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	<title>imaginaires</title>
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		<title>Le bon, la brute et le truand</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/bon_brute_truand-100.jpg' width=&#034;100&#034; height=&#034;133&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est l'un des c&#244;t&#233;s du carr&#233; magique du western, avec Danse avec les loups, La porte du paradis et Il &#233;tait une fois dans l'ouest. En 1966, Sergio Leone achevait la d&#233;construction du western classique par une fresque d&#233;mente avec la guerre de S&#233;cession en toile de fond. Les camps de la mort, les tranch&#233;es de Verdun et le cynisme des GI &#224; la Lib&#233;ration se laissent ais&#233;ment deviner dans ce film &#224; l'humour d&#233;sesp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cinemascope-" rel="directory"&gt;Cin&#233;mascope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est l'un des c&#244;t&#233;s du carr&#233; magique du western, avec &lt;i&gt;Danse avec les loups, La porte du paradis&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Il &#233;tait une fois dans l'ouest&lt;/i&gt;. En 1966, Sergio Leone ach&#232;ve la d&#233;construction du western classique par une fresque d&#233;mente avec la guerre de S&#233;cession en toile de fond. Les camps de la mort, les tranch&#233;es de Verdun et le cynisme des GI &#224; la Lib&#233;ration se laissent ais&#233;ment deviner dans ce film &#224; l'humour d&#233;sesp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; COMPTE CHAQUE CROIX, COMPTE CHAQUE LARME &#187;&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/bon_brute_truand-250-24faa.jpg?1732139402' width='250' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a des films, comme celui-l&#224;, qui sont d&#233;vor&#233;s par leur bande-son. Celle du &lt;i&gt;Bon, la brute et le truand&lt;/i&gt;, sign&#233;e Ennio Morricone, est probablement plus connue encore que le long m&#233;trage de Sergio Leone. Il serait pourtant dommage d'oublier l'exceptionnelle mise en sc&#232;ne de ce qui est bien plus qu'un western. Point de h&#233;ros, en effet, dans cette fresque peupl&#233;e par trois personnages dont on peine &#224; distinguer la grandeur d'&#226;me. Le truand, Tuco, est pr&#234;t &#224; tout pour arriver &#224; ses fins, y compris &#224; d&#233;pouiller un mourant. La brute, Sentenza&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Angel eyes (Yeux d'ange) dans la VO en anglais&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, assassine froidement &#224; la demande, mais ne d&#233;daigne pas voir ses futures victimes souffrir avant. Quant au bon, Blondin, il se d&#233;place avec une flegme et une gr&#226;ce que n'ont pas les deux autres, il ne l&#232;ve jamais la voix, &#233;conomise ses gestes, et tire avec une pr&#233;cision effrayante. Mais il n'h&#233;site pas &#224; abandonner Tuco dans le d&#233;sert, ou &#224; le laisser en &#233;quilibre sur une croix branlante, la corde au cou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette relativit&#233;-l&#224; (la figure du h&#233;ros est une affabulation), Leone en superpose une autre, qui donne au film sa dimension &#233;pique : l'action se d&#233;roule en effet au d&#233;but des ann&#233;es 1860, alors que la guerre de S&#233;cession fait rage dans le sud de l'Union.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le conflit a caus&#233; plus de 600 000 morts dans les deux camps Voir sur Wikipedia&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ainsi, aux crapuleries des trois protagonistes dont l'enjeu est un butin de 200 000 dollars, fait face l'extr&#234;me sauvagerie de la premi&#232;re guerre moderne de l'histoire, celle o&#249; les assauts de l'infanterie &#233;taient fauch&#233;s net par la canonnade et les mitrailleuses, et o&#249; des tranch&#233;es &#233;taient creus&#233;es de part et d'autre la ligne de front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce conflit, Sergio Leone le montre non pas &#224; la mani&#232;re des westerns des ann&#233;es cinquante, mais &#224; celle des plus grands films de guerre, notamment &lt;i&gt;les Sentiers de la gloire&lt;/i&gt;, de Stanley Kubrick, sorti en 1958. La fum&#233;e, les d&#233;tonations, les cris des bless&#233;s, le vacarme assourdissant, la panique des combats est rendue avec un r&#233;alisme froid d'o&#249; est absente toute notion d'h&#233;ro&#239;sme et de grandeur. &lt;i&gt;Le bon, la brute et le truand&lt;/i&gt; &#233;voque donc la premi&#232;re guerre mondiale, mais aussi la seconde avec la terrifiante description d'un camp de prisonniers de guerre, o&#249; la torture et la barbarie sont la r&#232;gle. De tels camps ont r&#233;ellement exist&#233; aux Etats-Unis, notamment celui d'Andersonville, g&#233;r&#233; par les Sudistes. Mais c'est bien s&#251;r aux camps nazis que l'on pense, avec ses orchestres juifs charg&#233;s de couvrir les cris des supplici&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans son article sur le site mad-movies.com, Diez nous livre les paroles de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui fait la grandeur du &lt;i&gt;Bon, la brute et le truand&lt;/i&gt;, c'est bien entendu sa mise en sc&#232;ne. En deux heures cinquante (la version longue disponible sur DVD), les morceaux de bravoure se succ&#232;dent quasiment sans interruption, chacun avec une trouvaille sur laquelle il faudrait s'arr&#234;ter longuement. Alternance de panoramiques et de plans tr&#232;s serr&#233;s sur les visages, &#233;tirement extr&#234;me du temps brusquement interrompu par une flamb&#233;e de violence, plages de silence presque total et vacarme des armes et des bombardements... C'est un film total, qui traverse presque tous les genres et toutes les &#233;poques, &#224; la fois d'une extr&#234;me modernit&#233; et d'un classicisme qui remonte aux premiers temps du muet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Film dont l'action se situe il y a cent