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	<title>imaginaires</title>
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	<description>Pour me contacter, voir le site brunocolombari.fr</description>
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		<title>Des acquis historiques</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles Soixante-dix ans apr&#232;s, le Front populaire reste dans les m&#233;moires comme un moment de f&#234;te et d'avanc&#233;e sociale sans pr&#233;c&#233;dent. Mais il s'inscrit en fait dans un contexte historique particuli&#232;rement charg&#233;, pris en tenaille entre une grave crise &#233;conomique, cons&#233;cutive au crash boursier de Wall Street d'octobre 1929, et bien entendu la deuxi&#232;me guerre mondiale, qui se d&#233;clenche quarante mois plus tard. A l'&#233;tranger, l'atmosph&#232;re est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Le-Front-populaire-" rel="directory"&gt;Le Front populaire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Energies-+" rel="tag"&gt;Energies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/1936-le-printemps-des-possibles' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Soixante-dix ans apr&#232;s, le Front populaire reste dans les m&#233;moires comme
un moment de f&#234;te et d'avanc&#233;e sociale sans pr&#233;c&#233;dent. Mais il s'inscrit en
fait dans un contexte historique particuli&#232;rement charg&#233;, pris en tenaille
entre une grave crise &#233;conomique, cons&#233;cutive au crash boursier de Wall
Street d'octobre 1929, et bien entendu la deuxi&#232;me guerre mondiale, qui se
d&#233;clenche quarante mois plus tard. A l'&#233;tranger, l'atmosph&#232;re est particuli&#232;rement
mena&#231;ante : l'Italie occupe l'Ethiopie, Hitler remilitarise la Rh&#233;nanie
sans que la France ne bouge. En Espagne, le Frente popular est au pouvoir,
mais d&#232;s juillet, les troupes de Franco vont passer &#224; l'attaque pour une r&#233;p&#233;tition
g&#233;n&#233;rale du prochain conflit mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, les faillites se multiplient
(plus de 10 000 rien que pour l'ann&#233;e 1935) et on compte officiellement
425 000 ch&#244;meurs, probablement le double. Les revenus ont baiss&#233; de
15% en moyenne depuis 1930. Et surtout, le 6 f&#233;vrier 1934, des manifestations
d'extr&#234;me-droite emmen&#233;es par l'Action fran&#231;aise d&#233;g&#233;n&#232;rent devant
l'Assembl&#233;e nationale. Il y a 15 morts et 1500 bless&#233;s. Le gouvernement
Daladier d&#233;missionne le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en r&#233;action &#224; cette menace pr&#233;sent&#233;e
parfois comme une tentative de coup d'Etat que se cr&#233;e le Front populaire.
Il regroupe les principaux partis de gauche de l'&#233;poque, la SFIO (anc&#234;tre
du parti socialiste) et le Parti communiste, auxquels se joignent les radicaux.
Aux &#233;lections municipales de mai 1935, victoire de la gauche, une banlieue
rouge se forme en r&#233;gion parisienne. Les municipalit&#233;s ouvri&#232;res anticipent
les r&#233;alisations du Front Populaire : une maison du peuple est construite &#224;
Clichy, qualifi&#233;e de &#171; b&#226;timent multifonctionnel transformable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 juillet 1935 il y a 500 000 manifestants &#224; Paris pour le pain, la paix et la
libert&#233;. Le lendemain se cr&#233;e le comit&#233; national du rassemblement populaire
anticipant la r&#233;unification syndicale de la CGT et de la CGTU en mars 1936.
Le Front populaire remporte les &#233;lections l&#233;gislatives des 26 avril et 3 mai.
369 d&#233;put&#233;s pour la gauche, 231 pour la droite, gr&#226;ce &#224; des accords de d&#233;sistement
au second tour qui amplifient la victoire. Mais la majorit&#233; &#224;
l'Assembl&#233;e d&#233;pend des radicaux et des r&#233;publicains-socialistes (141 voix
contre 228 pour les communistes et socialistes et 236 pour la droite). C'est
donc une majorit&#233; fragile, &#224; la merci d'un renversement d'alliance. En 1938,
le centre s'allie avec la droite. De plus, le S&#233;nat est &#224; droite et renverse le
gouvernement Blum &#224; deux reprises en juin 1937 et en avril 1938, lui refusant
les pleins pouvoirs en mati&#232;re &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire du Front populaire est salu&#233;e au printemps 1936 par un immense
mouvement de gr&#232;ve. Parti de la r&#233;gion parisienne, o&#249; deux ouvriers des usines
d'aviation Br&#233;guet sont licenci&#233;s pour avoir ch&#244;m&#233; le 1er mai (pas encore
f&#233;ri&#233;), il s'&#233;tend au fil des jours dans toute la France. Les principaux mots
d'ordre sont la hausse des salaires, la d&#233;fense du droit de gr&#232;ve et la cr&#233;ation
de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel. Partout, les ouvriers et employ&#233;s occupent les
locaux avec le soutien des municipalit&#233;s de gauche. Le gouvernement Blum se met en place le 2 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les
accords Matignon du 5 juin
1936 permettent de sortir du
mouvement de gr&#232;ve avec
des avanc&#233;es significatives :
augmentation de 12% des
salaires, conventions collectives,
&#233;lections de d&#233;l&#233;gu&#233;s du
personnel et libert&#233; d'exercice
du droit syndical. Le dirigeant
communiste Maurice
Thorez d&#233;clare alors une
phrase devenue c&#233;l&#232;bre (mais
jamais cit&#233;e en entier) : &lt;i&gt;&#171; Il
faut savoir terminer une
gr&#232;ve d&#232;s que satisfaction a
&#233;t&#233; obtenue &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont &#233;galement vot&#233;es dans
ces premiers jours les deux
fameuses lois sur la semaine
de 40 heures sans baisse de
salaire et les deux semaines de cong&#233;s pay&#233;s (11-12 juin), deux projets qui
