les plus troublants, et les plus r&#233;ussis, de James Lee Burke est probablement &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Dans-la-brume-electrique' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Dans la brume &#233;lectrique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, o&#249; le r&#233;cit &#233;tait travers&#233; par les apparitions brumeuses et m&#233;lancoliques d'une horde de soldats sudistes tout droit venus de la guerre de S&#233;cession. Et de l'esprit traumatis&#233; de Dave Robicheaux, sh&#233;rif adjoint de la paroisse de New Iberia, ancien combattant du Vietnam et alcoolique repenti.&lt;/p&gt;
&lt;figure class='spip_document_1643 spip_documents spip_documents_right media media_image media_image_jpg shadow' style='float:right;'&gt;&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L250xH372/arc-en-ciel-f986a.jpg?1732187768' height='372' width='250' alt='JPEG - 34.3 kio' /&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Comme dans tous les romans de Burke, l'histoire intime (alcool, perte des proches, souvenirs traumatiques, nostalgie du Vieux Sud) se tricote intimement avec l'histoire nationale (guerres de S&#233;cession et du Vietnam, ouragan Katrina, criminalisation des classes pauvres). Mais c'est dans ces passages hallucin&#233;s o&#249; Robicheaux voit litt&#233;ralement se mat&#233;rialiser devant lui une sc&#232;ne spectrale surgie d'un pass&#233; bien plus ancien que lui que cette trame est la plus palpable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;l'Arc-en-ciel de verre&lt;/i&gt;, dix-huiti&#232;me livre de la s&#233;rie Robicheaux, ce surgissement du pass&#233; prend la forme d'un grand bateau &#224; aubes comme ceux qui sillonnaient le Mississipi, et dont les passagers semblent sortis de l'Am&#233;rique d'avant la guerre de S&#233;cession :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait un bateau &#224; aubes du XIXe si&#232;cle, avec deux chemin&#233;es cannel&#233;es jumelles, une lampe br&#251;lant dans la cabine du pilote. La porte lat&#233;rale de la cabine &#233;tait ouverte, et, &#224; l'int&#233;rieur, je distinguais un pilote au gouvernail, fumant une pipe de ma&#239;s et portant une casquette de marin &#224; visi&#232;re et un manteau bleu marine avec de gros boutons. Je pensais que le bateau &#233;tait une r&#233;plique, avec des h&#233;lices en dessous, appartenant peut-&#234;tre &#224; une attraction touristique. Mais je vis une femme en robe &#224; cerceau debout sur une coursive, me regardant comme si j'&#233;tais une bizarrerie qu'elle ne comprenait pas. Puis la poupe passa &#224; moins de dix m&#232;tres de moi, le sol vibrant du grondement des moteurs &#224; vapeur, des cascades de vase et d'eau jaun&#226;tre s'&#233;chappant de la roue &#224; aubes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le plus fascinant, dans le r&#233;cit de Burke, c'est la fa&#231;on qu'il a d'int&#233;grer dans sa narration des r&#233;flexions m&#233;taphysiques, donnant l'impression au lecteur que le romancier r&#233;fl&#233;chit &#224; voix haute entre deux pages :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il m'arrive de souscrire &#224; la croyance selon laquelle tous les &#233;v&#233;nements historiques se passent simultan&#233;ment, comme un r&#234;ve dans l'esprit de Dieu. Peut-&#234;tre est-ce uniquement l'homme qui envisage le temps sous forme successive et tente de lui imposer un calendrier solaire. Et si les autres, les morts et ceux qui ne sont pas encore n&#233;s, vivaient leur vie dans l'espace m&#234;me que nous occupons, sans que nous le sachions, ni n'ayons donn&#233; notre accord ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et donc, le voil&#224; qu'il en d&#233;duit que ce monde invisible-l&#224; est bien pr&#233;sent, et que c'est &#224; la fin de notre vie qu'on le per&#231;oit enfin :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il y a de bizarre, quand on entame sa huiti&#232;me d&#233;cennie, c'est que les questions de th&#233;ologie ne deviennent pas plus cruciales, mais, au contraire, perdent de leur importance. Pour dire les choses autrement, le besoin de preuves du surnaturel devient moins imp&#233;ratif. &#192; un certain stade, peut-&#234;tre nous rendons-nous compte que, pendant toute notre vie, nous avons &#233;t&#233; entour&#233;s de connexions entre le monde mat&#233;riel et le monde invisible, mais que, pour des raisons diverses, nous avons choisi de ne pas les voir.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est &#231;a qui fait le prix de cette &#339;uvre romanesque &#233;trange, &#224; la fois nostalgique et d&#233;senchant&#233;e, r&#234;veuse et dure, o&#249; les personnages sont d&#233;crits comme des paysages travers&#233;s de temp&#234;tes et de moment de gr&#226;ce, et o&#249; la nature, le ciel, l'eau et les maisons semblent dot&#233;s d'une &#226;me. Le reste, l'intrigue en elle-m&#234;me, n'a au fond qu'une importance relative. D'ailleurs, au bout d'une vingtaine de romans lus, il serait bien difficile de distinguer chacune des histoires et de la faire correspondre &#224; un titre. C'est la marque des grands romanciers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La moiti&#233; du paradis</title>
