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	<title>imaginaires</title>
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		<title>5 mars 1999 : les 15 d'Intramines sortent apr&#232;s 17 jours au fond</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>La mine</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il y a un peu plus de onze ans sur le carreau du Puits Morandat &#224; Gardanne, les salari&#233;s d'un sous-traitant de la mine avaient fait gr&#232;ve au fond pour d&#233;fendre leurs emplois. Leur sortie au terme du conflit ressemblait un peu &#224; celle des mineurs chiliens.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton502-2f6f0.png?1732206200' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a un peu plus de onze ans sur le carreau du Puits Morandat &#224; Gardanne, les salari&#233;s d'un sous-traitant de la mine avaient fait gr&#232;ve au fond pour d&#233;fendre leurs emplois. Leur sortie au terme du conflit ressemblait un peu &#224; celle des mineurs chiliens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La sortie des mineurs chiliens dans la nuit noire du d&#233;sert d'Atacama, apr&#232;s 68 jours pass&#233;s enferm&#233;s &#224; 700 m&#232;tres de la surface n'&#233;tait pas seulement touchante : elle a &#233;veill&#233; chez moi un souvenir vieux de plus de onze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 mars 1999, la cage du puits Morandat &#224; Gardanne (le puits Y pour les mineurs) remontait &#224; la surface quinze hommes &#233;puis&#233;s mais heureux, les yeux prot&#233;g&#233;s par des lunettes noires. Et pour cause, ils n'avaient plus vu la lumi&#232;re du jour depuis plus de deux semaines. Dix-sept jours et seize nuits pass&#233;s &#224; neuf cent m&#232;tres de fond, &#224; la recette du puits.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L305xH305/une-energies-11-917d3.png?1732206201' width='305' height='305' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Eux n'&#233;taient pas coinc&#233;s par un &#233;boulement, et ils savaient qu'ils pouvaient remonter en une poign&#233;e de minutes d&#232;s qu'ils le d&#233;cideraient. S'ils avaient pass&#233; tout ce temps au fond, c'&#233;tait parce qu'ils &#233;taient en gr&#232;ve, pour d&#233;fendre leur emploi. Salari&#233;s d'Intramines, une soci&#233;t&#233; sous-traitante des Houill&#232;res, ils avaient au final gagn&#233; un peu de r&#233;pit, soit 18 mois jusqu'en septembre 2000. Quatre ans plus tard, en f&#233;vrier 2003, la mine de Gardanne cessait son activit&#233; et l'entr&#233;e du puits Y, le plus moderne d'Europe, &#233;tait ma&#231;onn&#233;e tandis que l'eau remplissait les galeries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Logiquement, Intramines a d&#251; dispara&#238;tre corps et biens avec l'arr&#234;t de l'activit&#233; mini&#232;re en France. Je ne sais pas ce que sont devenus Serge Scuri et les autres hommes que j'avais rencontr&#233;s pendant leur gr&#232;ve, au fond de la mine. Mais aujourd'hui, en voyant les images des mineurs chiliens, c'est &#224; eux que je pense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article est paru dans Energies 113 du 18 mars 1999 qui est feuilletable en ligne &lt;a href=&#034;http://www.ville-gardanne.fr/Energies-113-18-mars-1999#B#&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site de la ville de Gardanne&lt;/a&gt; o&#249; vous pouvez &#233;galement t&#233;l&#233;charger le fichier pdf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le contenu de l'article :&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;17 jours au fond et l'emploi au bout&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L305xH440/energies113-p11-e0c2a.png?1732206201' width='305' height='440' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUAND LA CAGE EST REMONTE&#769;E CE. VENDREDI-LA&#768;, UNE SALVE D'APPLAUDISSEMENTS A FUSE&#769; DE LA CENTAINE DE MINEURS, DE FEMMES ET D'ENFANTS MASSE&#769;S SUR LE CARREAU DU PUITS MORANDAT&lt;/strong&gt;. Ce n'e&#769;tait pas une remonte&#769;e comme les autres : la cage e&#769;tait vide, mais sur la nacelle en contrebas, il y avait un engin du fond et dans l'engin, une quinzaine d'hommes, les yeux abrite&#769;s par des lunettes noires qui cachaient (mal) les larmes de la fatigue et de l'e&#769;motion. Embrassades devant les came&#769;ras, douche au champagne, accolades, on dirait des otages qui viennent d'e&#770;tre libe&#769;re&#769;s. Dix-sept
jours qu'ils n'avaient pas vu le soleil. Seize nuits a&#768; passer a&#768; pre&#768;s de mile me&#768;tres de fond relie&#769;s a&#768; l'exte&#769;rieur par des te&#769;le&#769;phones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix-sept jours, c'est le temps qu'il aura fallu pour que les directions des HBCM et d'Intramines (voir ci-dessous), sous la pression de la CGT et suite a&#768; la rencontre
entre Roger Mei&#776; et Dominique Strauss-Kahn, signent un accord garantissant a&#768; l'entreprise sous-traitante un maintien de l'activite&#769; au-dela&#768; des trois prochains mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'e&#769;tait bien su&#770;r l'emploi qui e&#769;tait en jeu dans ce conflit en sous-sol, l'emploi sous- traitant, celui dont la survie est directement lie&#769;e a&#768; celui de la mine. Et comme en ce de&#769;but d'anne&#769;e, tout indiquait que le contrat de six mois passe&#769; entre les Houile&#768;res et