ne figuraient pas dans le programme du FP, mais aussi l'augmentation des
pensions des anciens combattants et des fonctionnaires, et le prolongement
de la scolarit&#233; obligatoire de 13 &#224; 14 ans (2 juillet), le billet annuel de cong&#233;s
pay&#233;s, la r&#233;forme de la Banque de France (droit de vote &#233;largi &#224; tous les
actionnaires au lieu des 200 principaux), la nationalisation des industries de
guerre, la cr&#233;ation de l'office interprofessionnel du bl&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque tous les parlementaires de droite approuveront des textes qui outrepassaient
largement un programme de gauche contre lequel ils venaient d'&#234;tre
&#233;lus.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Serge Halimi, Quand la gauche essayait, page 230&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le ministre Philippe Serre a le souvenir &lt;i&gt;&#171; d'un patronat qui s'est
soudain volatilis&#233;. Le programme du front populaire eut &#233;t&#233; dix fois plus ambitieux,
il e&#251;t &#233;t&#233; &#224; cette &#233;poque accept&#233; sans protestation &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat existe encore, entre historiens : &#233;tait-il possible de faire plus ? La
fuite massive des capitaux (pr&#232;s de 7 milliards de francs sortent du territoire
entre le second tour des &#233;lections et la formation du nouveau gouvernement)
pr&#233;figure celle qui se produira &#224; nouveau en mai 1981. Les industriels, press&#233;s
de n&#233;gocier en juin pour mettre fin aux gr&#232;ves (c'&#233;tait la condition de la
signature des accords Matignon) r&#233;percutent sur les prix les hausses de salaire
et freinent au maximum l'application de la semaine des 40 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 1937, la vague de r&#233;formes s'interrompt : la retraite des vieux travailleurs
ou l'indexation des salaires sur les prix sont report&#233;s, les programmes
de grands travaux sont r&#233;duits. La cr&#233;ation de la SNCF, soci&#233;t&#233; anonyme
d'&#233;conomie mixte dont l'Etat poss&#232;de 51% du capital, est d&#233;cid&#233;e en
ao&#251;t et mise en oeuvre le 1 er janvier 1938. L'acte de d&#233;c&#232;s du Front populaire
date de septembre 1938, avec la signature des accords de Munich par
Edouard Daladier. Un accord qui &#171; pr&#233;serve la paix &#187; mais qui donne carte
blanche &#224; l'Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Serge Halimi, Quand la gauche essayait, page 230&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En d&#233;cembre, des courriers pr&#233;parent la mobilisation</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles Avec la remilitarisation de la Rh&#233;nanie en mars 1936 et l'intensification de la Guerre d'Espagne, la possibilit&#233; d'un nouveau conflit en Europe grandit. Le 16 d&#233;cembre 1936, le Pr&#233;fet des Bouches-du- Rh&#244;ne envoie &#224; Victor Savine un courrier barr&#233; du tampon Secret . Il s'agit de recenser les fonctionnaires municipaux qui devraient rester en poste en cas de mobilisation g&#233;n&#233;rale : &#034;Vous vous exposez &#224; ce que, dans l'&#233;ventualit&#233; d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/1936-le-printemps-des-possibles' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la remilitarisation de la Rh&#233;nanie en mars 1936 et l'intensification
de la Guerre d'Espagne, la possibilit&#233; d'un nouveau conflit en
Europe grandit. Le 16 d&#233;cembre 1936, le Pr&#233;fet des Bouches-du-
Rh&#244;ne envoie &#224; Victor Savine un courrier barr&#233; du tampon Secret .
Il s'agit de recenser les fonctionnaires municipaux qui devraient rester
en poste en cas de mobilisation g&#233;n&#233;rale :
&lt;i&gt;
&#034;Vous vous exposez &#224; ce que, dans l'&#233;ventualit&#233; d'une mobilisation,
vos services se trouvent d&#233;sorganis&#233;s par suite du d&#233;part de votre
personnel, les int&#233;ress&#233;s devant sous peine de sanctions disciplinaires
se conformer &#224; l'ordre de mobilisation figurant sur leur fascicule
de mobilisation.
Les instructions minist&#233;rielles actuelles, bas&#233;es sur l'exp&#233;rience de la
derni&#232;re guerre, se font un devoir d'insister tout sp&#233;cialement sur le
contr&#244;le qui vous est demand&#233; pour que les services d&#233;partementaux
ne soient pas d&#233;sorganis&#233;s en cas d'incident &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Maison du peuple</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/La-Maison-du-peuple</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles Initialement appel&#233;e foyer familial, la maison du peuple est un projet dont la r&#233;alisation va s'&#233;taler sur toutes les ann&#233;es 30. On en trouve une premi&#232;re trace le 28 mars 1931. Le 5 octobre 1935, il est revu &#224; la baisse par Victor Savine : &#171; La crise &#233;conomique a cr&#233;&#233; une situation grave, il est n&#233;cessaire de r&#233;duire les d&#233;penses le plus possible en supprimant toute id&#233;e de luxe &#187;. Le projet passe ainsi de 2,2 millions de F &#224; 550 000 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/1936-le-printemps-des-possibles' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initialement appel&#233;e foyer familial, la maison du peuple est un projet
dont la r&#233;alisation va s'&#233;taler sur toutes les ann&#233;es 30. On en trouve
une premi&#232;re trace le 28 mars 1931. Le 5 octobre 1935, il est revu
&#224; la baisse par Victor Savine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La crise &#233;conomique a cr&#233;&#233; une situation grave, il est n&#233;cessaire de
r&#233;duire les d&#233;penses le plus possible en supprimant toute id&#233;e de luxe &#187;.
