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	<title>imaginaires</title>
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	<description>Pour me contacter, voir le site brunocolombari.fr</description>
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		<title>Philippe Mioche : &#8220;l'usine d'alumine tourne le dos au mod&#232;le &#233;conomique dominant&#8221;</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>
		<dc:subject>Pechiney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;extrait du dossier Pechiney, cent ans apr&#232;s Professeur d'histoire contemporaine sp&#233;cialis&#233; dans l'histoire &#233;conomique &#224; l'Universit&#233; de Provence, Philippe Mioche a pris en charge l'&#233;t&#233; dernier la conception et la coordination d'un manuscrit sur l'histoire de l'usine d'alumine de Gardanne. Il nous parle de cette initiative originale, neuf mois avant la remise des copies. ENERGIES. Quels rapports entretiennent l'histoire et l'&#233;conomie ? PHILIPPE MIOCHE. L'histoire &#233;conomique n'est pas un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cent-ans-de-Pechiney-" rel="directory"&gt;Cent ans de Pechiney&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Pechiney-+" rel="tag"&gt;Pechiney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;extrait du dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Professeur d'histoire contemporaine sp&#233;cialis&#233; dans l'histoire &#233;conomique &#224; l'Universit&#233;
de Provence, Philippe Mioche a pris en charge l'&#233;t&#233; dernier la conception et la coordination
d'un manuscrit sur l'histoire de l'usine d'alumine de Gardanne. Il nous parle de cette initiative
originale, neuf mois avant la remise des copies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ENERGIES. &lt;i&gt;Quels rapports entretiennent
l'histoire et l'&#233;conomie ?&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;PHILIPPE MIOCHE. L'histoire &#233;conomique
n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne
r&#233;cent. On l'enseigne depuis la fin
du 19&#232;me si&#232;cle. En revanche, l'&#233;tude
de l'histoire des entreprises n'existe
que depuis une dizaine d'ann&#233;es.
Ces derni&#232;res acceptent maintenant
d'ouvrir leurs archives, et les historiens
professionnels commencent &#224;
s'y int&#233;resser. A raison : pour eux,
c'est un sujet tr&#232;s vivant, car c'est
l'&#233;volution des techniques
et des modes de production,
mais c'est aussi une communaut&#233;
d'hommes. Mais
la seule condition pour que
j'accepte un tel travail, c'est
qu'il n'y ait pas de limite &#224;
mes recherches, que l'entreprise
joue le jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comment vous-y prenez
vous pour recueillir les &#233;l&#233;ments
dont vous avez
besoin ?&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Nous travaillons sur
deux axes : les archives
&#233;crites que la direction de
Pechiney Gardanne a mis &#224;
notre disposition, et les
t&#233;moignages oraux qui nous
apportent des &#233;l&#233;ments
introuvables ailleurs, et qui
sont bien entendu plus
vivants que des statistiques.
Comme l'usine est bien
ins&#233;r&#233;e dans la ville et dans
son tissu social, une part
importante de son personnel,
actif ou retrait&#233;, y habite
encore...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Que cherchez-vous &#224; d&#233;montrer
&#224; travers cette &#233;tude ?&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Il faut savoir que dans le cadre
de l'&#233;conomie industrielle r&#233;gionale,
l'usine d'alumine de Gardanne
tourne le dos au mod&#232;le &#233;conomique
dominant, pourtant g&#233;ographiquement
voisin. A la fin du si&#232;cle dernier,
Marseille est un port colonial,
o&#249; arrivent des mati&#232;res premi&#232;res
venues des colonies, transform&#233;es et
r&#233;export&#233;es. Que fait l'usine d'alumine ? Elle utilise trois produits
locaux, la bauxite du Var, le sodium
de Camargue et la lignite de Gardanne,
qu'elle transforme sur place
en alumine et qu'elle revend &#224; un seul
client, la Soci&#233;t&#233; de Froges. &#199;a ne l'a
pas emp&#234;ch&#233;e de traverser la seconde
industrialisation (depuis 1896 jusqu'&#224;
nos jours) sans encombre, gr&#226;ce
&#224; un syst&#232;me technique relativement
stable (le proc&#233;d&#233; Bayer). Il va nous
falloir rechercher les transformations
structurelles (le passage du tout-alumine
m&#233;tallurgique aux alumines
techniques), l'&#233;volution de
l'organisation du travail...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pensez-vous, &#224; la lumi&#232;re
des &#233;v&#233;nements pass&#233;s,
pouvoir tirer des enseignements
sur l'avenir de l'entreprise ?&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Attention. Je fais un
m&#233;tier d'historien, mon r&#244;le
n'est pas de pr&#233;dire l'avenir.