Intramines ne serait pas renouvele&#769;, Serge Scuri et les autres salarie&#769;s ont pris une de&#769;cision radicale : on reste en bas tant qu'on ne nous donne pas de garantie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 84, on avait eu le me&#770;me type de conflit. C&#807;a avait dure&#769; 10 jours, on a gagne&#769; 15 ans de boulot. &#187;&lt;/i&gt; Cette anne&#769;e, la gre&#768;ve aura e&#769;te&#769; encore plus longue et les perspectives d'emploi restent limite&#769;es. Mais ce 5 mars, les sous-traitants ont rappele&#769; a&#768; tous qu'ils existent et qu'il fallait compter sur eux.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;L'accord qui met fin a&#768; la gre&#768;ve&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Dans le protocole d'accord signe&#769; le 5 mars, les HBCM s'engagent a&#768; renouveler les contrats de travaux a&#768; Intramines pour 18 mois a&#768; compter du 1 er mars, soit jusqu'en septembre 2000 (au lieu de juillet 1999). Au-dela&#768;, les HBCM feront les efforts ne&#769;cessaires pour prolonger l'activite&#769; d'Intramines et de ses salarie&#769;s, en faisant appel a&#768; leurs compe&#769;tences pour l'ensemble des travaux miniers (en non pas seulement pour le forage de puits comme jusqu'a&#768; pre&#769;sent. Le mot &#171; ensemble &#187; a fait l'objet d'une ne&#769;gociation acharne&#769;e). Pour ve&#769;rifier l'application de cet accord, un comite&#769; de suivi sera mis en place avec des repre&#769;sentants du personnel d'Intramines, du syndicat CGT des mineurs, des directions d'Intramines et des HBCM. L'e&#769;volution de la carrie&#768;re professionnelle des salarie&#769;s d'Intramines sera e&#769;galement e&#769;tudie&#769;e. Enfin, les astreintes (1000 F par jour et par gre&#769;viste) sont supprime&#769;es, ainsi que toute sanction disciplinaire ou poursuite judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PASSER 392 HEURES A&#768; 900 ME&#768;TRES DE FOND&lt;/strong&gt; demande une re&#769;sistance physique et psychologique hors du commun. Pendant ces 17 jours et 16 nuits, les gre&#769;vistes d'Intramines ont e&#769;te&#769; ravitaile&#769;s re&#769;gulie&#768;rement par des mineurs qui leur amenait des repas offerts par la municipalite&#769;. Ils e&#769;taient aussi re&#769;gulie&#768;rement en contact te&#769;le&#769;phonique avec la surface, parlant de temps en temps avec leur famille. Enfin, ils ont e&#769;te&#769; suivis par un me&#769;decin du centre de sante&#769;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AU BAS DE L'ASCENSEUR, A&#768; LA RECETTE PRINCIPALE, LES GRE&#769;VISTES&lt;/strong&gt; s'e&#769;taient ame&#769;nage&#769;s un dortoir avec des lits de camp, une douche de fortune et un petit re&#769;fectoire. Pour supporter l'attente, ils avaient e&#769;galement de&#769;limite&#769; un petit terrain de boules, et se de&#769;gourdissaient les jambes en tapant dans un ballon. Ils ont rec&#807;u des visites : celle de Roger Mei&#776;, mais aussi
de nombreux journalistes. Les me&#769;dias ont en effet largement couvert la gre&#768;ve, surtout a&#768; partir du sixie&#768;me jour : presse e&#769;crite locale et nationale, radios, te&#769;le&#769;visions. A travers la gre&#768;ve, c'est l'univers des mineurs qu'ils ont enfin de&#769;couvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA SOCIE&#769;TE&#769; INTRAMINES A E&#769;TE&#769; REPRISE IL Y A HUIT MOIS PAR BONIFACE&lt;/strong&gt;, une PME de l'He&#769;rault, plus inte&#769;resse&#769;e par le mate&#769;riel de forage que par les salarie&#769;s et leur savoir-faire. Si la direction d'Intramines a renvoye&#769; la ne&#769;gociation sur celle des Houille&#768;res, c'est parce que c'est cette dernie&#768;re qui de&#769;tenait la solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE SYNDICAT FORCE OUVRIE&#768;RE
DES MINEURS DE PROVENCE&lt;/strong&gt; avait fait le communique&#769; suivant le 18 fe&#769;vrier dernier : &lt;i&gt;&#171; Le savoir-faire incontestablement acquis par Intramines doit e&#770;tre exploite&#769; comme l'a toujours revendique&#769; FO dans la mesure ou&#768; les perspectives de l'industrie charbonnie&#768;re sont en phase ascendante dans un certain nombre de pays [...] La solution du conflit est donc a&#768; rechercher dans le cadre dun rede&#769;ploiement des aides a&#768; l'industrialisation [...] pour qu'lntramines puisse de&#769;velopper ses compe&#769;tences sans e&#770;tre intrinse&#768;quement lie&#769;e a&#768; l'e&#769;volution de l'industrie charbonnie&#768;re nationale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Patrick Tort : &#171; plus on est altruiste, plus la soci&#233;t&#233; est forte &#187;</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Patrick-Tort-plus</link>
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		<dc:date>2009-11-02T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>&lt;div class='spip_document_1272 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/patrick-tort.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;144&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il a consacr&#233; sa vie &#224; Charles Darwin. Patrick Tort est l'un des plus grands sp&#233;cialistes mondiaux du darwinisme. Le 9 octobre, il &#233;tait &#224; la M&#233;diath&#232;que dans le cadre du cycle Science &amp; Id&#233;es. Nous l'avons rencontr&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il a consacr&#233;
sa vie &#224;
Charles Darwin.
