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		<title>Les Anges de New York</title>
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		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>RJ Ellory</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Parfois, les apparences sont trompeuses : ainsi, ces dameux Anges de New York, super-policiers charg&#233;s de nettoyer la ville dans les ann&#233;es 70-80, sont-ils vraiment des h&#233;ros ? Et Franck Parrish n'est-il qu'un flic alcoolo et incontr&#244;lable ?&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton591-bc831.png?1732460025' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parfois, les apparences sont trompeuses : ainsi, ces dameux Anges de New York, super-policiers charg&#233;s de nettoyer la ville dans les ann&#233;es 70-80, sont-ils vraiment des h&#233;ros ? Et Franck Parrish n'est-il qu'un flic alcoolo et incontr&#244;lable ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout comme Tony Hillerman, James Lee Burke ou Dennis Lehane, Roger Jon Ellory est en train de se faire un nom parmi les ma&#238;tres du polar am&#233;ricain. Comme eux, il a le don de raconter une histoire impr&#233;visible, de d&#233;peindre une &#233;poque et de ciseler des personnages forts. Mais, contrairement &#224; eux, il n'inscrit pas ces histoires dans un lieu particulier. Hillerman d&#233;crivait &#224; merveille les paysages de la grande r&#233;serve navajo, Burke nous plonge avec d&#233;lice au c&#339;ur du bayou de Louisiane ou des for&#234;ts profondes du Montana, et Lehane nous entra&#238;ne dans les rues mal fam&#233;es et bistrots sombres des quartiers pauvres de Boston.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1591 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH403/anges-051e5.png?1732460270' width='260' height='403' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec eux, l'atmosph&#232;re d'un lieu, ses bruits, ses couleurs, ses odeurs et ses vibrations profondes constituent quasiment le personnage principal. Ce qui ne les emp&#234;che pas de s'attacher &#224; suivre Joe Leaphorn et Jim Chee pour le premier, David Robicheaux et Clete Purcell pour le deuxi&#232;me et Patrick Kenzie et Angie Gennaro pour le dernier, des personnages que l'on retrouve d'un roman &#224; l'autre comme de vieux amis un moment laiss&#233;s sans nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tout &#231;a chez Ellory. Chaque roman met en sc&#232;ne des personnages diff&#233;rents, sans lien les uns avec les autres. Et le d&#233;cor, celui des grandes m&#233;tropoles am&#233;ricaines, est interchangeable et finalement peu d&#233;crit. Avec Ellory, ce sont les dialogues qui font avancer l'intrigue, ce sont &#224; travers eux que les protagonistes se d&#233;voilent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Les Anges de New York&lt;/i&gt;, il est donc question de la police new-yorkaise saisie &#224; deux &#233;poques : la n&#244;tre (en l'occurence l'ann&#233;e 2008) avec l'inspecteur du NYPD Frank Parrish, et les ann&#233;es 70-80, quand fut mise en place une brigade sp&#233;ciale, le BCCO, Bureau du contr&#244;le du crime organis&#233;. Une brigade o&#249; s'illustra notamment John Parrish, p&#232;re de Frank, dans une lutte sans merci contre la mafia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui &#233;taient vraiment ces Anges de New York, et comment se sont-ils comport&#233;s une fois oubli&#233;e la l&#233;gende, c'est l'une des pistes du roman que l'on suit par le biais d'entretiens que Frank passe avec une psychoth&#233;rapeute. Une des pistes, mais pas la principale : car il y a aussi l'enqu&#234;te que m&#232;ne Frank pour d&#233;couvrir qui a tu&#233; plusieurs adolescentes retrouv&#233;es &#233;trangl&#233;es et ayant comme point commun d'avoir &#233;t&#233; adopt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le principe des vases communicants, l'histoire des Anges de New York va