La question que je me pose
et &#224; laquelle j'essaie de
r&#233;pondre, c'est &#8220;comment
en est-on arriv&#233; l&#224; ?&#8221; C'est
tout. Je souhaite simplement
que mes travaux soient utilisables
par d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Est-ce qu'un travail de ce
type est envisageable pour
la premi&#232;re entreprise gardannaise,
les Houill&#232;res ?&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Je le souhaite, bien s&#251;r.
C'est un r&#234;ve, sinon un projet.
Vous pensez si &#231;a serait
passionnant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;retour au dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Louis et Marie-Th&#233;r&#232;se Rachet, 66 ans de Pechiney &#224; eux deux</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Louis-et-Marie-Therese-Rachet-66</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Louis-et-Marie-Therese-Rachet-66</guid>
		<dc:date>2005-07-13T20:39:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>
		<dc:subject>Pechiney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;extrait du dossier Pechiney, cent ans apr&#232;s L'usine, ils l'ont v&#233;cue de l'int&#233;rieur, de la Lib&#233;ration au milieu des ann&#233;es 80. Ils ont partag&#233; les difficult&#233;s, les luttes, les jours heureux, les bonnes et les mauvaises surprises. Ils n'ont rien oubli&#233; de ce qui fut leur vie pendant quarante ann&#233;es. &#034;Pour pouvoir faire construire, il fallait que l'homme y entre&#8221;. Alors, l'homme, c'est &#224; dire Louis, est entr&#233; &#224; l'usine d'alumine o&#249; sa femme, Marie-Th&#233;r&#232;se, travaillait depuis dix ans. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cent-ans-de-Pechiney-" rel="directory"&gt;Cent ans de Pechiney&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Pechiney-+" rel="tag"&gt;Pechiney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;extrait du dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usine, ils l'ont v&#233;cue de
l'int&#233;rieur, de la Lib&#233;ration
au milieu des ann&#233;es 80. Ils
ont partag&#233; les difficult&#233;s, les
luttes, les jours heureux, les
bonnes et les mauvaises surprises.
Ils n'ont rien oubli&#233;
de ce qui fut leur vie pendant
quarante ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Pour pouvoir faire construire,
il fallait que l'homme
y entre&#8221;&lt;/i&gt;. Alors, l'homme,
c'est &#224; dire Louis, est entr&#233; &#224; l'usine
d'alumine o&#249; sa femme, Marie-Th&#233;r&#232;se,
travaillait depuis dix ans. Ainsi,
ils ont pu acqu&#233;rir un pavillon dans
le tout nouveau lotissement La Crau,
rue Paul H&#233;roult, &#224; Gardanne. Apr&#232;s
une carri&#232;re cahotique, Louis finit
par s'installer &#224; Gardanne et int&#233;grer
Pechiney, en 1958. &lt;i&gt;&#8220;J'ai commenc&#233;
par faire les trois huit, mais d&#232;s que
j'ai pu quitter les postes, j'ai fait
l'entretien, apr&#232;s trois ans de formation
aux Arts et M&#233;tiers &#224; Aix. Je
suis donc pass&#233; agent de jour &#224;
l'entretien m&#233;canique.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est l'&#233;poque o&#249; l'usine passe de
l'attaque discontinue &#224; l'attaque
continue et o&#249; le mat&#233;riel v&#233;tuste est
r&#233;nov&#233; ou remplac&#233;. La production
augmente, la qualit&#233; de l'alumine
produite aussi, mais il reste des t&#226;ches
ingrates et dangereuses &#224; faire, comme
de nettoyer les autoclaves &#224; l'int&#233;rieur
desquels une cro&#251;te &#233;paisse de
m&#233;lange d'alumine et de soude se
forme. &lt;br class='manualbr' /&gt;La soude, c'&#233;tait l'ennemi,
l'origine des accidents les plus
graves, peu nombreux mais toujours
effrayants. &lt;i&gt;&#8220;Certains ont perdu un
oeil, d'autres sont devenus aveugles,
se souvient Louis. Il y a m&#234;me eu des
chutes dans des cuves remplies de
soude caustique. J'en connais qui en
ont r&#233;chapp&#233;, mais ce n'&#233;tait pas
beau &#224; voir.&#8221;&lt;/i&gt; Au fil des ann&#233;es, les
manipulations directes de soude se
sont r&#233;duites, et le nettoyage des
tuyauteries se faisait de l'ext&#233;rieur.
&lt;i&gt;&#8220;On tapait sur les tuyaux &#224; la masse
pour d&#233;crocher les cro&#251;tes int&#233;rieures.