Patrick Tort est
l'un des plus
grands
sp&#233;cialistes
mondiaux du
darwinisme, et
depuis vingt-six
ans, il multiplie
les livres et les
conf&#233;rences pour
mieux faire
conna&#238;tre le grand
th&#233;oricien de
l'origine des
esp&#232;ces et de
l'&#233;volution.
Le 9 octobre,
il &#233;tait &#224; la
M&#233;diath&#232;que dans
le cadre du cycle
Science &amp; Id&#233;es.
Nous l'avons
rencontr&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux si&#232;cles tout juste apr&#232;s sa naissance,
qui conna&#238;t vraiment Charles Darwin ? En
tout cas, pas ceux qui font de lui l'initiateur
du darwinisme social, peste Patrick Tort. &lt;i&gt;&#171; Ils
ne l'ont pas lu s&#233;rieusement. Ils interpr&#232;tent
ses textes et en d&#233;duisent que Darwin recommande
l'&#233;limination des
plus faibles, alors que c'est le
contraire ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Tort, lui, sait
de quoi il parle : philosophe et
historien des sciences, il &#233;tudie
Darwin depuis une trentaine
d'ann&#233;es, a fond&#233; l'institut
Charles-Darwin International
et a dirig&#233; &lt;i&gt;le dictionnaire du
darwinisme et de l'&#233;volution&lt;/i&gt;.
Il travaille actuellement, avec
d'autres sp&#233;cialistes, &#224; l'&#233;dition int&#233;grale en
fran&#231;ais de l'oeuvre de Darwin (35 tomes).
Et il se bat, notamment, pour que l'apport
de Charles Darwin soit reconnu &#224; sa juste
valeur, au moment o&#249; il est attaqu&#233; aussi
bien au nom de la religion (notamment aux
&#201;tats-Unis) que du lib&#233;ralisme (le fameux
darwinisme social).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un auditorium de la M&#233;diath&#232;que trop
petit, Patrick Tort retrace en quelques mots
la trajectoire de Charles Darwin, et notamment
son voyage initiatique
sur le &lt;i&gt;Beagle&lt;/i&gt;, un bateau qui
l'emmenera pour un tour du
monde de cinq ans. Darwin
peut ainsi comparer les diff&#233;rences
dans l'espace (autruches,
iguanes, pinsons) et
dans le temps (tatou pr&#233;historique
et tatou contemporain)
qui contredisent le principe
d'une perfection divine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce
que Darwin d&#233;couvre et d&#233;montre dans &#8220;l'origine
des esp&#232;ces,&#8221; c'est que si ces derni&#232;res ne
croissent pas d&#233;mesur&#233;ment, c'est parce qu'elles
se r&#233;gulent par l'&#233;limination des moins adapt&#233;s.
Mais il ne parle pas de l'homme, uniquement
des plantes et des animaux. C'est Herbert
Spencer qui va emprunter &#224; Darwin la loi
d'&#233;limination des moins aptes et qui va l'ap-
pliquer aux soci&#233;t&#233;s humaines, c'est ce qu'on
va appeler le darwinisme social. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re
ce concept se profile les th&#232;ses lib&#233;rales et
conservatrices justifiant l'immobilisme dans
la r&#233;partition des richesses (les pauvres m&#233;ritent
leur sort et sont inadapt&#233;s socialement),
voire la st&#233;rilisation ou l'&#233;limination
pure et simple d'une partie de la population.
&lt;i&gt;&#171; En 1871, Darwin publie &#8220;La filiation de
l'homme.&#8221; Pour la premi&#232;re fois, il parle de
l'esp&#232;ce humaine et de sa parent&#233; avec l'animal.
Mais il va plus loin : il constate que lorsque
les instincts sociaux se d&#233;veloppent, l'autre
est reconnu comme semblable, le sentiment
de sympathie s'&#233;tend, de m&#234;me que la solidarit&#233;
et le secours aux faibles. Ce sentiment
s'&#233;tend progressivement &#224; la tribu, puis &#224; la
nation, puis &#224; l'humanit&#233; enti&#232;re. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que
Patrick Tort a r&#233;sum&#233; en 1983 d'une formule
&#233;tonnante : &lt;i&gt;&#171; la s&#233;lection naturelle s&#233;lectionne
la civilisation, qui s'oppose &#224; la s&#233;lection
naturelle. &#187;&lt;/i&gt; Dit autrement : &lt;i&gt;&#171; plus on est altruiste,
plus la soci&#233;t&#233; est forte. &#187;&lt;/i&gt; On est bien
loin du darwinisme social du d&#233;but ! Quant
&#224; l'opposition des &#201;glises, qui n'ont pas d&#233;sarm&#233;
depuis 150 ans, &lt;i&gt;&#171; c'est parce que les esp&#232;ces
ne sont pas parfaites
qu'elles &#233;voluent. C'est
en contradiction compl&#232;te
avec le dogme des
&#201;glises. Avec Darwin,
on entre dans le mat&#233;rialisme
scientifique. Il
ne fait appel &#224; aucune
transcendance, il a un
point de vue d'anthropologue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Tort regrette en
passant que la th&#233;orie
de l'&#233;volution ne soit
pas suffisamment enseign&#233;e
&#224; l'&#233;cole, &lt;i&gt;&#171; alors
qu'elle devrait &#234;tre la base
de l'enseignement scientifique.