cinquante ans dans le sud-ouest des Etats-Unis, &lt;i&gt;Le Bon, la brute et le truand&lt;/i&gt; nous parle aussi, et peut-&#234;tre avant tout, de l'Europe du vingti&#232;me si&#232;cle. Les tranch&#233;es de la premi&#232;re guerre mondiale et les camps d'extermination, on l'a dit, mais aussi autre chose : le film a &#233;t&#233; tourn&#233; en 1966 en Espagne. Donc, trente ans apr&#232;s la guerre civile espagnole, dans le franquisme finissant. Or, que voyons-nous &#224; l'entr&#233;e du dernier quart d'heure du film, entre l'explosion du pont et le duel final dans le cimeti&#232;re de Sad Hill ? Une sc&#232;ne tr&#232;s douce, comme une parenth&#232;se dans une cavalcade fun&#232;bre : un jeune soldat sudiste est en train de mourir. Il claque des dents, et son regard suppliant croise celui de Blondin. Ce dernier le couvre de son manteau et lui offre quelques bouff&#233;es de son cigarillo. La sc&#232;ne se passe dans une petite chapelle dont il ne reste que des pans de murs en ruine et une charpente carbonis&#233;e. Cette chapelle n'a pas &#233;t&#233; construite pour le film, elle existait vraiment. Comme le tournage a eu lieu trente ans apr&#232;s la guerre d'Espagne, on peut imaginer sans trop de risques que cette chapelle a &#233;t&#233; d&#233;truite entre 1936 et 1939. &lt;i&gt;Le Bon, la brute et le truand&lt;/i&gt; &#233;voquerait ainsi, via la guerre de S&#233;cession, une des plus terrifiantes guerres civiles europ&#233;ennes du vingti&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Angel eyes (Yeux d'ange) dans la VO en anglais&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le conflit a caus&#233; plus de 600 000 morts dans les deux camps &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_s%C3%A9cession#B#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir sur Wikipedia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans son article sur le site &lt;a href=&#034;http://www.mad-movies.com/fiche.php?id=399#B#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mad-movies.com&lt;/a&gt;, Diez nous livre les paroles de la chanson &lt;i&gt;Soldier's story&lt;/i&gt;, jou&#233;e dans le film pendant le tabassage de Tuco et dont est extraite la phrase du titre de cet article&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Land and freedom</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>&lt;div class='spip_document_879 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/Landandfreedom-100.jpg' width=&#034;100&#034; height=&#034;137&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De la terre grise dans un foulard rouge, des poings lev&#233;s devant une tombe : onze ans avant &lt;i&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/art'&gt;Le vent se l&#232;ve&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Ken Loach nous offrait sa vision de la guerre d'Espagne, une guerre des r&#233;publicains contre Franco mais aussi des staliniens contre ceux qui croyaient encore &#224; la r&#233;volution. D&#233;chirant et magnifique.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cinemascope-" rel="directory"&gt;Cin&#233;mascope&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De la terre grise dans un foulard rouge, des poings lev&#233;s devant une tombe : onze ans avant &lt;i&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/art'&gt;Le vent se l&#232;ve&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Ken Loach nous offrait sa vision de la guerre d'Espagne, une guerre des r&#233;publicains contre Franco mais aussi des staliniens contre ceux qui croyaient encore &#224; la r&#233;volution. D&#233;chirant et magnifique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;UNE POIGN&#201;E DE TERRE DANS UN FOULARD ROUGE&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_880 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L200xH273/Landandfreedom-200-72845.jpg?1732139402' width='200' height='273' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De la guerre civile espagnole, pr&#233;lude grandeur nature &#224; la boucherie de la seconde guerre mondiale, on conna&#238;t &#233;videmment le &lt;i&gt;Guernica&lt;/i&gt; de Picasso, ou encore les r&#233;cits de Malraux, d'Hemingway ou d'Orwell. Il y a les photographies de &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Robert-Capa-la' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Robert Capa&lt;/a&gt; et de tr&#232;s nombreux livres d'histoire, dont le plus r&#233;cent, &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/La-guerre-d-Espagne' class=&#034;spip_in&#034;&gt;celui d'Antony Beevor&lt;/a&gt;. Et si on ne devait retenir qu'un film, ce serait &lt;i&gt;Land and freedom&lt;/i&gt;, de Ken Loach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que pour le r&#233;alisateur britannique, filmer est un acte politique &#224; part enti&#232;re, que ce soit pour mettre &#224; nu la violence sociale du lib&#233;ralisme thatch&#233;rien (&lt;i&gt;Raining stones, The Navigators&lt;/i&gt; ou pour soulever les limites du conflit irlandais (&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Le-vent-se-leve' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Le vent se l&#232;ve&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;). Dans &lt;i&gt;Land and freedom&lt;/i&gt;, Loach raconte la guerre d'Espagne par le biais d'un engag&#233; volontaire anglais, un ch&#244;meur de Liverpool, membre du parti communiste. Celui-ci se retrouve sur le front dans une brigade du POUM (parti ouvrier unifi&#233; marxiste, d'extr&#234;me-gauche) dont l'objectif est de collectiviser les terres des villages lib&#233;r&#233;s et de propager au plus vite la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sc&#232;ne, caract&#233;ristique du cin&#233;ma de Loach, montre ainsi le d&#233;bat qui oppose, dans un village d'Aragon, partisans et opposants de la collectivisation des terres. D&#233;bat o&#249; la parole et libre, o&#249; chacun &#233;coute les arguments des autres et o&#249; l'on finit par voter avant de prendre