On appelait &#231;a l'orchestre.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Sa femme, elle, a &#233;t&#233; embauch&#233;e en
1946, en pleine p&#233;riode de r&#233;duction
d'effectifs. &lt;i&gt;&#8220;Il faut dire que pendant
la guerre, l'usine a abrit&#233; beaucoup
de monde. Les Allemands avaient
impos&#233; les 48 heures hebdomadaires,
mais le personnel &#233;tait en surnombre.
C'est gr&#226;ce au chef du personnel de
l'&#233;poque que de nombreux jeunes ne
sont pas partis travailler en Allemagne.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle se souvient aussi de
l'&#233;poque o&#249; des manutentionnaires
chargeaient des sacs d'alumine sur
le dos. &lt;i&gt;&#8220;Ils n'avaient pas de qualification,
des petits salaires et des
grosses primes. A la retraite, ils
n'avaient presque rien.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Et puis arrive 1968. &lt;i&gt;&#8220;Il n'y avait plus
eu de gr&#232;ve depuis 1936 et le Front
Populaire. A l'&#233;poque, la production
s'&#233;tait arr&#234;t&#233;e et les machines
en avaient pris un coup. Depuis,
c'&#233;tait l'argument-type pour &#233;viter
les gr&#232;ves.&#8221;&lt;/i&gt; Premi&#232;re alerte en 1965,
avec un arr&#234;t de travail de 24 heures.
Le tabou est bris&#233;. Quelques temps
plus tard, une panne &#233;lectrique
bloque l'usine pendant 48 heures,
sans cons&#233;quence pour les machines.
C'est la preuve qu'une gr&#232;ve longue
est possible sans dommage pour
l'usine. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le 9 mai 1968, les locaux
sont occup&#233;s, la production arr&#234;t&#233;e.
Le mouvement durera trois semaines.
&lt;i&gt;&#8220;Quand il y avait un probl&#232;me, on
&#233;tait solidaire, se souvient Marie-
Th&#233;r&#232;se. Certains se sentaient pousser
des ailes.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1985, ils font partie de la troisi&#232;me
vague de d&#233;part en pr&#233;-retraite.
Ils ont 55 ans chacun, et totalisent
&#224; eux deux 66 ans d'anciennet&#233; chez
Pechiney. Ils peuvent d&#233;sormais se
consacrer &#224; leur pavillon, lotissement
La Crau, rue Paul H&#233;roult.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;retour au dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>5 mars 1944 : l'incroyable sabotage</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/5-mars-1944-l-incroyable-sabotage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/5-mars-1944-l-incroyable-sabotage</guid>
		<dc:date>2005-07-13T20:35:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>
		<dc:subject>Pechiney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;extrait du dossier Pechiney, cent ans apr&#232;s Le r&#233;sistant Jean Vial raconte comment dix-neuf autoclaves ont &#233;t&#233; souffl&#233;s sans faire de victimes, faisant chuter la production d'alumine jusqu'&#224; la lib&#233;ration, cinq mois plus tard. La guerre touche &#224; sa fin et rentre dans sa p&#233;riode la plus violente. L'usine d'alumine de Gardanne produit pour le compte de l'occupant de l'alumine, du chlore et du magn&#233;sium. Pour &#233;viter des bombardements a&#233;riens qui mettent en danger les populations civiles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cent-ans-de-Pechiney-" rel="directory"&gt;Cent ans de Pechiney&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Pechiney-+" rel="tag"&gt;Pechiney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;extrait du dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sistant Jean Vial raconte comment dix-neuf autoclaves ont &#233;t&#233; souffl&#233;s sans faire de victimes, faisant chuter la production d'alumine jusqu'&#224; la lib&#233;ration, cinq mois plus tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La guerre touche &#224; sa fin et rentre
dans sa p&#233;riode la plus violente.
L'usine d'alumine de Gardanne
produit pour le compte de
l'occupant de l'alumine, du chlore
et du magn&#233;sium. Pour &#233;viter des
bombardements a&#233;riens qui mettent
en danger les populations civiles
Londres d&#233;cide de faire saboter l'usine
d'alumine. Jean Vial, un des huit
participants &#224; l'op&#233;ration, a racont&#233;
la nuit du 4 au 5 mars 1944 dans
un livre paru peu apr&#232;s la Lib&#233;ration.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le sabotage est pr&#233;par&#233; le 28 f&#233;vrier
au bar des Voyageurs &#224; Aix-en-Provence.