On consacre du
temps &#224; la biologie des
g&#232;nes et des cellules, sans
penser que la cible de l'&#233;volution,
c'est l'organisme.
Et un organisme ne se r&#233;duit ni &#224; ses cellules,
ni &#224; ses g&#232;nes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est pourquoi Patrick Tort
continue &#224; donner des conf&#233;rences dans tou- te la France (70 cette ann&#233;e), et invite le public
&#224; lire Darwin. &lt;i&gt;&#171; Nous
ne voulons pas un Darwin
pour les riches et un Darwin
pour les pauvres, &#187;&lt;/i&gt; affirme-
t-il en condamnant
l'&#233;dition par le Monde et
France Inter d'une traduction
abr&#233;g&#233;e de L'origine
des esp&#232;ces au prix de
un euro. &lt;i&gt;&#171; Nous voulons un
Darwin riche pour tous. Le
meillleur moyen de le conna&#238;tre,
c'est de le lire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Tort a notamment
&#233;crit &lt;i&gt;L'effet Darwin&lt;/i&gt;
(Seuil, 2008) et &lt;i&gt;Darwin
et le darwinisme&lt;/i&gt; (Que
sais-je ? 2005), ainsi que
la pr&#233;face de &lt;i&gt;L'origine
des esp&#232;ces&lt;/i&gt; (Honor&#233;
Champion, 2009).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Taxe professionnelle : et &#224; la fin, qui va payer ?</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Taxe-professionnelle-et-a-la-fin</link>
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		<dc:date>2009-10-29T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/png/marianne-150.png' width=&#034;150&#034; height=&#034;150&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;pouill&#233;s de leurs pouvoirs par la r&#233;forme des collectivit&#233;s locales, priv&#233;s de ressources par la suppression de la taxe professionnelle, les &#233;lus sont en col&#232;re. Les habitants aussi, puisqu'au final ce sont eux qui risquent de payer l'addition.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;pouill&#233;s de leurs pouvoirs par la r&#233;forme des collectivit&#233;s locales, priv&#233;s de ressources par la suppression de la taxe professionnelle, les &#233;lus sont en col&#232;re. Les habitants aussi, puisqu'au final ce sont eux qui risquent de payer l'addition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;centralisation ? &lt;i&gt;&#171; Comme la d&#233;mocratie, c'est devenu un bien commun &#187;&lt;/i&gt;. Les biens communs ont la vie dure en ce moment. La d&#233;claration de Nicolas Sarkozy le 20 octobre &#224; Saint-Dizier n'a rassur&#233; personne. Le jour-m&#234;me, plusieurs communes en France, dont Gardanne, organisaient des r&#233;unions publiques d'information sur le th&#232;me &#171; Menaces sur les collectivit&#233;s locales &#187;. Pr&#232;s de deux cents personnes se sont d&#233;plac&#233;es &#224; la Halle &#224; l'invitation de Roger Me&#239; et du conseil municipal. &lt;i&gt;&#171; C'est un moment difficile, un moment grave, avec des r&#233;formes qui portent atteinte &#224; la d&#233;centralisation commenc&#233;e en 1981 &#187;&lt;/i&gt;, constate Roger Me&#239;. &lt;i&gt;&#171; On va avoir des superm&#233;tropoles dans lesquelles vous, citoyens, usagers, n'existerez plus. Et les maires ne seront l&#224; que pour d&#233;poser des gerbes le 11 novembre et c&#233;l&#233;brer les mariages. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour clarifier les enjeux des r&#233;formes en cours, la Ville a demand&#233; une &#233;tude &#224; Pascal Heymes, de la soci&#233;t&#233; Stratorial Finances*. Celui-ci a tout d'abord fait un &#233;tat des lieux des finances de la Ville : taux de taxe professionnelle &#233;lev&#233; compens&#233; par des abattements de la taxe d'habitation et par l'absence de taxe d'enl&#232;vement des ordures m&#233;nag&#232;res. Et si le revenu moyen des Gardannais est inf&#233;rieur &#224; la moyenne nationale, l'endettement par habitant est &#233;galement plus bas (714 euros contre 1095 euros pour des villes de m&#234;me taille), alors que la Ville investit plus que la moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, qu'est-ce que Gardanne aurait &#224; gagner en int&#233;grant une intercommunalit&#233; ? En supposant que le Pr&#233;fet, comme il en aura le pouvoir d'ici 2013, int&#232;grera de force notre commune dans la communaut&#233; d'agglom&#233;ration du pays d'Aix (CAPA), il y aura essentiellement des taxes suppl&#233;mentaires pour les m&#233;nages, les commer&#231;ants et les entreprises : taxe d'enl&#232;vement des ordures m&#233;nag&#232;res et taxe transport. Mais surtout, la Ville perdra des comp&#233;tences qui seront transf&#233;r&#233;es &#224; la communaut&#233; d'agglom&#233;ration. La situation serait encore pire si le projet de m&#233;tropole du &#171; grand Marseille &#187; avalant les pays d'Aix, d'Aubagne, d'Istres et de Martigues voit le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cons&#233;quence : une augmentation des imp&#244;ts pay&#233;s par les m&#233;nages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre question du jour est celle de la suppression de la taxe professionnelle. Si celle-ci dispara&#238;t au 1er janvier 2010, c'est-&#224;-dire dans deux mois, le manque &#224; gagner sera de 25 milliards d'euros (11 millions &#224; Gardanne). A la place, une cotisation &#233;conomique territoriale (CET) vers&#233;e aux communes, d&#233;partements et