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		<dc:date>2012-12-15T11:01:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C'est le tout premier roman de Burke, &#233;dit&#233; en 1965 alors qu'il n'avait que 29 ans. Pas encore de Dave Robicheaux, mais d&#233;j&#224; la Louisiane, ses camps de travail, ses plateformes p&#233;troli&#232;res et ses bayous.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton616-ee3f3.jpg?1732202723' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est le tout premier roman de Burke, &#233;dit&#233; en 1965 alors qu'il n'avait que 29 ans. Pas encore de Dave Robicheaux, mais d&#233;j&#224; la Louisiane, ses camps de travail, ses plateformes p&#233;troli&#232;res et ses bayous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la lecture de &lt;i&gt;La moiti&#233; du paradis&lt;/i&gt;, une question demeure : comment se fait-il que Burke, dont le talent de conteur et la capacit&#233; &#224; provoquer l'empathie du lecteur avec ses personnages, ait attendu encore vingt ans avant d'&#234;tre enfin reconnu comme un des grands de la litt&#233;rature &#233;tatsunienne ? Entre celui-ci, paru en 1965, et le premier opus de la s&#233;rie Robicheaux, La pluie de n&#233;on, il s'est pass&#233; vingt-deux ann&#233;es pendant lesquelles Burke n'a publi&#233; que quatre romans, dont le dernier, Le boogie des r&#234;ves perdus (1986), l'a remis en selle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1615 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right shadow'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L250xH363/la-moitie-du-paradis-250-b39ba.jpg?1732460393' width='250' height='363' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;La moiti&#233; du paradis&lt;/i&gt;, qui raconte les trajectoires de trois jeunes am&#233;ricains &#224; la d&#233;rive, tous les th&#232;mes de l'&#339;uvre &#224; venir sont d&#233;j&#224; en place : la capacit&#233; extraordinaire &#224; d&#233;crire les paysages de Louisiane, la pr&#233;cision dans la narration, le sens des dialogues et cette mani&#232;re subtile de laisser venir les catastrophes. La diff&#233;rence avec la s&#233;rie des Robichaux, c'est que l&#224;, Burke n'a pas de personnage &#224; sauver, et peut donc se permettre d'aller au bout d'une logique d'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;couvre donc J.P. Winfield, musicien dou&#233; mais embrigad&#233; dans une campagne &#233;lectorale qui le d&#233;truira, &#224; grands renforts de barbituriques d'abord, de coca&#239;ne ensuite. Il y a aussi Toussaint Boudreaux, qui pourrait faire carri&#232;re dans la boxe mais qui se retrouve en camp de travail apr&#232;s avoir &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; pour trafic de marchandises. Enfin, Avery Broussard, alcoolique, tombe &#233;galement &#224; la suite d'une op&#233;ration de contrebande de whisky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun de ces trois personnages n'est un criminel en puissance, ils ont seulement eu le tort d'&#234;tre au mauvais endroit au mauvais moment. Pris dans un engrenage dont ils ne peuvent se d&#233;faire, ils iront au bout de leur destin&#233;e tragique, tout en tentant de pr&#233;server leur dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Burke nous offre une suffocante sc&#232;ne de chasse &#224; l'homme dans les mar&#233;cages de Louisiane, o&#249; un prisonnier en cavale pense trouver un abri temporaire. Dans &lt;i&gt;La moiti&#233; du paradis&lt;/i&gt;, il y a aussi des descriptions extr&#234;mement r&#233;alistes de l'&#233;tat de manque d'un coca&#239;nomane. Mais la sc&#232;ne la plus d&#233;chirante se trouve dans le dernier chapitre, consacr&#233; &#224; Avery Broussard. Bien moins spectaculaire que les derni&#232;res sc&#232;nes de Winfield ou Boudreaux, elle conjugue superbement l'anecdotique et le drame, ce pas-de-chance qui fait basculer des vies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le boogie des r&#234;ves perdus</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Le-boogie-des-reves-perdus</link>
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		<dc:date>2012-09-25T20:17:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Refus&#233; plus de cent fois par les &#233;diteurs &#233;tatsuniens dans les ann&#233;es 70-80, &lt;i&gt;The Lost Get-Back Boogie&lt;/i&gt; est pourtant un immense roman, un chant choral et d&#233;sesp&#233;r&#233; dans les d&#233;cors sauvages du Montana.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton603-fd739.jpg?1732198805' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Refus&#233; plus de cent fois par les &#233;diteurs &#233;tatsuniens dans les ann&#233;es 70-80, &lt;i&gt;The Lost Get-Back Boogie&lt;/i&gt; est pourtant un immense roman, un chant choral et d&#233;sesp&#233;r&#233; dans les d&#233;cors sauvages du Montana.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quoi tient une grande carri&#232;re de romancier, quand m&#234;me... En 1978, James Lee Burke noie dans l'alcool son d&#233;sespoir. Il a d&#233;pass&#233; la quarantaine et ses romans ne marchent pas. Plus pr&#233;cis&#233;ment, ils ne sont pas &#233;dit&#233;s. Et quand ils le sont, ils ne trouvent pas leur public. Pourtant, avec &lt;i&gt;The Lost Get-Back Boogie&lt;/i&gt;, hymne d&#233;chirant au blues et au destin qui s'abat dans le d&#233;cor prodigieux du Montana, Burke a mis tout ce qu'il avait dans le ventre. Cette fois, forc&#233;ment, &#231;a va marcher.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1605 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right shadow'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L250xH394/boogie-6022d.jpg?1732460393' width='250' height='394' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le boogie des r&#234;ves perdus&lt;/i&gt; est refus&#233; par les &#233;diteurs. Une fois, dix fois, vingt fois. Cent fois. Il faut mesurer l'archarnement incroyable dont cet homme est capable, neuf ans durant (neuf ans !), jusqu'au jour o&#249; les Presses de l'Universit&#233; de Louisiane acceptent enfin. Nous sommes en 1986 et Burke est enfin sorti de son alcoolisme. Il lance un personnage qui le suit d&#233;sormais depuis trente ans, le cajun Dave Robicheaux. Et il est enfin reconnu comme un tr&#232;s grand romancier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le boogie des r&#234;ves perdus est son dernier roman pr&#233;-Robicheaux. Mais sa ressemblance, on pourrait presque dire sa g&#233;mellit&#233; avec le tout r&#233;cent &lt;i&gt;Swan Peak&lt;/i&gt; en font une des plus belles histoires de son &#339;uvre. Celle du destin bris&#233; d'Iry Paret, guitariste de blues surdou&#233;, prince de la Dobro (guitare &#233;quip&#233;e d'un r&#233;sonateur), sorti de deux ans de prison pour meurtre et qui tente de refaire sa vie dans le Montana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Montana o&#249; l'accueille son ami Buddy Riordan, dont les projets de vie se r&#233;sument &#224; sniffer de la coke et &#224; l&#233;cher