Le projet passe ainsi de 2,2 millions de F &#224; 550 000 F. malgr&#233; une
subvention initiale du Conseil g&#233;n&#233;ral couvrant les deux tiers du
montant total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce projet correspondait au centre ouvrier cons&#233;quent qu'&#233;tait devenu
Gardanne et r&#233;pondait &#224; toutes les exigences modernes. Il avait
pour objet de r&#233;unir dans un local vaste et bien a&#233;r&#233; une salle de spectacle,
une salle de r&#233;unions, une biblioth&#232;que, une salle de lecture, des
locaux r&#233;serv&#233;s aux soci&#233;t&#233;s corporatives, sportives, musicales, mutualistes,
aux syndicats professionnels et aux cours d'art m&#233;nager &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de l'architecte arl&#233;sien
Henri Gourraud en septembre 1935
constate :
&lt;i&gt;&#171; Les soci&#233;t&#233;s et syndicats n'ont
aucune salle o&#249; leurs membres peuvent
se r&#233;unir. Elles sont oblig&#233;es de
se r&#233;unir dans une salle annexe d'un
caf&#233; lou&#233;e ou pr&#234;t&#233;e b&#233;n&#233;volement
par le tenancier.
La seule salle que poss&#232;de la mairie
est devenue insuffisante.
La salle de r&#233;union pourra contenir
600 personnes et une galerie couvrant
environ le tiers de la salle pourra
contenir 80 personnes.
L'installation d'une cabine de projection
a &#233;t&#233; &#233;galement pr&#233;vue. Telles
sont les lignes principales du projet qui nous est demand&#233; et que le
conseil municipal de la commune de Gardanne serait heureux d'amener
&#224; bonne fin pour compl&#233;ter le bien-&#234;tre qu'il d&#233;sire donner &#224;
la population qu'il a en charge d'administrer et qui est surtout compos&#233;e
d'ouvriers et de petits agriculteurs &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re cons&#233;quence du Front populaire, c'est une augmentation
du co&#251;t du chantier. Ainsi, en juillet 1937, un emprunt suppl&#233;mentaire
est vot&#233; pour le foyer familial :
&lt;i&gt;&#171; Les travaux de terrassement &#233;taient termin&#233;s lorsque les nouvelles
lois sociales ont &#233;t&#233; vot&#233;es en juin 1936 (augmentations de salaire,
contrats collectifs de travail, etc, etc) &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau b&#226;timent ne sera pas achev&#233; au moment o&#249; la guerre
d&#233;bute, en septembre 1939. Au printemps 1940, il abritera des
r&#233;fugi&#233;s du nord de la France fuyant l'avanc&#233;e des troupes allemandes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mai 1936, le Front populaire et Gardanne </title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Mai-1936-le-Front-populaire-et</link>
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		<dc:date>2006-06-24T12:23:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>La mine</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>
		<dc:subject>Pechiney</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles Il y a soixante-dix ans, les Fran&#231;ais amenaient au pouvoir une majorit&#233; compos&#233;e des communistes, des socialistes et des radicaux dans ce qu'on appelait le Front populaire. Celui-ci r&#233;alisa, au terme de plusieurs semaines de g&#232;ves monstres, des r&#233;formes d'une ampleur inconnue jusqu'alors :deux semaines de cong&#233;s pay&#233;s,les quarante heures hebdomadaires, les conventions collectives, la scolarit&#233; obligatoire jusqu'&#224; 14 ans, la c&#233;ation d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Le-Front-populaire-" rel="directory"&gt;Le Front populaire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Energies-+" rel="tag"&gt;Energies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-La-mine-+" rel="tag"&gt;La mine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Pechiney-+" rel="tag"&gt;Pechiney&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://imaginaires.brunocolombari.fr/1936-le-printemps-des-possibles' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Extrait du dossier 1936, le printemps des possibles&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a soixante-dix ans, les Fran&#231;ais amenaient au pouvoir une majorit&#233; compos&#233;e des communistes, des socialistes et des radicaux dans ce qu'on appelait le Front populaire. Celui-ci r&#233;alisa, au terme de plusieurs semaines de g&#232;ves monstres, des r&#233;formes d'une ampleur inconnue jusqu'alors :deux semaines de cong&#233;s pay&#233;s,les quarante heures hebdomadaires, les conventions collectives, la scolarit&#233; obligatoire jusqu'&#224; 14 ans, la c&#233;ation d'un office du bl&#233;, la r&#233;forme de la Banque de France... Commune ouvri&#232;re et militante, Gardanne a v&#233;cu pleinement ces heures exaltantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; 1936 ? C'&#233;tait l'&#233;poque de L&#233;on Blum. Tout le monde &#233;tait fou de joie. Je
travaillais au bar Forbin, il y avait beaucoup de mineurs, d'ouvriers, le
maire Victor Savine &#233;tait aussi notre client. Au bar, quand la police venait
pour demander si on connaissait untel, on disait qu'on ne connaissait personne ! On ne voulait pas trahir les clients &#187;&lt;/i&gt;.Virginie a 25 ans en 1936. Elle
vient de Fuveau o&#249; elle aidait sa m&#232;re au comptoir de la boulangerie. &lt;i&gt;&#171; On
&#233;tait tous parents, plus familiers que maintenant &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des t&#233;moins de 1936, il
y en a encore, heureusement. Mais ceux qui &#233;taient adultes &#224; l'&#233;poque sont
d&#233;j&#224; moins nombreux. Esther avait 17 ans : &lt;i&gt;&#171; On habitait au carreau de la
mine, &#224; Biver. On &#233;tait install&#233; &#224; cent
m&#232;tres du puits, les femmes apportaient
&#224; manger, elles faisaient plus
de bruit que les hommes. On ne pouvait
pas partir en vacances, mon p&#232;re
&#233;tait malade &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elda n'avait que 13 ans. Elle est n&#233;e
en France, o&#249; ses parents, italiens,
sont arriv&#233;s en 1921. Son p&#232;re est d'abord
mineur au puits Biver, puis il
ouvre en 1935 le bar Nannini, qui a
exist&#233; sous ce nom jusqu'en 1985
(aujourd'hui, bar Germinal, pr&#232;s du
puits G&#233;rard).