L&#224;, un groupe de r&#233;sistants
venu de Manosque rencontre Ren&#233;
Obadia, parachut&#233; de Londres et qui
va commander l'op&#233;ration. Trente
kilos d'explosifs sont fournis par le
maquis des Basses-Alpes et transport&#233;s
en train, de Manosque &#224; Gardanne
via Aix dans un sac tyrolien,
au nez et &#224; la barbe de la Gestapo et
de la Milice. A trois heures du matin,
les huit r&#233;sistants entrent dans l'usine
par la grande porte, arm&#233;s jusqu'aux
dents de revolvers,
mitraillettes et grenades. Ils arrivent
sans encombre jusqu'au grand b&#226;timent
qui abrite vingt-trois autoclaves
de 12 m&#232;tres de haut. &lt;i&gt;&#8220;Nous
avons beaucoup de mal &#224; placer nos
charges contre les parois des bacs
dont le contenu est en pleine fusion.
Le chaterton et le plastique fondent
comme cire et cela constitue un grave
danger. Par bonheur, plusieurs
bacs ont &#224; leur partie inf&#233;rieure une
collerette qui facilite notre t&#226;che&#8221;.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est l'&#233;vacuation. Tous les ouvriers
pr&#233;sents sur les lieux sont conduits
&#224; l'ext&#233;rieur, deux r&#233;sistants assurent
la mise &#224; feu. &lt;i&gt;&#8220;Le travail a dur&#233;
presque deux heures, l'explosion
s'est produite &#224; 4h30. L'un des plus
beaux sabotages de France venait
d'&#234;tre r&#233;alis&#233;.&#8221;&lt;/i&gt; Dix-neuf autoclaves
sont d&#233;truits. L'usine fermera quatre
jours, et sa production diminuera de
deux-tiers jusqu'&#224; la Lib&#233;ration. Le
sabotage n'aura fait aucune victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;retour au dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paul H&#233;roult, Afred Rangod Pechiney, Karl Joseph Bayer</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Paul-Heroult-Afred-Rangod-Pechiney</link>
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		<dc:date>2005-07-13T20:32:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>
		<dc:subject>Pechiney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;extrait du dossier Pechiney, cent ans apr&#232;s Le premier est un inventeur de g&#233;nie, le second un patriarche r&#233;actionnaire, le troisi&#232;me est un chimiste allemand travaillant dans une usine russe. A eux trois, ils vont cr&#233;er Pechiney. Paul H&#233;roult N&#233; en 1863, Paul-Louis- Toussaint H&#233;roult se distingue d'abord au billard et au lancer d'&#233;ponge (sur des directeurs d'&#233;cole), puis se passionne &#224; quinze ans pour l'aluminium. En 1886, il d&#233;pose un brevet pour un proc&#233;d&#233; de pr&#233;paration de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cent-ans-de-Pechiney-" rel="directory"&gt;Cent ans de Pechiney&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Pechiney-+" rel="tag"&gt;Pechiney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;extrait du dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier est un inventeur de g&#233;nie, le second un patriarche r&#233;actionnaire, le troisi&#232;me est un chimiste allemand travaillant dans une usine russe. A eux trois, ils vont cr&#233;er Pechiney.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul H&#233;roult&lt;/strong&gt; N&#233; en 1863, Paul-Louis-
Toussaint H&#233;roult se distingue
d'abord au billard et au lancer
d'&#233;ponge (sur des directeurs
d'&#233;cole), puis se passionne &#224; quinze
ans pour l'aluminium. En 1886,
il d&#233;pose un brevet pour un proc&#233;d&#233;
de pr&#233;paration de l'aluminium
par &#233;lectrolyse, celui-l&#224;
m&#234;me qui est encore en usage
aujourd'hui. Convoqu&#233; &#224;
Salindres par Alfred Rangod
Pechiney, il &#8220;ex&#233;cute&#8221; imprudemment
son h&#244;te au billard et se
fait gentiment mettre &#224; la porte.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1892, il dirige les travaux
d'une nouvelle usine &#224; La Praz,
qui allait recevoir l'alumine fabriqu&#233;e
&#224; Gardanne o&#249; il viendra souvent
entre 1894 et 1895, apportant
de s&#233;rieuses am&#233;liorations au proc&#233;d&#233;
Bayer. D&#233;sordonn&#233; et indisciplin&#233;
au possible, c'&#233;tait aussi
un inventeur de g&#233;nie, digne de
Jules Verne : parmi ses projets, on
trouve un bateau marcheur actionn&#233;
par des moteurs &#233;lectriques,
un h&#233;licopt&#232;re, une fus&#233;e &#224; r&#233;action...&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es pass&#233;es
aux Etats-Unis, il revint en
France pour y mourir juste avant
la guerre, le 9 mai 1914, sur son
yatch &#224; Antibes. Il travaillait &#224; son
dernier projet : un bateau sp&#233;cialement
&#233;quip&#233; pour fabriquer de
l'iode dans la mer des Sargasses.