r&#233;gions rapportera 17 milliards. La diff&#233;rence, soit 8 milliards, repr&#233;sente un all&#233;gement d'imp&#244;ts pour les entreprises. Ou, si on pr&#233;f&#232;re, un cadeau fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la tr&#232;s forte d&#233;sapprobation des &#233;lus locaux (y compris de la majorit&#233; UMP), le gouvernement a promis de compenser int&#233;gralement le manque &#224; gagner pour les villes. Outre la confiance qu'on peut accorder &#224; ce genre de promesses, cette compensation sera calcul&#233;e sur ce que rapporte aujourd'hui la taxe professionnelle, et ne bougera plus par la suite. Or, d&#233;montre Pascal Heymes, entre 2004 et 2008, &#224; Gardanne, la taxe professionnelle seule a rapport&#233; plus d'un million d'euros suppl&#233;mentaires, gr&#226;ce &#224; l'implantation de nouvelles entreprises. Autrement dit, pour maintenir les investissements et les services publics communaux, la Ville n'aurait pas d'autre solution que d'augmenter les imp&#244;ts pay&#233;s... par les m&#233;nages. C'est exactement le but recherch&#233; par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans ce cas, quel serait l'int&#233;r&#234;t pour une ville de favoriser l'implantation d'entreprises nouvelles, compte-tenu des co&#251;ts engendr&#233;s par l'activit&#233; &#233;conomique ? Comme le remarque Mustapha El Miri, adjoint au maire charg&#233; de la culture, &lt;i&gt;&#171; ces cadeaux fiscaux, trois g&#233;n&#233;rations vont les payer. Avec la suppression de la taxe professionnelle, on va favoriser les entreprises qui exportent au d&#233;triment des PME qui auront moins de d&#233;bouch&#233;s avec des villes qui n'investissent plus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Conseil g&#233;n&#233;ral, Claude Jorda pointe quatre menaces : &lt;i&gt;&#171; cette r&#233;forme marque la fin de la d&#233;mocratie de proximit&#233;, elle attaque les services publics locaux comme ont &#233;t&#233; attaqu&#233;s les services publics nationaux (Poste, GDF, France T&#233;l&#233;com...), elle met les territoires en concurrence et elle prive les &#233;lus locaux de leur autonomie de d&#233;cision. Sous couvert de faire des &#233;conomies, les grands perdants seront les villes et les d&#233;partements. &#187;&lt;/i&gt; Par exemple, &lt;i&gt;&#171; ce sera la fin des politiques volontaristes des collectivit&#233;s locales : dans le d&#233;partement, leurs aides repr&#233;sentent 80% du financement de la culture, contre 20% &#224; l'Etat. Dans les coll&#232;ges, le Conseil g&#233;n&#233;ral offre un ordinateur portable aux &#233;l&#232;ves de quatri&#232;me pour lutter contre la fracture num&#233;rique : ce n'est pas une comp&#233;tence obligatoire. L'aide aux travaux dans les communes, comme &#231;a a &#233;t&#233; le cas ici, dans la Halle, sera aussi remise en cause. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ce n'est pas qu'une questions d'&#233;lus, &#231;a concerne tout le monde. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elu aux associations, Guy Porcedo affirme &lt;i&gt;&#171; qu'avec cette r&#233;forme, on vous &#233;loigne des centres de d&#233;cision. A qui allez-vous demander une aide mat&#233;rielle, une subvention, un pr&#234;t de salle ? Ce dont on a besoin, c'est de proximit&#233;, pas d'&#233;loignement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle, les gens se disent inquiets, mais d&#233;termin&#233;s &#224; agir : &lt;i&gt;&#171; on foule aux pieds le suffrage universel. Je suis retrait&#233;, j'ai du temps, si vous vous bagarrez je serai avec vous. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; A Sept&#232;mes, le Pr&#233;fet a ordonn&#233; au maire d'accueillir les ordures m&#233;nag&#232;res de la Ville de Nice, c'est une honte. &#187; &#171; A part subir, que peut-on faire &#224; notre niveau ? &#187; &#171; les associations, c'est le bien commun de notre ville, elles sont aussi porteuses d'emploi pour les jeunes. Il faut intervenir en tant que citoyens. &#187;&lt;/i&gt; Yveline Primo, premi&#232;re adjointe, souligne &lt;i&gt;&#171; qu'il faut en parler autour de soi, parler de cette r&#233;forme et de ses cons&#233;quences. Ce n'est pas qu'une questions d'&#233;lus, &#231;a concerne tout le monde. &#187;&lt;/i&gt; Roger Me&#239; conclut en annon&#231;ant qu'une motion sera vot&#233;e au conseil municipal du 22 octobre et qu'il se rendra le 16 novembre au Congr&#232;s des Maires de France. &lt;i&gt;&#171; Nous seront nombreux &#224; donner notre sentiment au Pr&#233;sident de la R&#233;publique. Et il y aura des actions &#224; mener ensemble, il va falloir se battre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comme une lettre sans la Poste</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Comme-une-lettre-sans-la-Poste</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Comme-une-lettre-sans-la-Poste</guid>
		<dc:date>2009-06-27T12:53:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>&lt;div class='spip_document_1214 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/laposte2-2.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;113&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t transform&#233;e
en soci&#233;t&#233;
anonyme, la Poste
reste le service
public pr&#233;f&#233;r&#233;
des Fran&#231;ais.