l'acide des timbres entre deux cuites. Le Montana et ses paysages extraordinaires. Le Montana et ses hommes pr&#234;ts &#224; tout pour sauver leur emploi, et son sh&#233;rif tr&#232;s mal dispos&#233; envers les Sudistes comme Paret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En libert&#233; conditionnelle, Iry Paret est en sursis et il le sait. Rien ne lui sera pardonn&#233;, le moindre &#233;cart le renverra dans le p&#233;nitentier louisianais d'Angola dont on ne sort jamais indemne. Mais il ne peut d&#233;cemment pas se laisser rouer de coups et voir son camion et sa ch&#232;re guitare partis en fum&#233;e sans r&#233;agir. Et peut-il r&#233;sister encore longtemps aux charmes de Beth, l'ex-femme de Buddy ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de Burke est intemporelle et construite sur des constantes qui se jouent des modes et des ann&#233;es qui passent. M&#234;me d&#233;couverts &#224; l'envers, en commen&#231;ant par &lt;i&gt;La nuit la plus longue&lt;/i&gt;, ses romans se ressemblent tous et sont pourtant chacun diff&#233;rents. Ils disent tous l'extr&#234;me difficult&#233; de vivre avec ses d&#233;mons int&#233;rieurs mais aussi la beaut&#233; des paysages, l'importance des petits bonheurs partag&#233;s, le prix des grands amours et la valeur des amiti&#233;s indestructibles. Les r&#234;ves perdus de James Lee Burke sont aussi les n&#244;tres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Black Cherry Blues</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Black-Cherry-Blues</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vingt ans avant &lt;i&gt;Swan Peak&lt;/i&gt;, James Lee Burke avait envoy&#233; Purcel et Robicheaux dans le Montana, &#224; Missoula, sur les traces de Sally Dio. Un voyage initiatique et superbe avec la petite Alafair dans les bagages.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L149xH150/arton594-9dff1.png?1732460393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='149' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vingt ans avant &lt;i&gt;Swan Peak&lt;/i&gt;, James Lee Burke avait envoy&#233; Purcel et Robicheaux dans le Montana, &#224; Missoula, sur les traces de Sally Dio. Un voyage initiatique et superbe avec la petite Alafair dans les bagages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques temps apr&#232;s la mort de sa premi&#232;re femme, Annie, dans des circonstances &#233;pouvantables, Dave Robicheaux se retrouve impliqu&#233; dans une sombre affaire o&#249; un homme qui mena&#231;ait sa fille Alafair est retrouv&#233; &#233;ventr&#233;. Comme Dave &#233;tait venu juste avant lui rectifier le portrait &#224; coups de cha&#238;ne, le voil&#224; inculp&#233; pour meurtre...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1595 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH401/black-86071.png?1732460393' width='260' height='401' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est frappant chez Burke, c'est la constance de son style. Quant on lit dans la foul&#233;e &lt;i&gt;Swan Peak&lt;/i&gt; (publi&#233; en 2008) et &lt;i&gt;Black Cherry Blues&lt;/i&gt; (sorti en 1989), il est impossible de deviner que deux d&#233;cennies s&#233;parent les deux romans, le second &#233;tant le prolongement du premier. La richesse des personnages, le tempo relativement lent de l'intrigue &#8212; une lenteur tr&#232;s agr&#233;able, car on n'est jamais press&#233; d'arriver &#224; la fin &#8212; la pr&#233;cision de la description des paysages, ce m&#233;lange in&#233;dit de lyrisme, de r&#233;alisme, de dialogues crus et de longues r&#233;flexions m&#233;taphysiques, ce dialogue permanent entre le pr&#233;sent, le pass&#233;, les vivants et les morts font d'un roman de Burke un moment de bonheur, comme lorsqu'on retrouve un ami et m&#234;me si les nouvelles qu'il apporte ne sont pas bonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car bien entendu, les histoires du Texan ne sont pas pr&#233;cis&#233;ment euphoriques : truands et d&#233;class&#233;s de toutes sortes se d&#233;battent comme ils le peuvent dans une trame faite d'explosion de violence, d'impunit&#233; et de trafics en tout genre. Mais malgr&#233; leurs mani&#232;res que l'on qualifiera de frustres, Dave Robicheaux et Clete Purcel ont une noblesse d'&#226;me qui montre que tout pessimiste qu'il soit, Burke ne d&#233;sesp&#232;re pas compl&#232;tement du genre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est particuli&#232;rement r&#233;ussi dans &lt;i&gt;Black Cherry Blues&lt;/i&gt;, c'est la relation entre Dave Robicheaux et sa fille adoptive Alafair, &#226;g&#233;e de six ans. Les moments qu'ils passent ensemble, &#224; New Iberia ou &#224; Missoula, dans le Montana, donnent au roman une tonalit&#233; empreinte de nostalgie et de douceur. Alafair a &#233;t&#233; adopt&#233;e par Robicheaux apr&#232;s qu'il l'ait recueillie aupr&#232;s de sa m&#232;re mourante. Il n'est donc pas son p&#232;re, et quand Dave appelle Alafair &#171; petit mec &#187;, elle lui r&#233;pond &#171; grand mec &#187;. Comme dans ce dialogue, ou ils &#233;voquent la ma&#238;tresse d'&#233;cole d'Alafair :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Tout le monde dit que c'est la meilleure ma&#238;tresse de l'&#233;cole, dit Alafair.
&lt;br /&gt;&#8212; Je suis s&#251;r que c'est vrai.
&lt;br /&gt;&#8212; Je lui ai dit de venir nous voir &#224; New Iberia.
&lt;br /&gt;&#8212; C'est bien.
&lt;br /&gt;&#8212; Parce qu'elle a pas de mari.
&lt;br /&gt;&#8212; Ne dis pas &#171; elle a pas &#187;.
&lt;br /&gt;&#8212; Elle n'a pas de mari. Comment que &#231;a se fait, &#231;a, Dave ?
&lt;br /&gt;&#8212; Je ne sais pas. Il y a des gens qui n'aiment pas l'id&#233;e de se marier, tout simplement.
&lt;br /&gt;&#8212; Comment que &#231;a se fait ?
&lt;br /&gt;&#8212; Je donne ma langue au chat.
&lt;br /&gt;&#8212; Dave ?
&lt;br /&gt;&#8212; Qu'est-ce qu'il y a ?
&lt;br /&gt;&#8212; Pourquoi n'&#233;pouse-tu pas mademoiselle Regan ?
&lt;br /&gt;&#8212; Je vais y r&#233;fl&#233;chir. A demain, petit mec.
&lt;br /&gt;&#8212; Okay, grand mec.
&lt;br /&gt;&#8212; Bonne nuit, petit mec.