Une rue de Gardanne porte son
nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alfred Rangod Pechiney&lt;/strong&gt; N&#233; en 1833 &#224; Paris, il perd tr&#232;s jeune son p&#232;re, Antoine Rangod, et
prend quelques ann&#233;es plus tard le nom du second mari de sa m&#232;re,
Pechiney. Apr&#232;s des &#233;tudes dans des laboratoires de chimistes, il succ&#232;de
en 1877 &#224; Henry Merle, fondateur de la compagnie des produits chimiques
d'Alais et de la Camargue, install&#233;e &#224; Salindres. Paternaliste et peu innovateur,
A.R. Pechiney se distingue par deux r&#233;flexions, l'une sur les retraites
ouvri&#232;res, &lt;i&gt;&#8220;inopportunes parce qu'elles enl&#232;veraient aux salari&#233;s le
sens des &#233;conomies&#8221;&lt;/i&gt; et l'autre adress&#233;e &#224; Paul H&#233;roult, venu lui pr&#233;senter
son brevet d'&#233;lectrolyse de l'alumine (encore en usage aujourd'hui) :
&lt;i&gt;&#8220;l'aluminium est un m&#233;tal &#224; d&#233;bouch&#233;s restreints, il ne s'emploie qu'&#224; faire
des tubes de lorgnettes.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8220;Lou Padre&#8221;, comme il &#233;tait surnomm&#233; &#224;
Salindres (dont il est devenu le maire), c&#232;dera sa place progressivement
au conseil d'administration de la soci&#233;t&#233;, avant de la quitter d&#233;finitivement
en 1910 et de mourir &#224; Hy&#232;res, le 18 janvier 1916, &#224; 83 ans. C'est trentequatre
ans plus tard, en 1950, que sa soci&#233;t&#233; qui a entre-temps (en 1921)
fusionn&#233; avec celle de Paul H&#233;roult prendra son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Joseph
Bayer&lt;/strong&gt; Chimiste allemand employ&#233;
dans une usine russe, Karl-
Joseph Bayer construit et fait breveter
en 1887 un appareil pour la
fabrication de compos&#233;s d'alumine
pure, bas&#233; sur l'attaque de la
bauxite par de la soude caustique
&#224; haute temp&#233;rature, qui va se r&#233;v&#233;ler
plus efficace et plus &#233;conomique
que l'ancienne m&#233;thode de
fabrication au carbonate de soude.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le proc&#233;d&#233; Bayer, qui allait
s'imposer dans le monde entier au
cours du 20&#232;me si&#232;cle, allait &#234;tre
progresivement mis au point &#224; partir
de 1894 &#224; Gardanne, dans la toute
nouvelle usine construite un an
avant par la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise
d'Alumine Pure. Les ann&#233;es 1890
allaient &#234;tre celles des t&#226;tonnements,
apr&#232;s que Bayer lui-m&#234;me,
en conflit avec Paul H&#233;roult, n'ai
pu adapter son proc&#233;d&#233; &#224; des
contraintes industrielles. La Soci&#233;t&#233;
d'Electro-Metallurgie Fran&#231;aise,
d&#233;tentrice du brevet, refuse de
lui payer l'int&#233;gralit&#233; de ses droits.
Ce sont les ing&#233;nieurs de l'usine
de Gardanne qui vont parvenir, &#224;
partir de 1898, &#224; rendre le proc&#233;d&#233;
efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;retour au dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Printemps 1894 : il y a de l'alumine &#224; Gardanne !</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Printemps-1894-il-y-a-de-l-alumine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Printemps-1894-il-y-a-de-l-alumine</guid>
		<dc:date>2005-07-13T17:38:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>
		<dc:subject>Pechiney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;extrait du dossier Pechiney, cent ans apr&#232;s Des d&#233;buts cahotiques &#224; l'expansion de l'alumine technique en passant par les coups de g&#233;nie de Paul H&#233;roult, les deux guerres mondiales, les crises &#233;conomiques et la concurrence &#233;trang&#232;re, l'histoire de l'usine d'alumine se confond avec celle du si&#232;cle. En voici une &#233;bauche . JUSQU'EN 1892, l'aluminium, m&#233;tal r&#233;volutionnaire par ses propri&#233;t&#233;s physiques, n'est pas rentable. La Soci&#233;t&#233; de Froges, dans l'Is&#232;re, manque de peu le d&#233;p&#244;t de bilan (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cent-ans-de-Pechiney-" rel="directory"&gt;Cent ans de Pechiney&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Pechiney-+" rel="tag"&gt;Pechiney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;extrait du dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;buts cahotiques &#224; l'expansion de l'alumine technique en passant par les coups de g&#233;nie
de Paul H&#233;roult, les deux guerres mondiales, les crises &#233;conomiques et la concurrence