Qu'en sera-t-il en
2011, alors que
la distribution du
courrier sera
soumise &#224;
la concurrence ?
La Banque postale,
qui a bien r&#233;sist&#233; &#224;
la crise financi&#232;re,
sera-t-elle toujours
accessible aux
bas revenus ?&lt;/p&gt;

-
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bient&#244;t transform&#233;e
en soci&#233;t&#233;
anonyme, la Poste
reste le service
public pr&#233;f&#233;r&#233;
des Fran&#231;ais.
Qu'en sera-t-il en
2011, alors que
la distribution du
courrier sera
soumise &#224;
la concurrence ?
La Banque postale,
qui a bien r&#233;sist&#233; &#224;
la crise financi&#232;re,
sera-t-elle toujours
accessible aux
bas revenus ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur la place d'un village, une petite foule
s'assemble, des jeunes, des vieux, des enfants.
Quelqu'un grimpe sur une chaise et dirige
tout ce monde fa&#231;on chorale. A la fin, on
s'&#233;treint, on s'applaudit. C'est la nouvelle
campagne publicitaire de la Poste, diffus&#233;e
&#224; la t&#233;l&#233;vision et sur Internet en mai et juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le slogan &lt;i&gt;la confiance donne de l'avance&lt;/i&gt;,
la Poste joue ainsi &#224; fond
de sa popularit&#233;, nourrie de
deux si&#232;cles de service public,
au moment m&#234;me o&#249;
le gouvernement va changer
son statut pour en faire
une soci&#233;t&#233; anonyme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 1er janvier 2011, la distribution
du courrier urgent
(les lettres de moins de 20
grammes) devra &#234;tre ouverte
&#224; la concurrence. Ce
n'est pas pour rien que Vincent
Relave, directeur de
communication au groupe
La Poste, affirme : &lt;i&gt;&#171; la marque La Poste se
veut une marque de services aux publics, forte
de ses valeurs, de ses engagements et de la
confiance des Fran&#231;ais. &#187;&lt;/i&gt; Vous avez bien lu :
le plus ancien service public de France raval&#233;
au rang d'un produit de consommation
courante comme un yaourt ou une mousse
&#224; raser.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le plus ancien
service public
de France
raval&#233; au rang
d'un produit de
consommation
courante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce virage n'est pas que s&#233;mantique, il suffit
de passer la porte (coulissante) du nouveau
bureau de Gardanne pour le constater : d&#232;s
l'entr&#233;e, &#224; droite, la boutique vous attend.
Vous pouvez y acheter vos timbres (ce qui
est pratique), des enveloppes et des paquets
pr&#234;ts &#224; poster, des cartes Sim pour t&#233;l&#233;phones
portables, mais aussi des tirelires en forme
de bo&#238;te aux lettres, des r&#233;pliques de v&#233;hicules
de la Poste, des sacs en toile, des DVD,
des sous-mains repr&#233;sentant
l'alphabet et des colis cadeaux
de gastronomie proven&#231;ale (&#224;
79&#8364; pi&#232;ce). Et alors que les guichets
ne sont ouverts qu'en
fonction des p&#233;riodes d'affluence,
il y a toujours quelqu'un
pour tenir la boutique
(qui fonctionne en self-service).
On voit par l&#224; o&#249; sont les
priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans tous nos bureaux, on affiche
une unit&#233; de marque, on
met l'enseigne en avant, on
montre sa patte, sa griffe, celle
de la Poste, &#187;&lt;/i&gt; confirme Emmanuelle Frau, directrice
d'&#233;tablissement. Elle pr&#233;sente fi&#232;rement
le nouvel accueil qui a n&#233;cessit&#233;
plusieurs mois de travaux fin 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mon
objectif prioritaire est l'am&#233;lioration de l'accueil.
Il faut inciter le client &#224; venir chez nous.
Depuis janvier, nous avons une personne en
moins, mais la r&#233;organisation de l'accueil fait
que les clients sont satisfaits : plus de clart&#233;,
plus de silence. Avant, nous avions le m&#234;me
nombre d'agents pr&#233;sents quel que soit l'horaire.
D&#233;sormais, on module, on met plus de
monde aux heures d'affluence, et moins le
reste du temps. Mais le bureau est ouvert en
continu de 9h &#224; 18h. Les conditions de travail
sont bien meilleures pour le personnel,
ce b&#226;timent n'avait pas &#233;t&#233; r&#233;nov&#233; depuis 40
ans. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre l'aspect commercial clairement revendiqu&#233;,
l'autre leitmotiv de la Poste, c'est
l'adaptation au client. Depuis le 1er juin, un
responsable client a pour mission de vous
prendre en charge et de vous guider une fois
la porte franchie. &lt;i&gt;&#171; La client&#232;le de Gardanne
est plut&#244;t sociale, on doit s'y adapter dans
une d&#233;marche gagnant-gagnant. Mais depuis
un an, il y a une bonne centaine de clients en
moins par jour. Ce n'est pas propre &#224; la Poste,
c'est pareil dans les supermarch&#233;s, avec qui
nous sommes en partenariat pour vendre les
pr&#234;ts-&#224;-poster &#187;&lt;/i&gt; [enveloppes pr&#233;timbr&#233;es,
NdlR].&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour les usagers,
le nombre de bureaux
de poste devrait
passer apr&#232;s la
privatisation de
13000 &#224; 3500&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce client, justement, se demande parfois
pourquoi les colis n'arrivent pas jusque chez
lui. C'est le cas de Serge Daillan et des habitants
des Logis Notre-Dame : &lt;i&gt;&#171; Depuis treize ans que j'habite ici, il n'y a pas moyen. Le
courrier, &#231;a va, pas de probl&#232;me, la factrice
est tr&#232;s bien, mais les colis n'arrivent pas jusqu'ici.