une d&#233;cision. Pr&#232;s de treize minutes de vraie politique, o&#249; l'espagnol se m&#233;lange &#224; l'anglais, &#224; l'allemand, au fran&#231;ais, ce qui donne une vraie force documentaire &#224; la sc&#232;ne (tourn&#233;e avec deux cam&#233;ras). Ne nous y trompons pas : c'est pourtant du cin&#233;ma de fiction, superbement &#233;clair&#233;e par la lumi&#232;re lat&#233;rale naturelle des tableaux flamands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien avec Pascal M&#233;rigeau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;en bonus dans le coffret contenant aussi Riff Raff, Ladybird et Raining (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Ken Loach raconte la gen&#232;se &#233;tonnante de cette sc&#232;ne, en partie improvis&#233;&#233;e, et tourn&#233;e avec des habitants du village et un vieil homme qui a lui-m&#234;me v&#233;cu la guerre d'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc moins les combats entre r&#233;publicains et franquistes que nous montre Loach (on ne voit presque jamais ces derniers, hormis une sc&#232;ne, tr&#232;s dure) que le conflit, larv&#233; tout d'abord, ouvert ensuite, entre le POUM et les anarchistes de la CNT&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire des t&#233;moignages directs d'anarchistes de la CNT&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'un c&#244;t&#233;, et l'arm&#233;e r&#233;publicaine r&#233;guli&#232;re de l'autre, cette derni&#232;re &#233;tant contr&#244;l&#233;e par la frange la plus stalinienne du parti communiste espagnol (soutenu par l'URSS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#224; cette &#233;poque, l'id&#233;e de propager la r&#233;volution en Europe est &#224; l'oppos&#233;e de la strat&#233;gie politique de Staline, lequel pr&#233;pare des alliances avec la France et l'Angleterre et purge le parti de la vieille garde l&#233;niniste. Il fournira donc des armes &#224; la R&#233;publique espagnole (mais trop peu et trop tard, en &#233;change des r&#233;serves d'or) mais d&#233;capitera la frange r&#233;volutionnaire compos&#233;e du POUM et de la CNT. Le film montre ainsi les combats qui oppos&#232;rent, en mai 1937, la police stalinienne d'un c&#244;t&#233;, le POUM et la CNT de l'autre, pour le contr&#244;le strat&#233;gique du central t&#233;l&#233;phonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#231;a, Ken Loach l'encadre litt&#233;ralement par un travail de m&#233;moire fait par une petite-fille du personnage principal apr&#232;s la mort de celui-ci. Elle cherche dans ses papiers, trouve des lettres et des coupures de presse, ainsi qu'un vieux foulard rouge contenant une poign&#233;e de terre grise. Ce foulard, on le suivra pendant tout le film, et on d&#233;couvrira d'o&#249; vient cette terre et dans quelles circonstances elle a &#233;t&#233; recueillie. Elle conclura le film, jet&#233;e sur un cercueil anglais entour&#233; de gens, vieux ou jeunes, levant un poing ferm&#233; comme une note de d&#233;fi et d'espoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;en bonus dans le coffret contenant aussi Riff Raff, Ladybird et Raining Stones, &#233;dit&#233; par Diaphana&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire des t&#233;moignages directs &lt;a href=&#034;http://increvablesanarchistes.org/articles/1936_45/36land_freedom.htm#B#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d'anarchistes de la CNT&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Alien</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/alien120.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;161&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien plus qu'un film de science-fiction dans l'espace, beaucoup mieux qu'un film d'&#233;pouvante avec cr&#233;ature hideuse, Alien (le premier, celui de Ridley Scott) est avant tout une parabole organique. Il y est en effet question de tubes, de syst&#232;mes digestifs, et m&#234;me, en quelque sorte, d'enfantement.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA FICTION CR&#201;E L'ORGANE&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_334 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L200xH268/alien200-7cbe0.jpg?1732139402' width='200' height='268' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est probablement le premier accouchement de l'espace de toute l'histoire du cin&#233;ma. A quelques minutes de la fin, alors que Ripley se croit sauv&#233;e &#224; l'abri du module de secours loin du vaisseau d&#233;truit, la b&#234;te cach&#233;e dans un angle mort tente de l'aggriper. Ripley parvient &#224; lui &#233;chapper, rev&#234;t un scaphandre et pr&#233;pare l'ouverture du sas qui va d&#233;pressuriser le module et expulser la b&#234;te dans l'espace. Pendant ces quelques secondes, on entend Ripley psalmodier doucement, une sorte de pri&#232;re insistante et fi&#233;vreuse ponctu&#233;e de hal&#232;tements. Le genre de bruit que fait une femme qui accouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin des vaisseaux &#233;tincelants et aseptis&#233;s comme des salles d'op&#233;ration dans Star Wars et dans 2001, Nostromo est une sorte de tas de boue d&#233;mesur&#233;, &#224; peu pr&#232;s aussi a&#233;rodynamique et v&#233;loce qu'un tracteur. A l'int&#233;rieur, on se croirait dans un garage ou chez un ferrailleur, et de l'eau ruisselle des plafonds. L'&#233;quipage ripaille et fume comme dans la premi&#232;re gargotte venue, et on s'y ballade en casquette de baseball et chemise hawa&#239;enne, tout en partant &#224; la recherche du chat Jones. Autant dire que Ridley Scott prend le plus de distance possible avec le genre, sans toutefois verser dans la parodie. Son tour de force, qui rappelle celui de Steven Spielberg dans Duel, est d'en montrer le moins possible, en jouant admirablement de l'effet de claustrophobie et d'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_331 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH260/dallas-07f58.jpg?1732139402' width='500' height='260' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais Alien, ce n'est pas que &#231;a. C'est aussi un film sur la lutte des classes, entre ceux qui ont le pouvoir (ou qui le croient) et ceux qui font tourner la machinerie (et qui r&#233;clament des primes). Il n'est pas innocent de compter parmi l'&#233;quipage un Noir et deux femmes, et ce n'est pas pour rien que ce sont ces trois-l&#224; qui survivent le plus longtemps (sans compter le chat Jones). Rendons gr&#226;ce &#224; Ridley Scott d'avoir laiss&#233; la vie sauve &#224; Sigourney Weaver, m&#234;me si l'initiative co&#251;tera &#224; cette derni&#232;re la corv&#233;e de trois suites relativement oubliables&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Aliens, le retour de James Cameron (1986), Alien 3 de David Fincher (1992) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_332 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH250/sigourney-e4cdb.jpg?1732139402' width='500' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Aliens, le retour&lt;/i&gt; de James Cameron (1986), &lt;i&gt;Alien 3&lt;/i&gt; de David Fincher (1992) et &lt;i&gt;Alien, la r&#233;surrection&lt;/i&gt; de Jean-Pierre Jeunet (1997)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Duel</title>
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		<dc:date>2006-01-28T21:17:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_285 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/duel120.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;157&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Steven Spielberg a beau &#234;tre, probablement, le r&#233;alisateur du vingti&#232;me si&#232;cle &#224; avoir fait le plus d'entr&#233;es en salles, il n'en reste pas moins l'auteur d'un coup de ma&#238;tre pour son premier long m&#233;trage, qui n'en &#233;tait d'ailleurs pas un. Retour sur &lt;i&gt;Duel&lt;/i&gt;, le plus western des road-movies.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA MORT DANS LE R&#201;TROVISEUR&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_285 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L120xH157/duel120-dc0ac.jpg?1732139402' width='120' height='157' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien passionnant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#233;dit&#233; en bonus dans le dvd du film par Universal&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'&#233;crivain Richard Matheson nous raconte la gen&#232;se de &lt;i&gt;Duel&lt;/i&gt;. L'id&#233;e lui est venue le jour m&#234;me de l'assassinat de John Kennedy, en novembre 1963. Apr&#232;s avoir appris la nouvelles aux informations, l'auteur et un ami prennent la route. Ils sont suivis de pr&#232;s par un &#233;norme camion qui leur para&#238;t mena&#231;ant. Et voil&#224; comment, au dos d'une enveloppe, Richard Matheson griffonne f&#233;brilement la trame de la plus prodigieuse histoire de poursuite automobile montr&#233;e au cin&#233;ma. Il en fait une nouvelle que &lt;i&gt;Playboy&lt;/i&gt; publie et que lit l'assistante du jeune Steven Spielberg, alors chez &lt;i&gt;Universal&lt;/i&gt;, o&#249; il apprend son m&#233;tier de r&#233;alisateur en tournant - entre autres - un &#233;pisode de &lt;i&gt;Columbo&lt;/i&gt; pour la t&#233;l&#233;vision. Spielberg sollicite et obtient la mise en sc&#232;ne de &lt;i&gt;Duel&lt;/i&gt; pour &#171; le film de la semaine &#187; sur ABC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il retient d'abord Dennis Weaver comme acteur, puis veut une voiture rouge, dont la couleur contrastera suffisamment sur les tons beiges, gris et bruns du d&#233;sert. Ensuite, il faut choisir la vraie star du film, le camion. Spielberg opte pour un vieux mod&#232;le, un Peterbilt, dont l'avant peut &#233;voquer une m&#226;choire. Il lui ajoute des insectes &#233;cras&#233;s sur les phares et le pare-choc, des coul&#233;es d'huile sur la citerne, de la crasse sur le pare-brise et des plaques min&#233;ralogiques de ses pr&#233;c&#233;dentes victimes. Il lui reste dix jours pour tourner 73 minutes de film. Il refuse les effets sp&#233;ciaux et le tournage en studio comme on le lui propose. Et boucle le tout en 13 jours. Plus trois petites semaines de montage avant la diffusion &#224; la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_286 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH373/duel4-2-e0860.jpg?1732139402' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le film cr&#232;ve les plafonds d'audience et sort en salles en Europe, dans une version allong&#233;e de 17 minutes pour atteindre l'heure et demie r&#233;glementaire. Tr&#232;s vite, il devient un film-culte. Des m&#233;ga-succ&#232;s suivront, des &lt;i&gt;Dents de la mer&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;La guerre des mondes&lt;/i&gt; en passant par &lt;i&gt;Rencontres du troisi&#232;me type&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;ET&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Indiana Jones&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La liste de Schindler&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Il faut sauver le soldat Ryan&lt;/i&gt; et tant d'autres. Sorti fin janvier, &lt;i&gt;Munich&lt;/i&gt; devrait s'ajouter &#224; la liste. Pourtant, &lt;i&gt;Duel&lt;/i&gt; reste &#224; part, quelque chose de diff&#233;rent, &#224; la fois &#233;vident (un camion, une voiture, la route) et imp&#233;n&#233;trable&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire aussi l'article d'Henri-Philibert Caillat sur le site Libre Savoir&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il concentre les ingr&#233;dients du western, du road-movie et du film de monstres. Il fait preuve d'une inventivit&#233; sid&#233;rante dans les cadrages, la dilatation et la fragmentation du temps et de l'espace, la bande son qui m&#234;le bruits de moteur, grondements bestiaux et instruments africains. D'un sujet qui tient en une ligne, il fait un combat &#233;pique, une lutte pour la survie venue du fond des &#226;ges&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et pr&#233;figure m&#234;me, tout &#224; fait inconsciemment, la fin de l'&#232;re automobile : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais plus, &#233;videmment, Steven Spielberg ne tournera de film dans des conditions aussi pr&#233;caires, avec des d&#233;lais aussi courts. Il aura d&#233;sormais du temps, de l'argent, les meilleurs acteurs et les meilleurs techniciens. Mais quelque chose d'impalpable, d'immat&#233;riel se sera perdu en chemin. Kieslowski le disait tr&#232;s bien : quand il filmait en Pologne, surveill&#233; par la censure et limit&#233; par la raret&#233; de la pellicule, il avait bien plus d'imagination et de cr&#233;ativit&#233; que lorsque, cin&#233;aste reconnu, il obtenait tout ce qu'il voulait sur ses derniers tournages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#233;dit&#233; en bonus dans le dvd du film par Universal&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire aussi l'article d'Henri-Philibert Caillat sur le site &lt;a href=&#034;http://realink.org/c-arbre/consulter_attachements.php?docref=517&amp;carbre_Session=45e7aa9b40cc743eee8d3b9b7dd5076f#B#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Libre Savoir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et pr&#233;figure m&#234;me, tout &#224; fait inconsciemment, la fin de l'&#232;re automobile : c'est en sacrifiant sa voiture que l'homme sauve sa vie&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les sentiers de la gloire</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Les-sentiers-de-la-gloire</link>
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		<dc:date>2005-09-18T15:01:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Stanley Kubrick</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Stanley Kubrick a r&#233;alis&#233; une bonne demi-douzaine de films qui ont marqu&#233; l'histoire du cin&#233;ma. Mais avec &lt;i&gt;Les sentiers de la gloire&lt;/i&gt;, sorti pendant la guerre d'Alg&#233;rie et interdit pendant 18 ans en France, il nous plonge dans l'enfer des tranch&#233;es sans complaisance ni illusion.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton89-78746.png?1732225931' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Stanley Kubrick a r&#233;alis&#233; une bonne demi-douzaine de films qui ont marqu&#233; l'histoire du cin&#233;ma. Mais avec &lt;i&gt;Les sentiers de la gloire&lt;/i&gt;, sorti pendant la guerre d'Alg&#233;rie et interdit pendant 18 ans en France, il nous plonge dans l'enfer des tranch&#233;es sans complaisance ni illusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;DANS L'ENFER DES TRANCH&#201;ES&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1480 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L305xH405/sentiers-gloire-ab0da.png?1732139402' width='305' height='405' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Interdit de diffusion sur les &#233;crans fran&#231;ais jusqu'en 1976, &lt;i&gt;Les sentiers de la gloire&lt;/i&gt; marquent la rencontre cin&#233;matographique de Stanley Kubrick, &#226;g&#233; de trente ans, et de Kirk Douglas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour une analyse d&#233;taill&#233;e de film, voir le livre de Michel Chion, Stanley (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est d'ailleurs suite &#224; ce film que le second fera appel au premier pour reprendre le tournage de &lt;i&gt;Spartacus&lt;/i&gt; en 1960. La vision qu'il donne de l'arm&#233;e fran&#231;aise lors de la premi&#232;re guerre mondiale est pour le moins peu flatteuse : incomp&#233;tence du commandement, ineptie du conseil de guerre, jeux de pouvoir et recherche de boucs &#233;missaires en cascade aboutissent &#224; la fusillade pour l'exemple de trois soldats suite &#224; l'&#233;chec d'une offensive-suicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans &lt;i&gt;Les sentiers de la gloire&lt;/i&gt; que Kubrick perfectionne la technique du travelling arri&#232;re dans les tranch&#233;es et entre les rang&#233;es de soldats&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Terry Gilliam avouera avoir &#233;t&#233; frapp&#233; par ces sc&#232;nes, auquel il rendra un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La sc&#232;ne de l'offensive fran&#231;aise est un mod&#232;le du genre, que reprendra Steven Spielberg dans &lt;i&gt;Il faut sauver le soldat Ryan&lt;/i&gt; : cam&#233;ra tr&#232;s pr&#232;s du sol qui accompagne l'avanc&#233;e des soldats, vacarme des d&#233;flagrations et des explosions d'obus, corps qui s'effondrent dans les trous remplis d'eau, chaos g&#233;n&#233;ralis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un paysage de cauchemar, une vision de l'enfer sur la Terre comme l'ont rendue les romans antimilitaristes, une course au suicide compl&#232;tement vaine alors qu'&#224; l'arri&#232;re, un g&#233;n&#233;ral pousse la bassesse &#224; ordonner &#224; ses troupes de canonner leurs camarades, histoire de leur faire passer l'envie de rebrousser chemin. Ces s&#233;quences extr&#234;mement violentes laissent soudain place &#224; des sc&#232;nes beaucoup plus calmes, o&#249; la violence n'est plus exhib&#233;e mais latente. Elle s'exprime dans les &#233;changes verbaux entre les grad&#233;s, ou dans les plaidoieries du conseil de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kubrick pousse tr&#232;s loin l'insoutenable avec l'ex&#233;cution finale des trois soldats, l'un d'eux, bless&#233;, &#233;tant ligot&#233; avec son brancard sur le poteau. &lt;i&gt;Full Metal Jacket&lt;/i&gt;, qu'il tournera trente ans plus tard sur la guerre du Vietnam, perdra en force du propos ce qu'il gagnera en ambiguit&#233; des personnages. M&#234;me s'il s'est toujours d&#233;fendu de tout propos antimilitariste, Kubrick r&#233;ussit l&#224; un tr&#232;s grand film humaniste, servi par une mise en sc&#232;ne millim&#233;tr&#233;e et un tr&#232;s grand Kirk Douglas.