progressivement laisser place &#224; celle de Frank Parrish et de ses m&#233;thodes souvent &#224; la limite de la l&#233;galit&#233;, parfois au-del&#224;. Voil&#224; ce qui arrive quand un flic fait d'une enqu&#234;te une affaire personnelle qui lui permettra, s'il arrive &#224; la r&#233;soudre, d'affronter enfin les fant&#244;mes du pass&#233; et de donner un sens &#224; sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le talent d'Ellory, c'est de partir d'arch&#233;types (ici le flic solitaire, alcoolique et taciturne, incapable de respecter un minimum de r&#232;gles et pour qui la fin justifie les moyens) et d'amener son histoire bien loin du point de d&#233;part, sans qu'il ne soit jamais possible d'anticiper sur son issue. Comme le dit Frank Parrish &#224; sa th&#233;rapeute, &lt;i&gt;&#171; Parfois il ne faut pas se fier aux apparences. Et parfois les choses sont exactement ce qu'elles paraissent. &#187;&lt;/i&gt; Une d&#233;finition qui s'applique parfaitement aux &lt;i&gt;Anges de New York&lt;/i&gt;, vrai-faux polar, fresque historique, roman psychologique, r&#233;cit d'une noirceur extr&#234;me qui ne renonce pourtant pas &#224; la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vendetta</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>RJ Ellory</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Troisi&#232;me roman d'Ellory, Vendetta est une brillante spirale qui entrecroise les r&#233;cits entre la d&#233;couverte d'un meurtre horrible et son d&#233;nouement. Cinquante ans de Mafia y sont racont&#233;es par la voix d'Ernesto Perez, tueur cubain pris de remords tentant de racheter ses crimes par un ultime coup d'&#233;clat.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton540-9ad5b.png?1732460270' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Troisi&#232;me roman d'Ellory, Vendetta est une brillante spirale qui entrecroise les r&#233;cits entre la d&#233;couverte d'un meurtre horrible et son d&#233;nouement. Cinquante ans de Mafia y sont racont&#233;es par la voix d'Ernesto Perez, tueur cubain pris de remords tentant de racheter ses crimes par un ultime coup d'&#233;clat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L260xH404/vendetta-fa2d8.png?1732460270' width='260' height='404' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;cor ? la Nouvelle-Orl&#233;ans juste avant le cataclysme. L'action de &lt;i&gt;Vendetta&lt;/i&gt; ne se passe pas en 2006, comme indiqu&#233; par erreur sur la quatri&#232;me de couverture, mais en 2003. L'intervalle n'est pas anodin en Louisiane, puisqu'entre les deux dates, il y a eu le 29 ao&#251;t 2005 et l'ouragan Katrina, qui a d&#233;vast&#233; la ville et fait plus de 1800 morts. Ce que d&#233;crit Ellory pour l'essentiel n'existe plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Ce monde englouti est aussi celui de la Mafia italienne contr&#244;l&#233;e par des familles venues de G&#234;nes ou de la Sicile. D&#233;sormais ce sont plut&#244;t les Russes ou les Tch&#233;tch&#232;nes qui ont la main sur le crime organis&#233;. Et les sch&#233;mas anciens, ceux dans lesquels Ernesto Perez a tout d'abord surv&#233;cu puis exerc&#233; ses talents, volent d&#233;sormais en &#233;clats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La structure de &lt;i&gt;Vendetta&lt;/i&gt; rappelle beaucoup celle de Sh&#233;h&#233;razade, qui avait imagin&#233;, dans les &lt;i&gt;Mille et une nuits&lt;/i&gt;, de raconter une histoire en s'interrompant chaque matin pour sauver sa vie face au roi de Perse. Le roman entrecroise ainsi une multitude d'histoires, celles racont&#233;es jour apr&#232;s jour par Ernesto Perez, tueur &#224; gages de Cosa Nostra, &#224; l'inspecteur Ray Hartmann (dont on entrevoit aussi des fragments de la propre vie familale r&#233;duite en miettes), et autour d'eux, un crime barbare (la victime a eu le c&#339;ur d&#233;coup&#233; et replac&#233; dans la cage thoracique) et l'enl&#232;vement de la