&lt;i&gt;&#171; J'ai fr&#233;quent&#233; les &#233;coles de Biver
jusqu'&#224; 13 ans, au certificat d'&#233;tudes.
A l'&#233;poque, elles &#233;taient tenues par
des soeurs (devenues publiques en 1946 avec la nationalisation des
Houill&#232;res). Ma m&#232;re &#233;tait toscane, et si elle parlait bien le fran&#231;ais, il lui
arrivait de finir ses phrases en italien. A Biver, il y avait beaucoup d'Italiens,
de Polonais, des Arm&#233;niens, des Espagnols, surtout apr&#232;s la guerre
d'Espagne, et avec la d&#233;b&#226;cle de 1940, on a vu arriver des gens du Nord,
des Belges.
Biver &#233;tait plus petit que maintenant, bien s&#251;r, mais il y avait beaucoup plus
de commerces, des boulangeries, des boucheries, des &#233;piceries, un cordonnier,
un marchand de tissu, des coiffeurs... On allait au march&#233; &#224; Gardanne
le mercredi, le vendredi et le dimanche.
Les &#233;trangers s'entendaient bien,
il n'y avait pas de probl&#232;me &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1936. Il faut s'imaginer Gardanne il y
a soixante-dix ans. Ce n'est plus le
gros village paysan du dix-neuvi&#232;me
si&#232;cle. L'industrialisation est pass&#233;e
par l&#224;. La mine et dans une moindre
mesure l'usine d'alumine se sont
d&#233;velopp&#233;es depuis une cinquantaine
d'ann&#233;es. La population a plus que
doubl&#233; depuis le d&#233;but du si&#232;cle, passant
de 3500 &#224; 7200 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasard
du calendrier ? Quelques semaines
avant les &#233;lections l&#233;gislatives qui
vont faire basculer le pays, un recensement
de la population est r&#233;alis&#233;. Gardanne compte alors 7279 habitants, dont 3115 &#233;trangers (43% du total).
Le centre-ville regroupe 4130 habitants dans 812 maisons, mais &#224; trois kilom&#232;tres,
la cit&#233; Biver est devenue un village avec ses 1828 habitants, dont
1222 ne sont pas n&#233;s en France. Italiens, Arm&#233;niens, Polonais, Espagnols,
mais aussi Tch&#232;ques, Portugais, Yougoslaves et Allemands sont venus y
trouver du travail. Ils ont quitt&#233; Dubrovka (Tch&#233;coslovaquie), Cespolvo
(Pologne), Lugano (Suisse), Constantinople (Turquie), Cun&#233;o (Italie) ou
Albacete (Espagne) et ils se pr&#233;nomment Siranouch, Assadour, Josef,
Cipriano, Klara, Bronislaw, Mario ou Orsola. C'est d&#233;sormais l&#224; qu'ils vont
vivre, &#233;lever leurs enfants et y &#234;tre enterr&#233;s. Les Houill&#232;res ont fait construire
quelques ann&#233;es plus t&#244;t (1925-1926) une &#233;glise et deux &#233;coles.
L'&#233;lectricit&#233; arrive en 1932.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude sur les embauch&#233;s de l'ann&#233;e 1929 &#224; l'usine d'alumine montre
que sur 222 salari&#233;s, il y a 35% d'Italiens, 24% de Fran&#231;ais, 18% de
Tch&#232;ques (en fait, Europe centrale), 14% d'Arm&#233;niens, 3% de Grecs, 2%
d'Espagnols.
Les Arm&#233;niens fuyant le g&#233;nocide sont arriv&#233;s &#224; Gardanne en deux vagues :
en 1924, en provenance de Sivas et pass&#233;s par camp de regroupement Oddo
&#224; Marseille et en 1927-28 en provenance de Kharpout.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Philippe Mioche, L'alumine &#224; Gardanne, une travers&#233;e industrielle en Provence.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barberina avait 19 ans en 1936. Elle se trouvait &#224; Simiane, plac&#233;e comme
bonne chez un docteur. Auparavant, elle travaillait &#224; Aix dans une usine
d'ampoules. Elle est n&#233;e en Italie, en Sardaigne, est arriv&#233;e en France &#224; 3
ans, &#224; Verdun, o&#249; son p&#232;re est embauch&#233; dans une mine de fer.