&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;480&#034; height=&#034;344&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/video/x6n2h7_les-sentiers-de-la-gloire-2-6_shortfilms?additionalInfos=0&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/video/x6n2h7_les-sentiers-de-la-gloire-2-6_shortfilms?additionalInfos=0&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;344&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x6n2h7_les-sentiers-de-la-gloire-2-6_shortfilms&#034;&gt;Les Sentiers de la gloire 2/6&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour une analyse d&#233;taill&#233;e de film, voir le livre de Michel Chion, &lt;i&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Stanley-Kubrick-l-humain-ni-plus' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Stanley Kubrick, l'humain ni plus ni moins&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Terry Gilliam avouera avoir &#233;t&#233; frapp&#233; par ces sc&#232;nes, auquel il rendra un discret hommage dans &lt;i&gt;L'arm&#233;e des douze singes&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brazil</title>
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		<dc:date>2005-09-18T14:54:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Terry Gilliam</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/affiche-brazil-2.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;149&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un sommet d'humour noir, un chef d'&#339;uvre de mise en sc&#232;ne et de trouvailles visuelles, une r&#233;flexion sur le terrorisme et le totalitarisme, une ode &#224; la puissance des r&#234;ves... En 1985, Terry Gilliam nous offre un des sommets de l'histoire du cin&#233;ma.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cinemascope-" rel="directory"&gt;Cin&#233;mascope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gilliam-+" rel="tag"&gt;Terry Gilliam&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_93 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH186/affiche-brazil-7b3d7.jpg?1732139402' width='150' height='186' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand il sort sur les &#233;crans son deuxi&#232;me film en solo, Terry Gilliam n'a derri&#232;re lui qu'une r&#233;putation flatteuse (&lt;i&gt;Bandits Bandits&lt;/i&gt;). Mais ceux qui ont vu le &lt;i&gt;Sens de la vie&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; &#233;blouis par son l'extraordinaire prologue&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'assurance permanente Crimson, qui dure 15 minutes&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Splendeur des d&#233;cors, virtuosit&#233; de la mise en sc&#232;ne et sc&#233;nario iconoclaste, tout y est d&#233;j&#224;, en miniature. Avec &lt;i&gt;Brazil&lt;/i&gt;, Gilliam met la barre si haut que plus jamais, jusqu'&#224; aujourd'hui en tout cas, il ne fera aussi bien. C'est un film-monstre, un film-monde qui contient une grande partie de l'histoire du cin&#233;ma. A partir du mat&#233;riau d'Orwell, l'ex-Monty Python dynamite tous les genres. Au sens figur&#233;, mais aussi au sens propre : l'explosion du b&#226;timent de l'administration, avec ses milliers de papiers tombant du ciel, n'est pas qu'une splendide m&#233;taphore visuelle. C'est aussi une image qui annonce l'attentat du World Trade Center.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_87 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH273/brazil5-f0d66.jpg?1732139402' width='500' height='273' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les liens qu'il met en &#233;vidence entre terrorisme, &#233;tat totalitaire et soci&#233;t&#233; de consommation (cadeaux pi&#233;g&#233;s, explosions dans les grands magasins juste avant No&#235;l) sont toujours, et sans doute plus que jamais, d'actualit&#233;. Car si depuis le Bloc de l'Est a disparu, l'h&#233;g&#233;monie belliciste et liberticide des Etats-Unis a repris le flambeau de la folie humaine. Rien que pour cela, il faut revoir &lt;i&gt;Brazil&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_86 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH274/brazil4-19d64.jpg?1732139402' width='500' height='274' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;L'assurance permanente Crimson&lt;/i&gt;, qui dure 15 minutes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;calogue un</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Decalogue-un</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Decalogue-un</guid>
		<dc:date>2005-07-28T08:31:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_294 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/decalogue120.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;168&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#233;pisode d'une s&#233;rie de dix r&#233;alis&#233;s par Krzyzstof Kieslowski pour la t&#233;l&#233;vision polonaise dans les ann&#233;es 80. Avec un minimum de moyens mais un maximum d'humanit&#233;, une &#233;pure impressionnante.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ces choses qui nous d&#233;passent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Encore une histoire de lac gel&#233; et d'enfant mort, comme dans &lt;i&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/art'&gt;De beaux lendemains&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Mais Kieslowski n'est pas Egoyan, et la banlieue de Varsovie n'est pas la Nouvelle-Angleterre. Ici, pas de bus jaune et d'avocat en col&#232;re. Juste un p&#232;re, math&#233;maticien, et son fils, un enfant &#224; l'intelligence en &#233;veil qui pose sans arr&#234;t des questions. Avec trois fois rien, Kieslowski construit un drame &#233;pur&#233;, &#224; la fois glacial et vibrant d'&#233;motion. Il donne aussi une magnifique le&#231;on de cin&#233;ma, dans une sc&#232;ne o&#249; l'enfant assiste &#224; un cours de son p&#232;re : Avec ses mains, ils forme un rectangle qu'il place devant ses yeux pour cadrer le professeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#233;calogue un&lt;/i&gt; est donc le premier volet