&#233;trang&#232;re, l'histoire de l'usine d'alumine se confond avec celle du si&#232;cle. En voici une &#233;bauche&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Raveux, Les d&#233;buts de la fabrication de l'alumine &#224; Gardanne, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;JUSQU'EN 1892, l'aluminium,
m&#233;tal r&#233;volutionnaire par ses
propri&#233;t&#233;s physiques, n'est
pas rentable. La Soci&#233;t&#233; de Froges,
dans l'Is&#232;re, manque de peu le d&#233;p&#244;t
de bilan quand tout &#224; coup, l'horizon
s'&#233;claire. La demande grimpe, mais
les tarifs douaniers et les frais de
transport de l'alumine, cette poudre
blanche extraite de la bauxite et
import&#233;e d'Allemagne, restent un
obstacle. Pourquoi ne pas en fabriquer
en France ? C'est ce que fait
d&#233;j&#224; la Compagnie des Produits Chimiques
d'Alais et de la Camargue,
dirig&#233;e par un certain &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Paul-Heroult-Afred-Rangod-Pechiney' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Alfred Pechiney&lt;/a&gt;
.&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais la Soci&#233;t&#233; de Froges lorgne
plut&#244;t sur le brevet que vient de d&#233;poser
un chimiste allemand, &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Paul-Heroult-Afred-Rangod-Pechiney' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Karl-Joseph
Bayer&lt;/a&gt;. Trop tard :
une &#8220;Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise de l'Alumine
pure&#8221; vient de se constituer et
ach&#232;te la licence d'exploitation du
proc&#233;d&#233;. Reste &#224; choisir un site
appropri&#233;, y construire une usine et
commencer la production d'alumine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gardanne,
le meilleur choix&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le premier d&#233;partement producteur
de bauxite, en France, c'est le Var. Il
faut donc s'en approcher le plus possible.
Un terrain pr&#232;s des Milles est
d'abord envisag&#233;, puis rejett&#233;. Ce
sera donc Gardanne, sur un terrain
lou&#233; aux Charbonnages des Bouchesdu-
Rh&#244;ne (qui fourniront le combustible
pour les fours), tout contre
la gare (qui permettra d'acheminer
la bauxite). Sur 1,1 hectare (contre
40 aujourd'hui), l'usine est &#233;difi&#233;e entre 1892 et 1893 mais tarde &#224;
d&#233;marrer. Il faut en effet trouver des
clients pour l'alumine, et le proc&#233;d&#233;
Bayer n'est pas exactement au point.
L'entreprise n'a plus d'argent. Un
accord est donc trouv&#233; avec la Soci&#233;t&#233;
de Froges pour fusionner, d&#233;cision
vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; le 29 d&#233;cembre
1894.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8220;T&#234;te de vieux mulet&#8221;&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1895, l'avenir de l'alumine gardannaise
semble moins sombre :
l'argent est l&#224;, les d&#233;bouch&#233;s aussi,
puisque le seul et unique client est
l'usine d'aluminium de La Praz. Restent
les probl&#232;mes que pose encore
le proc&#233;d&#233; Bayer, probl&#232;mes que son
inventeur, mandat&#233; &#224; Gardanne, ne
parvient pas &#224; r&#233;soudre. &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Paul-Heroult-Afred-Rangod-Pechiney' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Paul H&#233;roult&lt;/a&gt;,
touche-&#224;-tout de g&#233;nie et envoy&#233; sur
place par la Soci&#233;t&#233; de Froges, met
son grain de sel, ce qui ne pla&#238;t pas
&#224; l'illustre savant germanique, de
trente ans son a&#238;n&#233;, stup&#233;fait de
s'entendre traiter de &#8220;t&#234;te de vieux
mulet&#8221;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Dans cette ambiance pleine
de tendresse, les tuiles continuent
de pleuvoir. Une chaudi&#232;re explose,
les autoclaves s'entartrent, les pannes
se succ&#232;dent. A partir de l'&#233;t&#233; 1895,
la Soci&#233;t&#233; d&#233;cide de mettre le paquet :
douze d&#233;composeurs neufs sont install&#233;s,
ainsi qu'une nouvelle chaudi&#232;re,
une machine &#224; vapeur de 150
chevaux et l'extension de la surface
disponible de l'usine, d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;troit.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1897, de retour d'Irlande, Paul
H&#233;roult d&#233;couvre comment &#233;viter
les d&#233;p&#244;ts d'alumine dans les d&#233;composeurs
et la production d&#233;colle. De
36 tonnes d'alumine par mois &#224; l'&#233;t&#233;
1896, la production passe &#224; 54 tonnes
&#224; l'automne 1897, 80 tonnes fin