fille du s&#233;nateur de la Louisiane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aussi question de Shakespeare, avec le pouvoir, la famille, la trahison et l'honneur, mais de fa&#231;on plus inattendue par les amours impossibles entre Rom&#233;o et Juliette. On n'en dira pas plus de peur de d&#233;voiler la cl&#233; de l'intrigue. Ce qui fait la richesse du roman d'Ellory, c'est le soin qu'il prend &#224; complexifier les motivations des personnages. Ernesto Perez est certainement un criminel capable de tuer n'importe qui froidement, juste parce qu'on le lui a demand&#233;. Mais pour autant, et &#224; sa mani&#232;re, il est attach&#233; &#224; des valeurs de fid&#233;lit&#233;, d'honneur et de respect des engagements pris. Certainement beaucoup plus que le politicien de p&#232;re &#224; qui il a enlev&#233; la fille.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1526 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L460xH283/no-police-25a74.png?1732460270' width='460' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La relation qu'il noue avec Hartmann est &#224; ce titre passionnante. L'inspecteur est au d&#233;but d&#233;go&#251;t&#233;, effray&#233; par ce qu'il entend, puis peu &#224; peu il est bien oblig&#233; d'admettre que ce que dit Perez le touche et l'interroge. Tout comme son interlocuteur, il est pris dans un labyrinthe duquel il n'arrive plus &#224; sortir (il n'a que quelques jours pour tenter de sauver son mariage et de revoir sa fille), au point qu'il en arrive m&#234;me (et nous avec) &#224; douter qu'il existe une issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Les-anonymes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Anonymes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Ellory d&#233;crivait la CIA comme une sorte d'&#233;tat dans l'Etat, un monstre incontr&#244;lable n'ob&#233;issant qu'&#224; ses propres r&#232;gles, disposant des vies humaines comme d'une quantit&#233; n&#233;gligeable et capable, au nom de la lutte contre le communisme, d'engager le gouvernement dans des op&#233;rations criminelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vendetta&lt;/i&gt; en fait de m&#234;me en prenant comme sujet d'&#233;tudes la mafia am&#233;ricaine. D'Al Capone &#224; Sam Giancana, Lucky Luciano et Santo Trafficante, de Las Vegas &#224; La Havane en passant par la Nouvelle-Orl&#233;ans, Chicago et New York, les familles tirent les ficelles des petits trafics et des grands contrats. Ceux mis sur la t&#234;te de John et de Robert Kennedy ou de Jimmy Hoffa, entre autres. Et l&#224; encore, la petite histoire s'entrem&#234;le avec la grande pour notre plus grand plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;iframe frameborder=&#034;0&#034; width=&#034;512&#034; height=&#034;409&#034; src=&#034;http://www.dailymotion.com/embed/video/xamhyl?width=512&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les Anonymes</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Roman</dc:subject>
		<dc:subject>RJ Ellory</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Adepte du thriller politique aux dimensions d'une fresque, RJ Ellory a vu grand pour son sixi&#232;me roman : &lt;i&gt;A simple act of violence&lt;/i&gt;, assez mal traduit en &lt;i&gt;Les Anonymes&lt;/i&gt;, est un vaste trompe l'&#339;il qui part d'un tueur en s&#233;rie pour remonter jusqu'au c&#339;ur du secret d'&#233;tat am&#233;ricain.