&lt;i&gt;&#171; J'ai fait ma premi&#232;re communion &#224; Biver, j'allais &#224; l'&#233;cole des soeurs. Plus
tard, mon oncle m'a donn&#233; des sous, et avec j'ai pu ouvrir un magasin
d'alimentation &#187;.&lt;/i&gt;
Pour autant, les ann&#233;es trente sont difficiles : la crise &#233;conomique qui frappe
la France &#224; la suite du krach boursier d'octobre 1929 fait exploser les chiffres
du ch&#244;mage, les femmes et les &#233;trangers sont licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 f&#233;vrier 1936, les organisations adh&#233;rentes au rassemblement populaire
protestent contre les expulsions abusives d'&#233;trangers, et notamment le militant
communiste italien Danilo Manucci, reconduit &#224; la fronti&#232;re et livr&#233; &#224; la
police mussolinienne. Le maire de Gardanne, Victor Savine est &#224; la tribune,
avec des repr&#233;sentants de la SFIO, du Parti communiste et de la ligue des
droits de l'homme : &lt;i&gt;&#171; Les citoyens et les travailleurs de Gardanne demandent
que le gouvernement de la R&#233;publique rapporte les arr&#234;t&#233;s d'expulsion
pris sur de fausses indications. Bon nombre de ces arr&#234;t&#233;s frappent de bons
militants syndicalistes, communistes, socialistes, simples r&#233;publicains, tous
imbus de principes de libert&#233;, d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233;. Descendant des
g&#233;ants de 89, 48, 71, les citoyens pr&#233;sents d&#233;clarent avec fermet&#233; faire revivre
la d&#233;claration des droits de l'homme et du citoyen. &#187;&lt;/i&gt;
Tous se s&#233;parent en criant bien haut : &lt;i&gt;&#171; Tout pour la libert&#233;, la justice, le
pain, le bien-&#234;tre ! A bas le fascisme et sa dictature ! En avant toujours avec
le Front populaire &#187;.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G&#233;rard Pio, Mines et mineurs de Provence.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#232;ves courtes mais efficaces &#224;
Biver et &#224; l'usine d'alumine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front populaire. Apr&#232;s des ann&#233;es de dissension, les principaux partis de
gauche se sont r&#233;concili&#233;s. Le mouvement syndical aussi : la CGT et la
CGTU fusionnent &#224; Gardanne le 27 octobre 1935, apr&#232;s une marche de la
faim entre Aubagne et Marseille six mois plus t&#244;t.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Xavier Daumalin, Gueules noires de Provence.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; D&#232;s lors, une victoire &#224;
la Chambre des d&#233;put&#233;s, qui doit &#234;tre renouvel&#233;e en mai, semble &#224; port&#233;e de
main. D'autant que la gauche a conquis de nombreuses villes lors des municipales
de 1935.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 avril, le candidat socialiste F&#233;lix Gouin arrive sans probl&#232;me en t&#234;te,
mais la progression du candidat communiste est spectaculaire : dans la premi&#232;re
circonscription d'Aix (celle o&#249; se trouve Gardanne), Yves Moustier
obtient pr&#232;s de 30% des voix, six fois plus qu'en 1932 ! Gr&#226;ce aux accords
de d&#233;sistement, le second tour n'est qu'une formalit&#233; pour F&#233;lix Gouin, qui
obtient &#224; Gardanne pr&#232;s de 80% des voix. Le second tour de scrutin a consacr&#233;
le triomphe du Front populaire, titre en une le Petit Proven&#231;al du 4 mai
1936. L&#233;on Blum se rend &#224; Marseille le 15 mai &#224; la salle Wagram et affirme
&#224; la foule : &lt;i&gt;&#171; Le pays veut que &#231;a change, soyez persuad&#233;s que &#231;a changera !
Il faut extraire du r&#233;gime tout ce qu'il peut contenir de bien-&#234;tre et de justice
sociale pour ceux qui travaillent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui travaillent, justement, amplifient la victoire et mettent presqu'aussit&#244;t
la pression sur le nouveau parlement et sur le gouvernement compos&#233;
de socialistes et de radicaux. Les gr&#232;ves commencent en r&#233;gion parisienne,
dans les usines d'aviation, et se g&#233;n&#233;ralisent dans tout le pays en mai et juin.
Le Petit Proven&#231;al parle d'abord de &#171; gr&#232;ve des bras crois&#233;s &#187;, puis de
&#171; gr&#232;ve sur place &#187; et enfin de &#171; gr&#232;ve sur le tas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Gardanne, le 10 juin,
500 ouvriers de l'usine d'alumine occupent les lieux jusqu'au 14 juin.
Dans son livre consacr&#233; &#224; l'histoire de Pechiney, Philippe Mioche raconte
ces journ&#233;es de lutte. Le 9 juin, les ouvriers r&#233;unis en mairie d&#233;cident gr&#232;ve
pour le lendemain. Le 13, le directeur porte plainte pour l'occupation des
locaux. Le 12, 20 ouvriers s'installent dans le bureau du directeur. Le ton
monte, des noms d'oiseau volent. Le 13 &#224; 23h, un accord est finalement
sign&#233;. Le directeur R. Mignon f&#233;licite les ouvriers du calme dont ils ont fait
preuve durant la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un rapport de la s&#251;ret&#233; nationale du 16 juin note que &lt;i&gt;&#171; la direction a
toujours emp&#234;ch&#233; les ouvriers de former un syndicat. Depuis la gr&#232;ve de
1920, le syndicat n'existe plus et les dirigeants avaient &#233;t&#233; renvoy&#233;s impitoyablement.