1898, 186 tonnes fin 1899.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;j&#224; les boues rouges&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Si la production ne pose plus de probl&#232;mes,
les r&#233;sidus de bauxite deviennent
encombrants : on les appelle
d&#233;j&#224; les boues rouges, et on les stocke
o&#249; on peut. En 1895, selon le journal
de bord du directeur Charles
Gu&#233;nivet, &#8220;les boues r&#233;siduelles
&#233;taient simplement d&#233;pos&#233;es dans la
cour de l'usine&#8221;. En novembre 1902,
il faut faire quelque chose. L'usine
se porte acqu&#233;reuse d'une partie du
vallon d'Encorse, &#224; Bouc Bel Air,
pour 700 F l'hectare. On parle d'utiliser
les boues rouges comme remblai
pour la mine, sans succ&#232;s. En
janvier 1909, on essaie d'utiliser les
boues rouges pour l'&#233;puration du gaz
&#224; Lyon, en avril 1910, on tente de les
recycler dans la peinture, trois mois
plus tard dans le ciment. Il faudra attendre cinquante-six ans pour que
le choix du rejet en mer soit imagin&#233;,
avec les controverses que l'on
connait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La croissance
et la guerre&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Entre temps, l'usine continue de se
d&#233;velopper &#224; un rythme rapide. Ainsi,
en ao&#251;t 1904, on envisage de porter
la production d'alumine &#224; 15
tonnes par jour (soit 450 tonnes par
mois). En juin 1907, elle atteint 17,6
tonnes, en juin 1914 42 tonnes. La
guerre va interrompre le bel &#233;lan.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'approvisionnement devient difficile,
il faut six jours pour exp&#233;dier
une lettre de Gardanne &#224; Tourves (o&#249;
se trouvent les mines de bauxite). Le
premier mort ne tarde pas : l'ouvrier
Benneton succombe &#224; ses blessures
de guerre, des allocations sont vers&#233;es
aux familles des employ&#233;s
mobilis&#233;s. 36 des ouvriers de l'usine
sont des r&#233;fugi&#233;s. En ao&#251;t 1917,
la production quotidienne d'alumine
s'&#233;l&#232;ve &#224; 36 tonnes, et seulement
28 tonnes en ao&#251;t 1918. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il est temps
que la guerre s'ach&#232;ve. Avec elle se
termine une &#233;poque, celle des pr&#233;curseurs,
des savants fous et des
industriels patriarches. D&#233;j&#224; s'annoncent
les grands groupes industriels
du 20&#232;me si&#232;cle, avec la fusion le 12
mai 1921 de la soci&#233;t&#233; de Froges et
de la Compagnie des Produits Chimiques
d'Alais et de Camargue. Mais
cette fusion commence sous de biens
mauvais auspices : une premi&#232;re
vague de licenciements en mars 1921
n'est qu'un avant-go&#251;t de l'arr&#234;t total
de la production en juin. Il faudra
attendre d&#233;cembre 1922, apr&#232;s dixhuit
mois d'inactivit&#233; forc&#233;e, pour
que les embauches reprennent et que
la production retrouve doucement
son niveau de 1917 (9300 tonnes). &lt;br class='manualbr' /&gt;Il
faut dire que les salari&#233;s d'alors (entre
500 et 600 depuis 1914, soit autant
qu'aujourd'hui) ne restent pas longtemps
en poste, gu&#232;re plus de six
mois ou d'un an. A l'immigration
italienne du d&#233;but du si&#232;cle succ&#232;de
l'arriv&#233;e des Arm&#233;niens, des
ouvriers d'Europe centrale mais aussi
des Cubains ou des Argentins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;31 mai 1932, 8h30...&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Malgr&#233; une nouvelle vague de licenciements
en 1928, la production
s'accro&#238;t rapidement pour atteindre
30 000 tonnes en 1929. 1929, c'est
l'ann&#233;e du krach boursier &#224; Wall
Street qui va enfoncer le monde dans
la crise. Il faudra attendre trois ans
pour que l'onde de choc touche la
France et l'usine d'alumine de Gardanne,
dont la production retombe
au niveau de la premi&#232;re guerre et
qui subit un accident &#233;pouvantable
le 31 mai 1932. A 8h30 du matin, un
autoclave explose. Des b&#226;timents
sont souffl&#233;s, et l'on compte sept
morts. Les photos d'&#233;poque &#233;voquent un bombardement. &lt;br class='manualbr' /&gt;1936 : le Front Populaire remporte
les &#233;lections l&#233;gislatives de mai. Aussit&#244;t,
de grandes gr&#232;ves avec occupation
des locaux &#233;clatent dans toute
la France, et l'usine de Gardanne
n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle. La gr&#232;ve
est dure, le mat&#233;riel souffre. Lorsque
la production red&#233;marrera, il faudra
de nombreuses r&#233;parations. Mais
les quarante heures par semaines sont
au bout, ainsi que les deux semaines