On a demand&#233; des explications au bureau
de poste de Gardanne, on n'a jamais eu
de r&#233;ponse. M&#234;me le maire a &#233;crit &#224; la direction
&#224; Marseille, sans r&#233;sultat. &#187;&lt;/i&gt; La communication
a ses limites...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;tier de facteur, Serge l'a pratiqu&#233; jusqu'en
1982, d'abord en r&#233;gion parisienne
puis &#224; Cabri&#232;s. &lt;i&gt;&#171; J'ai pass&#233; le concours en
1972. A cette &#233;poque, on passait du temps le
matin &#224; trier le courrier, alors que maintenant,
quand le facteur arrive, le tri est quasiment
fait. Du coup, les tourn&#233;es sont plus
longues, et les facteurs sont plus charg&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il
regrette un peu la mentalit&#233; individualiste
chez les facteurs (&lt;i&gt;&#171; Difficile de se faire aider
les premiers jours, c'&#233;tait un peu chacun pour
soi. &#187;&lt;/i&gt;), il garde un bon souvenir de ses 28 kilom&#232;tres
quotidiens en v&#233;lo &#224; Cabri&#232;s : &lt;i&gt;&#171; j'avais
240 clients, et je peux vous dire que j'en connaissais
200. &#187;&lt;/i&gt; Il s'&#233;tonne aussi de voir des int&#233;rimaires
remplacer les facteurs pour
les tourn&#233;es : &lt;i&gt;&#171; les facteurs sont des
agents asserment&#233;s, en d&#233;but de
carri&#232;re on passait devant un
juge, c'&#233;tait s&#233;rieux. Distribuer
du courrier, c'est une responsabilit&#233;.
Mais on sous-traite des
pans entiers de l'activit&#233;. Avec la
privatisation, &#231;a ne va pas s'arranger. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une inqui&#233;tude partag&#233;e
par les syndicats, comme le
pr&#233;cise Jean-Luc Botella, secr&#233;taire
d&#233;partemental CGT La Poste : &lt;i&gt;&#171; Le changement de statut, c'est
une avanc&#233;e vers la privatisation.
L'&#201;tat restera actionnaire majoritaire ?
Il disait la m&#234;me chose pour
GDF. D&#232;s que des investisseurs priv&#233;s
entrent dans le capital d'une entreprise,
les objectifs changent, il
s'agit en priorit&#233; de d&#233;gager des b&#233;n&#233;fices
pour les actionnaires. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les cons&#233;quences
habituelles : &lt;i&gt;&#171; le projet interne vise &#224; supprimer
un maximum d'emplois. Pour les usagers,
le nombre de bureaux de poste devrait
passer apr&#232;s la privatisation de 13 000 &#224; 3 500.
Dans les communes rurales, des bureaux seront
ferm&#233;s ou remplac&#233;s par des agences
postales financ&#233;es majoritairement par les
communes avec des services r&#233;duits de moiti&#233;.
En clair, ce sont les citoyens qui vont payer
pour avoir un service minimum au rabais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la distribution du courrier ? En th&#233;orie,
selon la loi postale de 2005, la Poste s'engage
&#224; distribuer le courrier six jours sur sept.
&lt;i&gt;&#171; Mais on risque d'arriver tr&#232;s vite &#224; la situation
du Portugal o&#249; le courrier est distribu&#233;
trois jours par semaine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la Banque postale, qui a vu le public ouvrir
en masse des livrets A et des comptes
bancaires au plus fort de la crise ? &lt;i&gt;&#171; Ses activit&#233;s
bancaires s'&#233;loignent de celles d'une
banque accessible aux citoyens. Les tarifs ont
aussi augment&#233;. Ce ne sont plus les besoins
des usagers qui sont la priorit&#233;, mais leur capacit&#233;
financi&#232;re. Mais rien n'est in&#233;luctable.
Le vent de contestation est tr&#232;s grand. Une
p&#233;tition a recueilli 400 000 signatures, il y a
des d&#233;bats publics partout, un collectif de d&#233;fense
des services publics regroupe 44 organisations.
On r&#233;siste. D'ailleurs, le gouvernement
a pr&#233;f&#233;r&#233; repousser le projet de changement
de statut &#224; la Poste. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de laisser passer
les &#233;lections europ&#233;ennes, Bruxelles
n'&#233;tant pas pour rien dans la casse des services
publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De P&#233;ri &#224; Auschwitz, un voyage pour m&#233;moire</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/De-Peri-a-Auschwitz-un-voyage-pour</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/De-Peri-a-Auschwitz-un-voyage-pour</guid>
		<dc:date>2009-04-21T13:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1185 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/auschwitz.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;132&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Du 29 mars
au 2 avril,
28 &#233;l&#232;ves
gardannais du
coll&#232;ge
Gabriel-P&#233;ri ont
visit&#233; le camp
d'extermination
d'Auschwitz,
ainsi que le
quartier juif
de Cracovie et
la mine de sel
de Wieliczka.