Parmi la population de Gardanne et d'apr&#232;s des renseignements
dignes de foi, cette usine passe pour &#234;tre un bagne, o&#249; le rendement
est pouss&#233; &#224; l'extr&#234;me pour des salaires de famine &#187;.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Philippe Mioche, L'alumine &#224; Gardanne, une travers&#233;e industrielle en Provence.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport sorti de la plume d'un fonctionnaire z&#233;l&#233; est transmis au minist&#232;re
de l'int&#233;rieur o&#249; vient de s'installer Roger Salengro, qui se suicidera en
novembre &#224; la suite d'une campagne de presse calomnieuse. Les ouvriers de
l'usine d'alumine sont suivis par les mineurs de Biver (le 15), de Meyreuil
(le 16) et les ouvriers de la cimenterie Lafarge &#224; Valdonne (le 19).
Le 5 juin, Le Petit Proven&#231;al relate une r&#233;union du comit&#233; r&#233;gional des
mineurs, &#224; Gardanne :
&lt;i&gt;&#171; Les pouvoirs publics doivent faire dispara&#238;tre la grande mis&#232;re des
mineurs qui n'ont d'autre ressource que leur salaire gagn&#233; dans les soussols
&#224; des profondeurs qui varient entre 600 et 800 m&#232;tres. Ils sont r&#233;solus
&#224; mourir en combattant, si on ne leur permet pas de vivre en travaillant. La
corporation ne produit annuellement que les deux tiers de la consommation
n&#233;cessaire en France, alors que les corporants continuent &#224; ch&#244;mer dans les
Bouches-du-Rh&#244;ne deux, trois jours par semaine avec l'angoissante perspective
de la fermeture de nouveaux puits &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 juin, une d&#233;l&#233;gation de
mineurs, accompagn&#233;e par le d&#233;put&#233; F&#233;lix Gouin et le maire Victor Savine,
est re&#231;ue par le pr&#233;fet Paul Souchier. Ils partent &#224; Paris rencontrer le nouveau
Pr&#233;sident du conseil (le premier ministre) L&#233;on Blum.
&lt;i&gt;&#171; M. Gouin a fait remarquer qu'il entrait par Marseille 20 000 tonnes de
charbon de plus que le chiffre autoris&#233; par le ministre. C'est l'&#233;quivalent de
114 journ&#233;es de travail par ouvrier et par an dans le bassin minier &#187;.&lt;/i&gt;
A la mine, les gr&#232;ves sont courtes, les n&#233;gociations suite aux Accords
Matignon aboutissent rapidement. Les hausses de salaires vont de 10%
(pour les piqueurs, qui passent de 34,94 F &#224; 38,74 F par jour) &#224; 33% pour
les femmes du criblage (de 14,51 &#224; 19,40 F par jour).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G&#233;rard Pio, Mines et mineurs de Provence.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 juin, le dirigeant communiste Maurice Thorez fait un meeting au
Saint-Roch, juste &#224; c&#244;t&#233; du chantier de ce qui deviendra la Maison du peuple. Le PCF ne participe pas au gouvernement du Front populaire,
mais il le soutient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Marseille, c'est en juin que les mouvements sont le plus &#233;tendus. Josette,
16 ans en 1936, y &#233;tait : &lt;i&gt;&#171; J'habitais &#224; Marseille, rue F&#233;lix-Pyat, le quartier
des gangsters. Je travaillais dans une usine de dattes au boulevard National,
on avait fait deux jours de gr&#232;ve. On a obtenu des choses, des meilleurs
salaires. Les cong&#233;s ? Je ne suis pas partie, j'&#233;tais trop pauvre pour &#231;a. &#187;&lt;/i&gt;
Le p&#232;re de Simone, 15 ans, travaillait &#224; l'usine d'alumine (qui ne s'appelait
pas encore Pechiney) : &lt;i&gt;&#171; Tout le monde parlait du Front populaire. Mon p&#232;re
travaillait &#224; l'usine d'alumine, o&#249; il y avait une grosse gr&#232;ve. Il est mort
l'ann&#233;e suivante, il est tomb&#233; dans un bac de soude. Je suis entr&#233;e &#224; l'usine
apr&#232;s sa mort, au laboratoire. Sa mort m'a boulevers&#233;e toute ma vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact de la nouvelle loi sur les 40 heures se fait sentir, puisque la semaine
de travail, qui comptait g&#233;n&#233;ralement 48 h passe de six &#224; cinq jours.
Comme l'usine d'alumine ne n&#233;cessite pas de comp&#233;tences particuli&#232;res,
271 embauches nouvelles ont lieu en 1937. Mais le 16 mars, le personnel de
production non post&#233; se met en gr&#232;ve pour protester contre la modification
de la r&#233;partition hebdomadaire du travail et la suppression de la semaine
anglaise (sur 5 jours) : la direction renonce.
Pas pour longtemps : en mars 1938, une nouvelle r&#233;partition est d&#233;cid&#233;e :
7 h 12 du lundi au vendredi et 4 h le samedi matin. L'usine est en gr&#232;ve le
3 mars, des gr&#233;vistes sont licenci&#233;s, les gardes mobiles font &#233;vacuer.
Le conflit dure jusqu'au 7 avril. L'usine r&#233;ouvre le 11 mai avant un retour &#224;
la normale en septembre. Les conflits reprennent et pourrissent &#224; l'automne.