&lt;br /&gt;&#8212; Bonne nuit, grand mec.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas grand chose, bien s&#251;r, mais le ton est constamment juste, la complicit&#233;, le profond respect et la finesse de la relation entre l'ancien flic de cinquante ans et la petite salvadorienne de six ans sont rendus &#224; merveille. Rien que pour &#231;a, merci monsieur Burke.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Swan Peak</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Swan-Peak</link>
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		<dc:date>2012-04-28T08:45:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans la nature sauvage du Montana, Dave Robicheaux et Clete Purcel sont une fois de plus rattrap&#233;s par leur pass&#233;, et croisent la route d'un prisonnier en fuite et de milliardaires mafieux. Un grand James Lee Burke marqu&#233; du sceau de la r&#233;demption.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton589-4b207.png?1732460025' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la nature sauvage du Montana, Dave Robicheaux et Clete Purcel sont une fois de plus rattrap&#233;s par leur pass&#233;, et croisent la route d'un prisonnier en fuite et de milliardaires mafieux. Un grand James Lee Burke marqu&#233; du sceau de la r&#233;demption.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Texas, la Louisiane et le Montana forment la trilogie g&#233;ographique de l'existence et de l'&#339;uvre de James Lee Burke. Dans &lt;i&gt;Swan Peak&lt;/i&gt;, il installe Dave Robicheaux et Clete Purcel dans les for&#234;ts profondes et les rivi&#232;res glac&#233;es du Montana o&#249; lui m&#234;me s'est install&#233; &#224; demeure depuis que l'ouragan Katrina et l'administration Bush ont d&#233;vast&#233; &lt;i&gt;Big Sleazy&lt;/i&gt;, &#224; savoir la Nouvelle Orleans qu'il aime tant. Car chez Burke, la violence sociale est toujours pr&#233;sente en toile de fond.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Quand les gens parlent de lutte des classes, ils se trompent compl&#232;tement. La lutte n'a jamais &#233;t&#233; entre les classes. Elle est entre les d&#233;munis et les d&#233;munis. Les gens de la maison sur la colline regardent &#231;a de loin, si tant est qu'ils regardent. Ou du moins c'est comme &#231;a que &#231;a se passait dans le Sud &#224; l'&#233;poque o&#249; j'y ai grandi.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce qui rejoint tout &#224; fait le propos de l'historien Howard Zinn dans son (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_1583 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH373/swanpeak-da3cd.png?1732460393' width='260' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plus encore que le delta du Mississipi, le Montana incarne aux yeux de Burke l'Am&#233;rique des origines, celle des grands espaces et d'une nature &#233;d&#233;nique d&#233;pourvue de toute trace humaine. Mais bien s&#251;r, ce n'est qu'une illusion, un r&#234;ve perdu, et la froide r&#233;alit&#233; rattrape bien vite les deux flics amateurs de p&#234;che &#224; la truite quand l'un d'eux s'introduit sans le savoir dans une immense propri&#233;t&#233; priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'air sentait le bois, la foug&#232;re humide, la pierre froide, l'humus qui reste toujours &#224; l'ombre et la vapeur iris&#233;e d&#233;rivant sur les rochers au milieu du courant. L'odeur d'un air qui n'avait jamais &#233;t&#233; pollu&#233; par les produits chimiques de l'&#232;re industrielle. Il sentait comme sentait la terre, sans doute, le premier jour de la Cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent dans les romans de Burke, l'intrigue est faite de nombreuses trajectoires complexes et sinueuses, nourrie d'un pass&#233; traumatique (les s&#233;quelles du Vietnam, des hommes mutil&#233;s, des femmes martyris&#233;es dans leur enfance) et de soif de vengeance. Mais, l&#224; o&#249; l'auteur innove (privil&#232;ge de l'&#226;ge alors qu'il va sur se 76 ans ?), c'est qu'il laisse &#224; ses personnages une chance de se racheter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'en dira pas plus afin de ne pas d&#233;voiler l'intrigue, mais la noirceur habituelle des romans de Burke laisse ici la place &#224; quelque chose de diff&#233;rent, de plus apais&#233;, comme une tentative de r&#233;demption. Une femme dit &#224; un homme qu'elle aime qu'il est fondamentalement bon quelle que soit le mal qu'on lui ait fait, et petit &#224; petit, on voit cet homme, d&#233;crit au d&#233;but comme une machine &#224; tuer, se d&#233;pouiller de sa haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Swan Peak&lt;/i&gt; aborde aussi de mani&#232;re tr&#232;s int&#233;ressante la question de l'identit&#233;, brouillant un peu plus les contours habituellement bien dessin&#233;s entre le bien et le mal qui traversent toute la litt&#233;rature am&#233;ricaine. Des personnes que l'on croit disparues ressurgissent sous un autre nom, un criminel sadique &#339;uvre derri&#232;re un masque grima&#231;ant, une ancienne chanteuse de blues tente de refaire sa vie en &#233;pousant le fils d'un milliardaire texan : tout le roman est un th&#233;&#226;tre d'ombres vibrant d'une tension qui monte et &#233;maill&#233; d'explosions de violence. Le tout dans le cadre somptueux et oppressant du Montana, sous une voute c&#233;leste infinie.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes la bille bleue au milieu du syst&#232;me solaire, entour&#233;e d'eau et de vapeur, mais aussi d'&#233;toiles. Ces m&#234;mes &#233;toiles que je voyais par la fen&#234;tre brillaient au-dessus de nous tous [&#8230;], les enfants de la lumi&#232;re et les enfants des t&#233;n&#232;bres, les Heureux et les Damn&#233;s, ceux qui, d&#232;s l'ut&#233;rus, &#233;taient diff&#233;rents, ceux qui maudissaient le jour de leur naissance et ceux pour qui chaque aube &#233;tait remplie d'espoir. Les &#233;toiles enveloppaient la totalit&#233; de la plan&#232;te, couvrant un d&#233;sert o&#249; les hommes se tuent au nom de Dieu sur fond de puits de p&#233;trole br&#251;lant &#224; l'horizon tandis que d'autres versent de l'essence dans leur SUV en croyant, dans leur innocence, que la terre et ses ressources sont in&#233;puisables.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce qui rejoint tout &#224; fait le propos de l'historien Howard Zinn dans son livre &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Une-histoire-populaire-des-Etats' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une histoire populaire des Etats-Unis&lt;/a&gt; o&#249; il raconte comment les classes poss&#233;dantes ont mont&#233; les prol&#233;taires blancs contre les esclaves Noirs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jolie Blon's Bounce</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Jolie-Blon-s-Bounce</link>