d'une s&#233;rie de dix t&#233;l&#233;films command&#233;s par la t&#233;l&#233;vision polonaise en 1987. Chacun des dix &#233;pisodes est cens&#233; illustrer les dix commandements, mais Kieslowski s'est tr&#232;s vite d&#233;barass&#233; de la contrainte pour interpr&#233;ter ces derniers dans un sens tr&#232;s large, quasiment jamais religieux. &lt;i&gt;D&#233;calogue un&lt;/i&gt; est le seul o&#249; il est question de Dieu - le p&#232;re est farouchement ath&#233;e, alors que sa s&#339;ur est croyante. Mais sous une forme bien particuli&#232;re : il s'agit plut&#244;t de l'irrationnel, de la glace d'un lac gel&#233; qui n'aurait jamais d&#251; c&#233;der sous le poids d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun autre &#233;pisode n'atteindra la densit&#233; et la force de celui-l&#224;, sauf sans doute &lt;i&gt;D&#233;calogue cinq&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;sorti &#233;galement en salle dans une version longue intitul&#233;e Tu ne tueras point&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui traite de la peine de mort, et &lt;i&gt;D&#233;calogue sept&lt;/i&gt;, sur le rapt d'enfant dans le cadre familial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;sorti &#233;galement en salle dans une version longue intitul&#233;e &lt;i&gt;Tu ne tueras point&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un monde parfait</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Un-monde-parfait</link>
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		<dc:date>2005-07-23T15:41:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/unmondeparfait-2.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;177&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Eastwood et Costner dans la m&#234;me histoire, avec un gamin d&#233;guis&#233; en fant&#244;me au milieu, &#231;a donne un film qui prend constamment la tangente avec les lois du genre.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cinemascope-" rel="directory"&gt;Cin&#233;mascope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'adieu &#224; l'enfance&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_22 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L203xH258/unmondeparfait-c14a9.jpg?1732139403' width='203' height='258' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comment mettre dans une m&#234;me histoire des r&#233;f&#233;rences au &lt;i&gt;dormeur du val&lt;/i&gt; d'Arthur Rimbaud, du mythe de Jonas et la baleine et de l'assassinat de Kennedy &#224; Dallas ? Il suffit de confronter deux mythes du cin&#233;ma populaire am&#233;ricain, Clint Eastwood et Kevin Costner&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;lequel n'a jamais retrouv&#233; depuis le niveau de ses films du tournant des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il suffit d'en faire une sorte de road-movie contemplatif o&#249; un &#233;vad&#233; n'est pas press&#233; de s'enfuir, o&#249; un policier ne tient pas plus que &#231;a &#224; retrouver le fugitif et o&#249; un petit gar&#231;on en manque de p&#232;re et de rep&#232;re d&#233;couvre la vie dans une embard&#233;e initiatique et brutale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etrange fugitif que ce Kevin Costner qui cherche, dit-il, &#224; rejoindre son p&#232;re en Alaska&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;nouvel eldorado pour les Am&#233;ricains des ann&#233;es 50-60, qui revient notamment (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qui emm&#232;ne avec lui cet enfant sans nom (Buzz le fant&#244;me) dans un Texas en plein &#233;t&#233; indien d'apr&#232;s Halloween. Cet homme, encore largement enfant lui-m&#234;me malgr&#233; une violence latente qui jaillit parfois, a des gestes de fr&#232;re a&#238;n&#233; plus de que de p&#232;re aupr&#232;s de Buzz. Mais quand il voit le vieil ouvrier agricole frapper son petit fils, il d&#233;rape et provoque des catastrophes en s&#233;rie dont il sera lui-m&#234;me la victime. Jouer avec le feu, dans ce film, c'est litt&#233;ralement jouer avec le revolver, parfois vide, parfois arm&#233;, et les cons&#233;quences sont toujours tragiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire, nous dit-on en ouverture, se passe au Texas, quelques jours avant la visite du pr&#233;sident Kennedy. D&#232;s lors, c'est bien d'une chasse &#224; l'homme qu'il s'agit, bien qu'on ne sache pas vraiment qui est l'homme : le taulard en fuite qui ne fuit pas vraiment, l'enfant qui d&#233;couvre la vie, sa beaut&#233; et sa violence, ou le flic qui ne semble pas press&#233; de rattraper l'&#233;vad&#233; ? Comme &#224; Dallas, le 22 novembre 1963, tout va finir avec un fusil &#224; lunettes, dans le sang et les larmes. Mais entre temps, le film s'offre quelques embard&#233;es po&#233;tiques et symboliques extraordinaires de finesse et de ma&#238;trise, que ne cache pas un humour d&#233;sesp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;lequel n'a jamais retrouv&#233; depuis le niveau de ses films du tournant des ann&#233;es 90&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;nouvel eldorado pour les Am&#233;ricains des ann&#233;es 50-60, qui revient notamment dans &lt;i&gt;Lolita&lt;/i&gt; de Stanley Kubrick.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Danse avec les loups</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Danse-avec-les-loups</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Danse-avec-les-loups</guid>