Selon Philippe Mioche, &lt;i&gt;&#171; le mouvement patronal et la direction g&#233;n&#233;rale du
groupe ont atteint leurs objectifs mais d'une certaine fa&#231;on, la direction de
l'usine a &#233;t&#233; d&#233;pass&#233;e par les &#233;v&#233;nements &#187;.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un courrier de L&#233;o Lagrange
&#224; propos du stade Savine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;tranger, la guerre d'Espagne fait rage. Les Brigades internationales
regroupent les hommes et les femmes pr&#234;ts &#224; se battre pour d&#233;fendre la r&#233;publique
espagnole et, au-del&#224;, la d&#233;mocratie. Selon G&#233;rard Pio, quatre
Gardannais perdent la vie en Espagne au sein des Brigades internationales :
Giovanni Moretti et Antonio Miguel (le 23 novembre 1936), Pierre Allietta (le
5 janvier 1937) et Giuseppe Tamagno (le 11 f&#233;vrier 1937). La non-intervention
officielle de la France, sous la pression du gouvernement non-interventionniste
britannique, est un des &#233;checs les plus cuisants du Front populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la vague de gr&#232;ves du printemps, la vie reprend son cours &#224; Gardanne.
De nombreux arr&#234;t&#233;s concernent des aides donn&#233;es aux femmes en couches,
aux familles nombreuses et aux vieillards : &#224; l'&#233;poque, l'Etat providence
n'existe pas. Il faudra attendre la Lib&#233;ration pour que soient mis en place la
s&#233;curit&#233; sociale et un vrai r&#233;gime de retraites, que le Front populaire n'a pu
instaurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre les &#233;lus examinent le projet de construction d'une &#233;cole
maternelle suppl&#233;mentaire au centre-ville, et se prononcent contre le fonctionnement
d'une classe g&#233;min&#233;e (mixte) &#224; l'&#233;cole de filles :
&lt;i&gt;&#171; Consid&#233;rant l'effort moral que peut susciter aupr&#232;s d'une population laborieuse
comme la n&#244;tre le fonctionnement d'une classe g&#233;min&#233;e, si on la
maintenait, beaucoup de parents d'&#233;l&#232;ves retireraient ces derniers de l'&#233;cole
publique et viendraient favoriser les bancs des &#233;coles priv&#233;es &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus amusant, il est aussi question d'une indemnit&#233; au sonneur de cloches,
&lt;i&gt;&#171; souvent mis &#224; contribution pour sonner le tocsin, particuli&#232;rement &#224; la saison
d'&#233;t&#233; lors des feux de for&#234;t, ce qui occasionne &#224; cet ouvrier une perte de
temps appr&#233;ciable &#187;.&lt;/i&gt;
Le sonneur de l'&#233;poque s'appele Jean Girardo et obtient une indemnit&#233; de
cent francs par an. On d&#233;couvre aussi que les festivit&#233;s li&#233;es &#224; la victoire ont
engendr&#233; des frais impr&#233;vus : &lt;i&gt;&#171; &#224; l'occasion de la f&#234;te du travail, le 1 er mai
1936 [entre les deux tours, ndlr] a &#233;t&#233; organis&#233;e une f&#234;te ainsi que pour
l'anniversaire de la R&#233;publique le 4 septembre 1936 : 715 F pour les frais
d'orchestre &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre la Maison du peuple, dont les travaux ont enfin commenc&#233;, la Ville a sous le coude un nouveau stade (celui qui portera le nom de
Victor Savine). Un projet qui date de 1930 et qui a pris du retard : le 28
novembre 1936, le sous-secr&#233;taire d'Etat &#224; l'organisation des loisirs et des
sports &#233;crit au pr&#233;fet afin que le projet soit remani&#233; pour tenir compte des
observations relev&#233;es par l'architecte Castel. C'est la salle de gymnastique
qui fera les frais de cette r&#233;duction budg&#233;taire. Il est amusant de constater
que le gymnase qui sera construit pr&#232;s du stade en 1994 portera le nom du
sous-secr&#233;taire d'Etat en question : L&#233;o Lagrange.
En 1937 est vot&#233; le financement d'un monument &#224; la m&#233;moire de Roger
Salengro (250 francs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la s&#233;ance du 30 juin 1936, le conseil municipal vote une subvention &#224; la
soci&#233;t&#233; des Amis de l'instruction la&#239;que pour le s&#233;jour d'une quarantaine
d'enfants &#224; la montagne : &lt;i&gt;&#171; cette oeuvre a pour but de procurer aux enfants du peuple un s&#233;jour d'un mois, de l'air pur et une nourriture saine &#187;&lt;/i&gt;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives municipales.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;
Gr&#226;ce aux nouvelles lois, les salari&#233;s auront bient&#244;t droit eux aussi &#224; cette
indispensable pause estivale, m&#234;me si elle ne compte que deux semaines.