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		<dc:date>2012-03-08T18:51:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec le personnage de Legion Guidry, Burke se lance dans une m&#233;taphore du mal absolu, presque une figure de style, rappelant celle de Randall Flagg dans le Fl&#233;au de Stephen King. 480 pages serr&#233;es comme un poing ferm&#233; &#224; d&#233;vorer sans h&#233;sitation.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton578-057b0.png?1732285023' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec le personnage de Legion Guidry, Burke se lance dans une m&#233;taphore du mal absolu, presque une figure de style, rappelant celle de Randall Flagg dans le Fl&#233;au de Stephen King. 480 pages serr&#233;es comme un poing ferm&#233; &#224; d&#233;vorer sans h&#233;sitation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme souvent dans les romans de Burke, ce n'est pas dans l'intrigue de d&#233;part qu'il faut chercher l'originalit&#233; : deux meurtres de femmes, l'une viol&#233;e et achev&#233;e &#224; coups de fusil, l'autre, une prostitu&#233;e toxicomane, massacr&#233;e &#224; coups de poing. Ce n'est pas non plus dans le cadre : les bayous autour de la paroisse de New Iberia, la Louisiane des villes et celle des campagnes. Comme souvent aussi, le r&#233;cit prend rapidement la tangente et amorce une boucle en arri&#232;re, dans les ann&#233;es cinquante o&#249; les femmes noires travaillaient dans les plantations de piment dans des conditions proches de l'esclavage. O&#249; un contrema&#238;tre blanc pouvait choisir une fille &#224; sa guise et l'amener dans les bois.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH392/burke-jolie-blon-s-bounce-ebc51.png?1732460393' width='260' height='392' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces vingt-cinq pages, quasiment une nouvelle ench&#226;ss&#233;e dans le premier quart du roman, servent en fait &#224; introduire un des pires personnages imagin&#233;s par Burke : Legion Guidry, le contrema&#238;tre blanc, est une sorte d'incarnation du mal. Totalement d&#233;nu&#233; de scrupules, ne respectant personne, il s&#232;me la terreur partout o&#249; il passe, dispara&#238;t et r&#233;appara&#238;t l&#224; o&#249; on ne l'attend pas et semble b&#233;n&#233;ficier de protections haut plac&#233;es. Il d&#233;gage une odeur de charogne et, derri&#232;re son accent cajun, se cache une voix venue d'outre-tombe parlant des langues mortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut &#233;videmment pas s'emp&#234;cher de penser &#224; Randall Flagg dans&lt;i&gt; le Fl&#233;au&lt;/i&gt; de Stephen King. Mais ce dernier en faisait une cr&#233;ature surnaturelle, alors que Burke ne joue pas ce jeu-l&#224;. Legion Guidry est un &#234;tre de chair et d'os, sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise : malgr&#233; ses 74 ans, il est capable de rouer de coups Dave Robicheaux avant de commettre sur lui un acte humiliant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre originalit&#233; de &lt;i&gt;Jolie Blon's Bounce&lt;/i&gt;, c'est justement le r&#233;cit de la descente aux enfers de Robicheaux. D&#233;vor&#233; de l'int&#233;rieur par un m&#233;lange de culpabilit&#233;, d'humiliation et de haine, l'ancien alcoolique va ruminer sa vengeance en se rabattant sur les m&#233;dicaments de sa femme et en cognant tout ce qui bouge, comme si Guidry l'avait contamin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution que Robicheaux trouvera pour sortir de l'impasse n'est certainement pas orthodoxe mais tout &#224; fait convaincante d'un point de vue psychologique, un domaine dans lequel Burke est capable d'une tr&#232;s grande finesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roman, d'une tonalit&#233; d'ensemble tr&#232;s noire, est aussi travers&#233; par des personnages singuliers, comme un sans-abri v&#233;t&#233;ran du Vietnam que Robicheaux va prendre en charge, un illumin&#233; qui fait du porte &#224; porte avec une valise remplie de Bibles et attach&#233;e &#224; une planche &#224; roulettes, o&#249; encore un cambrioleur excentrique surnomm&#233; le Lapin de P&#226;ques, capable de prendre les messages au t&#233;l&#233;phone dans une maison qu'il est en train de visiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y retrouve enfin Clete Purcel, t&#234;te br&#251;l&#233;e, catastrophe ambulante, pour qui l'expression &#171; comme un &#233;l&#233;phant dans un magasin de porcelaine &#187; semble avoir &#233;t&#233; sp&#233;cialement cr&#233;&#233;e. Et un jeune Noir surdou&#233; &#224; la guitare, dont la version moderne de la chanson de 1946 &lt;i&gt;Jolie Blon's Bounce&lt;/i&gt; aurait pu faire un artiste reconnu s'il n'avait pas pris un chemin funeste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Heartwood</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Heartwood</link>
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		<dc:date>2012-01-08T21:10:34Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Troquant Dave Robicheaux pour Billy Bob Holland et la Louisiane pour son Texas natal, James Lee Burke conserve les ingr&#233;dients qui donnent &#224; ses romans une texture et une saveur uniques : un cadre grandiose, des personnages ambivalents et un dialogue permanent avec les morts.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton569-19f0d.png?1732460393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Troquant Dave Robicheaux pour Billy Bob Holland et la Louisiane pour son Texas natal, James Lee Burke conserve les ingr&#233;dients qui donnent &#224; ses romans une texture et une saveur uniques : un cadre grandiose, des personnages ambivalents et un dialogue permanent avec les morts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Changer de personnage f&#233;tiche est toujours risqu&#233; pour un auteur de polars. Tony Hillerman, par exemple, s'y &#233;tait essay&#233; en &#233;crivant &lt;i&gt;Moon&lt;/i&gt; et en abandonnant momentan&#233;ment la r&#233;serve Navajo, Joe Leaphorn et Jim Chee. Il s'en est mordu les doigts.