		<dc:date>2005-07-23T13:41:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_292 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/danseaveclesloups120.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;173&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En prenant un maximum de risques pour un film qu'il a port&#233; &#224; bout de bras, Kevin Costner donne un nouveau souffle au western, en imaginant ce qu'aurait donn&#233;e la fusion entre les Sioux et les Blancs.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cinemascope-" rel="directory"&gt;Cin&#233;mascope&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mutation sur la fronti&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Premier film r&#233;alis&#233; par l'acteur Kevin Costner en 1990, &lt;i&gt;Danse avec les loups&lt;/i&gt; est sorti en France pendant la premi&#232;re guerre du Golfe, en f&#233;vrier 1991. L'image qu'il donne de l'arm&#233;e am&#233;ricaine (commandement insens&#233;, soldats ignares et criminels qui tirent d'abord et discutent ensuite) n'est pas conforme &#224; la majorit&#233; des westerns classiques. Rares sont ceux qui ont explor&#233; aussi finement la fronti&#232;re, celle qui s&#233;parait juste apr&#232;s la guerre de S&#233;cession les terres indiennes du Midwest &#224; celles conquises par les Blancs. &lt;i&gt;Danse avec les loups&lt;/i&gt; est l'histoire de l'int&#233;gration du &#171; civilis&#233; &#187; dans un milieu sauvage, symbolis&#233; par les Sioux mais aussi par le loup &lt;i&gt;Chaussettes&lt;/i&gt;, que le lieutenant Dumbar apprendra &#224; conna&#238;tre sans jamais vraiment l'apprivoiser.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_50 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH228/danseloups1-435e2.jpg?1732139403' width='500' height='228' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le passage de cette fronti&#232;re est illustr&#233; par une magnifique sc&#232;ne initiatique : revenu au fort Sedgwick apr&#232;s l'&#233;pisode de la chasses des bisons, Dunbar allume un grand feu et danse seul, en tournant sur lui-m&#234;me et autour du brasier, comme la Terre autour du Soleil. Par cette danse, il se d&#233;pouille peu &#224; peu de son identit&#233; yankee, ce qui explique le fait que les soldats lui tireront dessus, le prenant pour un Sioux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_48 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH228/danseloups2-f9873.jpg?1732139403' width='500' height='228' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En tournant dans la langue d'origine des Sioux, le lakota, Costner r&#233;habilitait pleinement ceux que l'on appelle les &lt;i&gt;native americans&lt;/i&gt;. Et si son regard, contemplatif et respectueux, correspond plus &#224; celui des Blancs de la fin du 20&#232;me si&#232;cle que celui des pionniers du 19&#232;me, il faut tout de m&#234;me saluer ce qui restera comme un des plus beaux westerns de l'histoire du cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_51 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH218/danseloups4-1f8f2.jpg?1732139403' width='500' height='218' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De beaux lendemains</title>
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		<dc:date>2005-07-15T18:24:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Atom Egoyan</dc:subject>
		<dc:subject>Russell Banks</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_293 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/debeauxlendemains-3.jpg' width=&#034;120&#034; height=&#034;146&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Atom Egoyan adapte le roman de Russell Banks et r&#233;alise un ovni cin&#233;matographique. En t&#234;te de mon palmar&#232;s personnel depuis dix ans.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Cinemascope-" rel="directory"&gt;Cin&#233;mascope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Egoyan-+" rel="tag"&gt;Atom Egoyan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Russell-Banks,76-+" rel="tag"&gt;Russell Banks&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_89 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH183/debeauxlendemains-2-99029.jpg?1732139403' width='150' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sorti &#224; l'automne 1997, &lt;i&gt;De beaux lendemains&lt;/i&gt; est depuis cette date &#224; la t&#234;te de mon panth&#233;on cin&#233;philique. Adaptation par Atom Egoyan du roman de Russell Banks, &lt;i&gt;Sweet Hereafter&lt;/i&gt; est un film inclassable, hors normes, qui plonge ses racines dans les mythes (la l&#233;gende du joueur de fl&#251;te) et qui parcourt dans un fr&#233;missement continu les gouffres que sont la filiation, l'inceste et la perte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'il avait d&#233;montr&#233;, dans le somptueux &lt;i&gt;Exotica&lt;/i&gt; (1997), qu'il savait allier sens de l'image et sens du r&#233;cit, il touche avec &lt;i&gt;De beaux lendemains&lt;/i&gt; &#224; l'&#233;pure, grattant jusqu'&#224; l'os le roman, l'adaptant au sens noble, en le transformant tout en respectant fondamentalement son esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film s'ouvre par un lent panoramique sur un couple endormi encadrant un enfant. On retrouvera plusieurs fois ce mouvement de cam&#233;ra, mais vertical cette fois, partant du sol, montant jusqu'au ciel pour revenir au sol, dans une autre strate du r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la particularit&#233; de &lt;i&gt;De beaux lendemains&lt;/i&gt;, c'est sa construction en cercles concentriques, le centre du r&#233;cit &#233;tant l'accident du bus scolaire englouti dans un lac gel&#233;. Egoyan avouera lui-m&#234;me avoir d&#233;nombr&#233; pas moins de 32 strates temporelles dans le film, &#233;clat&#233;es comme un puzzle. C'est un point commun essentiel avec le roman de Paul Auster, &lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/Leviathan-la' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Leviathan&lt;/a&gt;, articul&#233; lui aussi autour d'une chute.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;104&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L500xH223/dbl-2-ac407.jpg?1732139403' width='500' height='223' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-10 '&gt;A la moiti&#233; du film, le bus scolaire sort de la route. En contrebas, le lac gel&#233; o&#249; il va dispara&#238;tre.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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