de cong&#233;s pay&#233;s...&lt;br class='manualbr' /&gt;Le 31 ao&#251;t 1939, quelques heures
avant le d&#233;but de la seconde guerre
mondiale, le conseil d'administration
de la compagnie d'Alais, Froges
et Camargue ordonne un inventaire
exceptionnel des biens de toutes les
entreprises du groupe. La guerre aura
des r&#233;percussions consid&#233;rables sur
la production d'aluminium - et donc
d'alumine - en raison de la p&#233;nurie
d'&#233;nergie. L'usine de Gardanne se
distingue, comme celles du sud de la
France, par une surembauche de salari&#233;s
qui &#233;chappent ainsi au service
du travail obligatoire (STO). &lt;br class='manualbr' /&gt;1944 et
les mois qui pr&#233;c&#233;dent la Lib&#233;ration
font chuter encore plus la production,
d&#233;j&#224; bien basse. Les installations de l'usine de Gardanne furent
d'ailleurs en grande partie d&#233;truites
par un &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/5-mars-1944-l-incroyable-sabotage' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sabotage men&#233; par des r&#233;sistants
des Basses-Alpes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin Pechiney&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s les forts d&#233;graissages d'effectifs
de l'apr&#232;s guerre, la Soci&#233;t&#233;
d'Alais, Froges et Camargue va
s'offrir une cure de jouvence en
retournant aux sources, puisque
l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale extraordinaire
du 8 septembre 1950 ent&#233;rine
l'appellation nouvelle de Pechiney,
compagnie de Produits Chimiques
et Electrom&#233;tallurgiques. Ce n'est
donc que depuis cette date que l'on
parle, &#224; Gardanne, d'usine Pechiney.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1957, l'usine de Gardanne produit
200 000 tonnes d'alumine par
an (cent fois plus qu'en 1900 !) et
se situe dans les toutes premi&#232;res
au monde. C'est &#224; ce moment-l&#224; que
le principe &#8220;d'attaque continue&#8221; est
mis en place, provoquant de gros
changements des conditions de travail
(&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Louis-et-Marie-Therese-Rachet-66' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir le t&#233;moignage de Louis
Rachet&lt;/a&gt;). Plus question,
d&#233;sormais, de remplir les autoclaves
de soude et de bauxite, de les
nettoyer quasiment &#224; la main, avec
tous les risques que cela comporte.
D&#233;sormais, le processus fonctionne
en permanence et en circuit ferm&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Petit &#224; petit, le travail de pilotage
du mat&#233;riel remplace le travail
manuel. L'usine de Gardanne prend
progressivement sa forme actuelle,
avec ses anciennes machines qui
c&#244;toient les plus r&#233;centes, ce qui finit
par poser quelques probl&#232;mes de rentabilit&#233;,
face &#224; des concurrents qui
produisent plus avec moins de mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des Guin&#233;ens
&#224; l'accent proven&#231;al&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est alors qu'entrent en sc&#232;ne les
alumines techniques. Elabor&#233;es dans
les ann&#233;es 1980, elles commencent
&#224; &#234;tre fabriqu&#233;es &#224; Gardanne d&#233;but
1987. Objectif premier : diversifier
la production pour mieux rentabiliser
le mat&#233;riel existant. Mais aussi
r&#233;pondre &#224; une demande de plus en
plus exigeante. Les alumines techniques,
ou altech, s'exportent dans
le monde entier pour fabriquer des
bougies d'automobile, des dentifrices,
du cristal, des isolateurs &#224; haute
tension, de la c&#233;ramique. C'est
la concr&#233;tisation de l'ouverture au
monde de l'usine d'alumine, un virage
important pris depuis une trentaine
d'ann&#233;es avec ce que l'on
appelle le transfert de technologie.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ainsi, des usines ont vu le jour en
Gr&#232;ce, en Yougoslavie, en Inde et en
Chine gr&#226;ce &#224; la formation de cadres
sur le site de Gardanne. Fria, en Guin&#233;e,
est la seule usine d'alumine du
continent africain. On y trouve des
ing&#233;nieurs, l&#224;-bas, qui ont gard&#233;
l'accent proven&#231;al...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pechiney-cent-ans-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;retour au dossier &lt;i&gt;Pechiney, cent ans apr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivier Raveux, &lt;i&gt;Les d&#233;buts de la fabrication de l'alumine &#224; Gardanne&lt;/i&gt;, Universit&#233; de Provence, 1993&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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