L&#233;o avait 19 ans cet &#233;t&#233;-l&#224;. &lt;i&gt;&#171; Je travaillais dans les carri&#232;res de pierre &#224;
Pourri&#232;res, dans le Var. C'est les plus beaux moments de mon existence, ce
soul&#232;vement des foules... Les patrons faisaient triste mine, ils disaient qu'ils
ne pouvaient pas payer plus. Mensonges ! On a doubl&#233; les salaires, on a eu
douze jours de cong&#233;. On allait &#224; la mer qu'on n'avait jamais vue. On partait
en v&#233;lo, en fourgonnette, on s'abritait sous une petite toile &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice travaillait &#224; la Souterraine (Creuse) pour la compagnie de chemin
de fer Paris-Orl&#233;ans. Il avait 23 ans. &lt;i&gt;&#171; Pour les cong&#233;s de 36, je suis all&#233; &#224;
la mer &#224; Royan, par le train. Beaucoup de monde y allait aussi. En r&#233;gion
parisienne, c'&#233;tait plus impressionnant encore, un v&#233;ritable exode au d&#233;part
des trains. Les chantiers tra&#238;naient en longueur car il y avait moins
d'heures de travail. Enfin, moi, j'en avais autant qu'avant, j'en ramenais
&#224; la maison. L'ann&#233;e d'apr&#232;s, j'ai &#233;t&#233; int&#233;gr&#233; &#224; la SNCF comme agent
d'exploitation. C'est gr&#226;ce au Front populaire qu'on a eu toutes ces
avanc&#233;es sociales. Il en reste encore quelque chose aujourd'hui &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, tout le monde ne l'a pas v&#233;cu de la m&#234;me mani&#232;re : &lt;i&gt;&#171; J'habitais &#224;
Lille, o&#249; il y avait des manifs monstres, du monde partout, raconte Henri,
qui avait 18 ans. J'&#233;tais typographe depuis l'&#226;ge de 13 ans. Ma famille &#233;tait
catholique, et on boudait le Front populaire, ce que je regrette encore
aujourd'hui &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La R&#233;sistance et la Lib&#233;ration
reprennent l'h&#233;ritage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette prodigieuse embellie au coeur des sinistres ann&#233;es trente n'allait pas
durer longtemps. Chez la plupart des t&#233;moins de l'&#233;poque, le souvenir du Front
populaire est indissociable de ce qui suivra : la guerre, l'occupation et la
Lib&#233;ration, le tout en moins de dix ans. Estelle anime un atelier de coiffure au
foyer Nostre Oustau. Elle avait onze ans en mai 1936.
&lt;i&gt;&#171; J'habitais &#224; V&#233;nissieux, o&#249; il y avait les usines Berliet, Usines du Rh&#244;ne
(Rh&#244;ne-Poulenc), St Gobain. Je me souviens des gr&#232;ves, les ouvriers &#233;taient
tr&#232;s motiv&#233;s et tr&#232;s solidaires. Il n'y en aura plus comme &#231;a, c'est termin&#233;.
Aujourd'hui, les gens sont trop personnels, il n'y a plus cette solidarit&#233;. M&#234;me
en mai 68 ce n'&#233;tait pas &#231;a. Je me souviens des ouvriers qui &#233;taient charg&#233;s
par les gardes &#224; cheval devant l'usine quand je revenais de l'&#233;cole. Les chevaux
me faisaient peur. Il y a eu des r&#233;formes des assurances sociales, on
avait eu droit &#224; 25 F par mois d'allocations familiales parce que nous &#233;tions
4 enfants. Ma soeur avait 31 ans. Avec les cong&#233;s pay&#233;s, elle et son mari ont
achet&#233; une bicyclette chacun pour partir en vacances sur les routes, pas bien
loin. Mais c'&#233;tait formidable.&lt;br class='manualbr' /&gt;A l'&#233;cole de filles, les institutrices n'&#233;taient pas en gr&#232;ve. On ne parlait pas
vraiment du front populaire, mais quand on a accueilli des r&#233;fugi&#233;s espagnols,
elles nous ont parl&#233; de la guerre d'Espagne. J'ai pass&#233; mon certificat
d'&#233;tudes &#224; 11 ans et demi, et j'ai fait deux ans de cours sup&#233;rieur, j'ai
appris un peu d'anglais. On &#233;tait 42 &#233;l&#232;ves dans la classe. Comme j'&#233;tais
tr&#232;s bonne, on voulait me faire faire l'Ecole normale, mais moi je voulais
&#234;tre coiffeuse !&lt;br class='manualbr' /&gt;On envoyait aussi les enfants &#224; la montagne pendant l'&#233;t&#233;, dans des familles
d'accueil pendant un mois. Pendant la guerre, apr&#232;s la mort de mes parents
(en 41), je suis all&#233;e chez ma soeur faire la boulang&#232;re, puis j'ai d&#233;but&#233;
comme ouvri&#232;re dans un salon de coiffure. En 44, le salon a &#233;t&#233; bombard&#233;
par les Am&#233;ricains, quelques semaines avant le d&#233;barquement. J'ai &#233;t&#233; bless&#233;e
&#224; la jambe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estelle raconte aussi comment elle a transport&#233;, au nez et &#224; la barbe des soldats
allemands (et sans le savoir), deux grosses valises charg&#233;es de
mitraillettes... Son r&#233;cit n'est pas anecdotique. Agonisant pendant que la
guerre se pr&#233;parait, le Front populaire s'est en quelque sorte r&#233;incarn&#233; dans
la R&#233;sistance. C'est son esprit, p&#233;tri de justice sociale et de courage politique,
qui a anim&#233; le gouvernement provisoire issu de la Lib&#233;ration, alors
que le pays, exsangue, &#233;tait &#224; reconstruire. C'est en ce sens, aussi, que le
Front populaire reste une le&#231;on d'histoire qui &#233;claire l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Philippe Mioche, L'alumine &#224; Gardanne, une travers&#233;e industrielle en Provence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G&#233;rard Pio, Mines et mineurs de Provence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Xavier Daumalin, Gueules noires de Provence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Philippe Mioche, L'alumine &#224; Gardanne, une travers&#233;e industrielle en Provence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G&#233;rard Pio, Mines et mineurs de Provence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives municipales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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