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1567 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH400/burke-46ddd.png?1732460393' width='260' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand il &#233;crit &lt;i&gt;La rose du Cimarron&lt;/i&gt; en 1997, puis Heartwood en 1999, James Lee Burke a d&#233;j&#224; derri&#232;re lui une dizaine de romans mettant en sc&#232;ne Dave Robicheaux dans le d&#233;cor de la Louisiane, de New Iberia &#224; la Nouvelle Orl&#233;ans. On lui doit notamment le somptueux &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Dans-la-brume-electrique' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Dans la brume &#233;lectrique&lt;/a&gt;, &#233;crit en 1993 et que Bertrand Tavernier adaptera au cin&#233;ma en 2009. D&#233;sormais, un deuxi&#232;me personnage s'installe dans son univers, l'ex-Texas Ranger et avocat Billy Bob Holland, hant&#233; lui aussi par un pass&#233; traumatique et qui dialogue de temps en temps avec les morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait s'amuser &#224; tracer des parall&#232;les entre les deux univers, ce serait d'ailleurs facile tant Holland et Robicheaux semblent &#234;tre les deux faces d'une m&#234;me pi&#232;ce. Mais ce ne serait pas tr&#232;s int&#233;ressant. Car si la Louisiane offre des paysages somptueux et cache de nombreux cadavres dans les placards de son histoire, ce n'est rien &#224; c&#244;t&#233; du Texas : le p&#233;trole, la corruption de la police, les gangs latinos, la drogue omnipr&#233;sente y sont d&#233;multipli&#233;s. C'est de l&#224; que sont issus Lyndon B. Johnson et George Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Heartwood&lt;/i&gt; est aussi et avant tout un roman sur la lutte des classes. Burke hait les parvenus millionnaires qui n'ont que m&#233;pris pour les vaincus, et ses histoires mettent &#224; nu les ressorts qui tendent cette confrontation permanente dont l'issue ne fait aucun doute. Et ceci sans pour le moins du monde donner le beau r&#244;le aux d&#233;class&#233;s : Burke fait de l'ambiguit&#233; des personnages une marque de fabrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous gratifie surtout d'une sc&#232;ne extraordinaire, dans laquelle on se retrouve litt&#233;ralement &#224; la place d'une jeune femme aveugle de naissance qui attend, dans la chambre o&#249; elle s'est r&#233;fugi&#233;e avec un fusil charg&#233;, un homme qui a menac&#233; de tuer son mari. La sc&#232;ne est hypnotique. Kippy Jo, la jeune femme, ne voit pas au sens o&#249; on l'entend couramment, mais elle est travers&#233;e de visions, une sorte de sixi&#232;me sens qui la rend extra-lucide. Et comme le tueur ne le sait pas, elle a un avantage sur lui.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Elle resta immobilie sur le lit et laissa le levier en place. Puis, &#224; t&#226;tons, elle chercha le cran de sur&#234;t&#233;, l'&#244;ta, recourba son doigt autour de la d&#233;tente.&lt;br class='manualbr' /&gt;A pr&#233;sent les yeux de l'homme ail&#233; s'&#233;taient accoutum&#233;s &#224; la p&#233;nombre et il n'eut pas besoin d'allumer la lumi&#232;re quand il entra dans la chambre. Dans l'esprit de Kippy Jo, la pi&#232;ce &#233;tait baign&#233;e de clair de lune et l'homme ail&#233; se tenait devant elle, les yeux riv&#233;s &#224; la carabine, ne sachant trop si le crissement de son prochain pas allait le muer en cible.&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle braqua le canon de l'arme sur son torse et appuya sur la d&#233;tente.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La suite, vous la lirez vous-m&#234;me, mais la fa&#231;on dont Burke alterne les points de vue (c'est le cas de le dire) entre le tueur qui entre par effraction et cherche sa victime, et cette derni&#232;re qui ne le voit pas mais le devine, est tout simplement stup&#233;fiante. La marque d'un tr&#232;s grand romancier. Quant au bois de c&#339;ur du titre, il fait allusion &#224; la partie la plus dure du tronc, la plus ancienne, ainsi qu'aux souvenirs d'enfance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dernier tramway pour les Champs-Elys&#233;es</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Dernier-tramway-pour-les-Champs</link>
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		<dc:date>2011-12-25T17:00:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ne vous y trompez pas : Dave Robicheaux ne fait pas du shopping &#224; Paris. Ces Champs-Elys&#233;es l&#224; sont ceux d'apr&#232;s le grand saut, et le tramway ne propose qu'un aller simple vers le pass&#233; d&#233;sesp&#233;rant de la Louisiane esclavagiste.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton567-4d743.png?1732460393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ne vous y trompez pas : Dave Robicheaux ne fait pas du shopping &#224; Paris. Ces Champs-Elys&#233;es l&#224; sont ceux d'apr&#232;s le grand saut, et le tramway ne propose qu'un aller simple vers le pass&#233; d&#233;sesp&#233;rant de la Louisiane esclavagiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;James Lee Burke a ce talent particulier de raconter des histoires &#224; tiroirs. Dans celui du haut, une enqu&#234;te polici&#232;re classique, le plus souvent un meurtre banal (si tant est qu'un meurtre puisse &#234;tre banal), l'identification de la victime et la recherche du meurtrier. Dans celui du milieu, une histoire vieille de plusieurs d&#233;cennies, impliquant le plus souvent un propri&#233;taire terrien et un Noir &#224; peine mieux consid&#233;r&#233; que les esclaves d'avant la guerre de S&#233;cession. Et dans celui du bas, la propre histoire de David Robicheaux, laquelle contient &#233;galement plusieurs niveaux : son enfance dans une Lousiane en grande partie disparue, les souvenirs hant&#233;s de la guerre du Vietnam, le combat contre l'alcoolisme et la douleur creus&#233;e par l'absence de ses deux femmes d&#233;c&#233;d&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1564 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH376/dernier-1802a.png?1732460393' width='260' height='376' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter le tableau, on pourrait ajouter autour des tiroirs le d&#233;cor habituel des romans de Burke, &#224; savoir la portion littorale de la Louisiane de part et d'autre de l'estuaire du Mississipi, de la paroisse de New Iberia &#224; l'Est jusqu'&#224; la Nouvelle Orl&#233;ans &#224; l'Ouest. Du bayou Teche au Vieux Carr&#233; en passant par les quartiers opulents aux b&#226;tisses coloniales et les secteurs d&#233;labr&#233;s ravag&#233;s par l'alcool et la m&#233;tamph&#233;tamine, Burke a une capacit&#233; d'&#233;vocation des paysages, des couleurs et des sens tout &#224; fait &#233;tonnante, dans un m&#233;lange f&#233;cond de r&#233;alisme froid et de lyrisme profond. On peut m&#234;me dire sans exag&#233;rer qu'il sait d&#233;crire l'apparence d'un personnage comme il le ferait d'un paysage, et inversement :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne devait pas mesurer plus d'un m&#232;tre cinquante. Sa peau &#233;tait couleur de cuir &#224; rasoir jauni par la patine des ans, le corps dur et compact, les joues et le menton garnis de barbe grise. Mais je ne parvenais pas &#224; me d&#233;faire de ses yeux. Je n'en avais encore jamais vu de pareils, hormis une fois, dans le nord du Montana, sur le cadavre d'un homme exhum&#233; d'une tombe dans un sol gel&#233; o&#249; il &#233;tait rest&#233; des d&#233;cennies. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Fin descriptif de la mis&#232;re humaine, celle des victimes &#233;ternelles, des pauvres gens ou des tueurs sans scrupule, Burke s'offre aussi la plus &#233;tonnante d&#233;claration d'amour &#224; son pays dans la voix de Dave Robicheaux, au moment-m&#234;me o&#249; la vie de ce dernier ne tient plus qu'&#224; un fil :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je pensais aussi au pays dans lequel j'avais grandi et que j'avais servi, aussi bien comme soldat que comme officier de police. C'&#233;tait le meilleur de tous les pays sur cette terre, et en termes de noblesse, d'&#233;galitarisme et de d&#233;mocratie, la plus belle exp&#233;rience de toute l'histoire humaine. Un endroit superbe et merveilleux o&#249; il faisait bon vivre et qui valait bien qu'on se batt&#238;t pour lui, comme l'avait dit Ernest Hemingway. Thomas Jefferson lui aussi en &#233;tait convaincu, tout comme Woody Guthrie, Dorothy Day, Joe Hill, Molly Brown et les International Workers of the World. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Toute la richesse narrative de Burke est l&#224;, dans la contradiction fondamentale entre une vision quasi utopique et nostalgique de l'Am&#233;rique comme d'un paradis perdu, et la description froide d'une soci&#233;t&#233; bris&#233;e o&#249; r&#232;gne la corruption, les trafics en tout genre et la brutalit&#233; la plus abjecte, dans un environnement d&#233;vast&#233; par les compagnies p&#233;troli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez savoir pourquoi Junior Crudup, prisonnier noir dans les ann&#233;es cinquante et chanteur de blues au talent immense a disparu sans laisser de traces, si vous voulez d&#233;couvrir quels secrets dissimule Theodosa Flannigan, ancien amour de Robicheaux qui lutte pour ne pas c&#233;der &#224; la tentation, si vous vous demandez pourquoi le pr&#234;tre catholique Jimmy Dolan en veut si peu &#224; l'homme qui tente de le tuer, alors embarquez sans h&#233;siter dans le dernier tramway pour les Champs-Elys&#233;es. Vous ne serez pas d&#233;&#231;u.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Dans la brume &#233;lectrique</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Dans-la-brume-electrique</link>
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		<dc:date>2011-10-01T14:32:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un lac de Louisiane, un tournage de cin&#233;ma investi par la Mafia, le cadavre d'un Noir encha&#238;n&#233; mort depuis trente-cinq ans et les fant&#244;mes de soldats conf&#233;d&#233;r&#233;s : en 1992, James Lee Burke livrait un roman hors normes dans lequel tout peut arriver.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton553-ffde0.png?1732460393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un lac de Louisiane, un tournage de cin&#233;ma investi par la Mafia, le cadavre d'un Noir encha&#238;n&#233; mort depuis trente-cinq ans et les fant&#244;mes de soldats conf&#233;d&#233;r&#233;s : en 1992, James Lee Burke livrait un roman hors normes dans lequel tout peut arriver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois fl&#233;aux hantent la Louisiane : le souvenir de la guerre de S&#233;cession, avec des munitions r&#233;guli&#232;rement recrach&#233;es par le sol d&#233;tremp&#233; du Delta du Mississipi, celui d'un racisme rampant jusque dans les ann&#233;es cinquante et la menace que font planer les &#233;l&#233;ments naturels comme les ouragans.&lt;i&gt; Dans la brume &#233;lectrique avec les morts conf&#233;d&#233;r&#233;s&lt;/i&gt; (titre original du roman dans sa premi&#232;re &#233;dition fran&#231;aise de 1995) rassemble ces trois fl&#233;aux et les confrontent &#224; David Robicheaux, le flic embl&#233;matique de l'&#339;uvre de James Lee Burke, dans une histoire o&#249; comme toujours vont resurgir des bribes de son pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1542 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L249xH385/danslabrume-livre-e2691.png?1732460393' width='249' height='385' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout le talent de Burke est de corrompre sans en avoir l'air les codes du roman policier en y introduisant des ingr&#233;dients inattendus, en l'occurrence des visions qui semblent tout droit sorties d'un trip au LSD, dans lesquelles Robicheaux &#233;change des propos avec un g&#233;n&#233;ral sudiste mort cent vingt ans plus t&#244;t. Sauf que pour des visions, ces passages ont des couleurs &#233;tonnament r&#233;alistes, d'autant qu'ils s&#232;ment dans le monde r&#233;el des indices troublants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que Robicheaux est un alcoolique repenti, et que c'est un acteur de cin&#233;ma, lui-m&#234;me alcoolique pratiquant, qui &#233;voque le premier une vision d'une troupe de soldats conf&#233;d&#233;r&#233;s sortant de la brume, au bord d'un lac o&#249; se d&#233;roule un tournage. Hallucination de poivrot toxicomane ? Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand le g&#233;n&#233;ral John Bell Hood, &#224; la t&#234;te d'un d&#233;tachement de soldats sudistes fuyant les combats, l'interpelle directement dans un champ noy&#233; de brume au beau milieu de la nuit, Dave Robicheaux l'accueille comme un vieil ami, et tant pis si personne ne le croit quand il &#233;voque cette &#233;trange rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s tout, quand on enqu&#234;te simultan&#233;ment sur des assassinats particuli&#232;rement sordides commis sur des jeunes filles, et sur les mobiles des meurtriers d'un Noir encha&#238;n&#233; dont le cadavre est retrouv&#233; trente-cinq ans apr&#232;s les faits, un peu de renfort n'est pas de trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre personnage du roman, l'agent sp&#233;cial Rosie Gomez, repr&#233;sente le FBI, que les flics de Louisiane rebaptisent Foutoir, Boxon et Incomp&#233;tence. En g&#233;n&#233;ral, dans les polars am&#233;ricains, les agents du FBI arrrivent comme un cheveu sur la soupe et mettent &#224; mal les enqu&#234;tes les mieux engag&#233;es par leur arrogance, leur sens des priorit&#233;s assez contestable et leur m&#233;connaissance du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout cela avec James Lee Burke. Rosie Gomez a elle aussi une histoire personnelle charg&#233;e, comme Robicheaux, et elle s'en sert comme d'une boussole interne pour faire la part des choses. Car Robicheaux, pour venir &#224; bout de ceux qu'ils traquent, franchira plusieurs fois la ligne jaune qui s&#233;pare, en th&#233;orie, le monde des truands de celui des forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sixi&#232;me roman publi&#233; aux Etats-Unis par Burke est celui qui a pouss&#233; des critiques litt&#233;raires &#224; citer James Faulkner &#224; son propos. Ses &#233;vocations des odeurs, des couleurs et de la texture du vieux Sud et ses &#233;chapp&#233;es historiques et m&#233;taphysiques donnent en tout cas &#224; &lt;i&gt;Dans la brume &#233;lectrique&lt;/i&gt; une place singuli&#232;re dans la litt&#233;rature de genre contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La nuit la plus longue</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/La-nuit-la-plus-longue</link>