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton534-7e302.png?1732460270' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Adepte du thriller politique aux dimensions d'une fresque, RJ Ellory a vu grand pour son sixi&#232;me roman : &lt;i&gt;A simple act of violence&lt;/i&gt;, assez mal traduit en &lt;i&gt;Les Anonymes&lt;/i&gt;, est un vaste trompe l'&#339;il qui part d'un tueur en s&#233;rie pour remonter jusqu'au c&#339;ur du secret d'&#233;tat am&#233;ricain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quant on parle de Roger Jon Ellory, deux r&#233;f&#233;rences arrivent en t&#234;te des citations : Robert Littell pour ses romans d'espionnages tr&#232;s document&#233;s sur la CIA (notamment &lt;i&gt;La compagnie&lt;/i&gt;) et James Ellroy pour sa description froide et clinique de la violence extr&#234;me (et aussi parce que son nom est l'annagramme de celui d'Ellory). On pourrait y ajouter Dennis Lehane pour la description des milieux urbains (ici Washington) et le caract&#232;re d&#233;sabus&#233; et toujours &#224; la limite de l'abandon de ses personnages principaux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1521 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L250xH388/anonymes-21744.png?1732460270' width='250' height='388' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Anonymes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;A simple act of violence&lt;/i&gt; en vo, est le sixi&#232;me roman d'Ellory, mais seulement le troisi&#232;me traduit en fran&#231;ais, apr&#232;s &lt;i&gt;Seul le silence&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Vendetta&lt;/i&gt;. Vu le succ&#232;s de ces trois titres, on peut parier qu'on lira bient&#244;t &lt;i&gt;Candlemoth&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Ghostheart&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;City of Lies&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Anniversary Man&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;Saints of New York&lt;/i&gt;. Les &#233;ditions Sonatine, cr&#233;&#233;es il y a quatre ans, ont pour l'instant la main sur le filon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi parle &lt;i&gt;Les Anonymes&lt;/i&gt; ? Au d&#233;part, d'un tueur en s&#233;rie &#224; Washington, qui a quatre victimes f&#233;minines &#224; son tableau de chasse. On le surnomme le tueur au ruban. Jusque l&#224; rien de bien original, sauf que lorsque l'inspecteur Robert Miller se penche sur le pass&#233; des victimes, il ne trouve rien. Comme si, au fond, ces femmes n'avaient jamais vraiment exist&#233;. Ou alors sous une autre identit&#233;. Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de ce quatri&#232;me crime qui ouvre le roman, Robert Miller tire sur un fil qui le m&#232;nera beaucoup plus loin qu'il ne le pense, et nous avec. Ici, le faux semblant est ma&#238;tre du jeu : le tueur en s&#233;rie en est-il vraiment un ? Pourquoi son mobile semble-t-il se d&#233;rober au fur et &#224; mesure que l'enqu&#234;te avance ? Quel est cet &#233;trange point commun qui relie les quatre victimes ? Pourquoi le meurtrier laisse-t-il d&#233;ilb&#233;r&#233;ment des indices qui permettent de retrouver sa piste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que RJ Ellory d&#233;tourne brillamment les codes du genre, tout en faisant mine de s'y plier : les ambiances urbaines d'un Washington o&#249; se croisent sans se voir ceux qui d&#233;cident du sort du monde et ceux qui tentent de survivre au quotidien, les discussions entre inspecteurs de police dont le pass&#233; est loin d'&#234;tre limpide, une course contre la montre avant la prochaine victime... Et en arri&#232;re plan, la CIA comme un &#233;tat dans l'Etat, qui d&#233;finit ses propres finalit&#233;s et ses propres moyens sans que personne n'y trouve &#224; redire. Et qui fait de la premi&#232;re puissance mondiale le plus grand tueur en s&#233;rie contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; Ellroy, dont on conna&#238;t les opinions conservatrices et r&#233;actionnaires, joue du cynisme absolu de ses personnages, Ellory s'approche au plus pr&#232;s de leurs contradictions, leurs faiblesses, leurs espoirs d&#233;&#231;us et leurs r&#234;ves bris&#233;s et montre une certaine empathie, ce qui le rapproche de Lehane. Ces anonymes-l&#224; donnent en tout cas envie d'en d&#233;couvrir d'autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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