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		<dc:date>2011-09-04T15:41:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>James Lee Burke</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le seizi&#232;me roman de la s&#233;rie Dave Robicheaux est en fait le pr&#233;texte pour James Lee Burke de crier sa rage et son d&#233;sespoir devant la Nouvelle-Orl&#233;ans apr&#232;s Katrina. Catastrophe naturelle, incomp&#233;tence politique et violence incontr&#244;lable se cumulent pour aboutir &#224; un chaos urbain digne du Moyen-Age.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton549-8e6f7.png?1732460393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le seizi&#232;me roman de la s&#233;rie Dave Robicheaux est en fait le pr&#233;texte pour James Lee Burke de crier sa rage et son d&#233;sespoir devant la Nouvelle-Orl&#233;ans apr&#232;s Katrina. Catastrophe naturelle, incomp&#233;tence politique et violence incontr&#244;lable se cumulent pour aboutir &#224; un chaos urbain digne du Moyen-Age.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L250xH381/nuit_la_plus_longue-78f89.png?1732460393' width='250' height='381' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quel est le personnage principal de La nuit la plus longue ? Bien malin qui pourrait le dire. Ce n'est pas Dave Robicheaux, le sh&#233;riff adjoint de New Iberia en Louisiane. Ce n'est pas non plus son &#233;trange ami Clete Purcel, un priv&#233; que rien n'arr&#234;te. Est-ce alors le jeune noir Bertrand Melancon, traqu&#233; pour avoir d&#233;vast&#233; sans le savoir la villa d'un mafieux notoire ? Ou bien cette figure du mal incarn&#233;e par Ronald Bledsoe, dont le visage long et blafard &#233;voque l'arri&#232;re d'un pouce ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne surprendra personne en avan&#231;ant l'hypoth&#232;se que &lt;i&gt;La nuit la plus longue&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;The Tin Roof Blowdown&lt;/i&gt;) a sans doute comme personnage principal son d&#233;cor apocalyptique, &#224; savoir la Nouvelle-Orl&#233;ans juste apr&#232;s le passage de l'ouragan Katrina, le 29 ao&#251;t 2005.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'&#233;tait avant qu'un ouragan plus puissant que la bombe qui a frapp&#233; Hiroshima n'&#233;pluche le sud de la Louisiane. C'&#233;tait avant qu'une des plus belles villes d'Occident n'ait &#233;t&#233; tu&#233;e trois fois, et pas uniquement par les forces de la nature. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;James Lee Burke, qui a quitt&#233; la Louisiane depuis plusieurs ann&#233;es pour s'installer dans le Montana, r&#233;ussit l&#224; le tour de force de b&#226;tir un v&#233;ritable thriller avec une chasse &#224; l'homme o&#249; les chasseurs doivent constamment v&#233;rifier qu'ils ne sont pas eux-m&#234;mes traqu&#233;s, et de d&#233;crire m&#233;ticuleusement, d'une fa&#231;on quasiment documentaire, la d&#233;vastation de la Nouvelle-Orl&#233;ans, abandonn&#233;e par les autorit&#233;s et livr&#233;e aux pillards.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; La zone de soins intensifs ressemblait &#224; un charnier. Des poches d'eau s'&#233;taient form&#233;es au plafond et s'&#233;coulaient goutte &#224; goutte, comme des ampoules g&#233;antes, sur des patients dont la plupart portaient encore leurs v&#234;tements de ville. Ceux qui avaient &#233;t&#233; amen&#233;s des urgences avaient &#233;t&#233; bless&#233;s par balles, poignard&#233;s, taillad&#233;s, tabass&#233;s, &#233;lectrocut&#233;s, heurt&#233;s par des automobiles, retir&#233;s des &#233;gouts, &#224; moiti&#233; morts. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce chaos absolu n'est &#233;videmment pas d&#251; qu'&#224; l'ouragan Katrina, lequel a bon dos. L'incurie de l'Etat f&#233;d&#233;ral, incapable d'entretenir le syst&#232;me de digues qui prot&#233;geaient la ville du lac Pontchartrain, la corruption end&#233;mique du NOPD (la police de la Nouvelle-Orl&#233;ans) et enfin la criminalit&#233; galopante alors que les cr&#233;dits des services publics avaient &#233;t&#233; dramatiquement r&#233;duits ont d&#233;multipli&#233; les effets de la catastrophe naturelle, transform&#233;e en aubaine &#233;conomique : chasser la population majoritairement noire et pauvre du centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six ans apr&#232;s, c'est chose faite.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Trois articles int&#233;ressants sur James Lee Burke &#224; lire dans &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/culture/01012352003-james-lee-burke-l-ours-polar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lib&#233;ration du 1er ao&#251;t 2011&lt;/a&gt; &#224; propos de &lt;i&gt;La nuit la plus longue&lt;/i&gt;, dans &lt;a href=&#034;http://www.telerama.fr/livre/james-lee-burke-les-marais-de-louisiane-vont-absorber-le-petrole-comme-une-eponge,55682.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;l&#233;rama le 10 mai 2010&lt;/a&gt; suite &#224; la catastrophe p&#233;troli&#232;re dans le Golfe du Mexique et dans &lt;a href=&#034;http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/James-Lee-Burke-par-Bertrand-Tavernier-_NG_-2009-04-14-533650&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Croix du 15 avril 2009&lt;/a&gt; o&#249; Bertrand Tavernier raconte sa collaboration avec le romancier pour l'adaptation de &lt;i&gt;Dans la brume &#233;lectrique&lt;/i&gt;.
&lt;p&gt;Enfin, un documentaire de 53 minutes a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par Orange o&#249; James Lee Burke se confie longuement &#224; Bruno Icher, dans sa maison du Montana. Il &#233;voque Katrina et la Nouvelle-Orl&#233;ans, le 11 septembre, le fondamentalisme chr&#233;tien, son amour des armes &#224; feu, le personnage de Dave Robicheaux, l'administration Bush et l'&#233;lection de Barack Obama.
Ce documentaire n'est plus accessible en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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