Un d&#233;placement
en Pologne
soigneusement
pr&#233;par&#233; depuis
la rentr&#233;e et dont
ils sont revenus
diff&#233;rents.
T&#233;moignages.&lt;/p&gt;

-
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du 29 mars
au 2 avril,
28 &#233;l&#232;ves
gardannais du
coll&#232;ge
Gabriel-P&#233;ri ont
visit&#233; le camp
d'extermination
d'Auschwitz,
ainsi que le
quartier juif
de Cracovie et
la mine de sel
de Wieliczka.
Un d&#233;placement
en Pologne
soigneusement
pr&#233;par&#233; depuis
la rentr&#233;e et dont
ils sont revenus
diff&#233;rents.
T&#233;moignages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que retient-on d'un voyage &#224; l'&#233;tranger de
cinq jours quand on a quinze ans ? Le groupe
qui se forme, des amiti&#233;s qui naissent, au
d&#233;tour d'une attente dans une a&#233;rogare, la
d&#233;couverte d'un trajet en avion, la nourriture
&#233;trange d'un pays inconnu ? Un peu de
tout cela, mais bien d'autres
choses encore. Surtout quand
le voyage en question vous
am&#232;ne dans le trou noir de
l'histoire de l'humanit&#233;, le
camp d'extermination d'Auschwitz-
Birkenau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On a
commenc&#233; par le camp d'Auschwitz
I, explique &#201;lodie.
C'est l&#224; o&#249; il y a un portail
&#224; l'entr&#233;e o&#249; est inscrit &#8220;Arbeit
macht frei&#8221;, le travail
rend libre. C'est un mus&#233;e maintenant. &#187; &#171; On
a vu les tas de chaussures, les cheveux, des
montagnes de cheveux, &#187;&lt;/i&gt; ajoute Adrien. &lt;i&gt;&#171; On
a vu aussi la potence o&#249; Rudolf Hess a &#233;t&#233;
pendu apr&#232;s avoir &#233;t&#233; condamn&#233; apr&#232;s la guerre.
Il y a une salle avec les photos des prisonniers,
leur date d'arriv&#233;e et la date de leur
mort. En moyenne, &#231;a faisait deux mois d'&#233;cart. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lodie raconte le mur des fusill&#233;s, o&#249; les prisonniers
&#233;taient abattus d'une balle dans la
nuque. &lt;i&gt;&#171; On a d&#233;pos&#233; des fleurs &#224; cet endroit. &#187;&lt;/i&gt;
Elle se souvient des photos d'enfants tortur&#233;s
par le Docteur Mengele, dont la sp&#233;cialit&#233;
&#233;tait les exp&#233;riences sur les jumeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; C'est l&#224; o&#249;
les SS triaient
ceux qui allaient
vivre et ceux
qui allaient
mourir &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis vient la visite d'Auschwitz II, &#224; Birkenau,
trois kilom&#232;tres plus loin. L&#224;, l'horreur
franchit encore un palier,
avec ses 1,1 million de morts,
essentiellement des Juifs et
des tziganes. &lt;i&gt;&#171; Ce qui m'a
marqu&#233;, c'est le silence, raconte
Fabien. C'est pesant,
mais il y a du respect. &#199;a
vient naturellement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les
chambres &#224; gaz, les cr&#233;matoriums,
la ligne de chemin
de fer qui s'arr&#234;te au milieu
du camp... &lt;i&gt;&#171; C'est l&#224; o&#249; les
SS triaient ceux qui allaient vivre et ceux qui
allaient mourir, explique Sophie. Une fille de
treize ans a &#233;t&#233; sauv&#233;e parce qu'elle a dit qu'elle
en avait quinze. &#187; &#171; Ils envoyaient dans les
chambres &#224; gaz les femmes enceintes, les b&#233;b&#233;s &#187;&lt;/i&gt; ajoute Cl&#233;ment. &lt;i&gt;&#171; On a vu les baraquements,
ils dormaient &#224; douze par lit. Mais
il fallait que tout soit propre. &#187; Et pour cause : &#171; Les SS avaient tr&#232;s peur des &#233;pid&#233;mies,
du typhus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De part et d'autre de la dalle
noire en fran&#231;ais du monument international entre les cr&#233;matoires II et III, les coll&#233;giens
gardannais ont allum&#233; des bougies.
&lt;i&gt;&#171; On a suivi les rails sur lesquels les trains arrivaient
dans le camp, &#187;&lt;/i&gt; raconte Sophie. &lt;i&gt;&#171; Le
camp se d&#233;t&#233;riore, ajoute Manon, c'est difficile
&#224; entretenir en l'&#233;tat. Nous, on doit transmettre
ce qu'on a vu. &#187;&lt;/i&gt; Adrien se souvient
d'un &lt;i&gt;&#171; arbre de Birkenau qui existait au moment
du camp et qui est toujours l&#224;. C'est un
bouleau blanc. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; On ne peut pas
se plaindre apr&#232;s
avoir vu &#231;a &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le temps du t&#233;moignage, vient celui
du ressenti. Pour &#201;lodie, &lt;i&gt;&#171; ce qui m'a choqu&#233;
le plus, c'est les habits de b&#233;b&#233;, il devait
avoir un an et ils l'ont gaz&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Pour Fabien,
&lt;i&gt;&#171; on a l'impression que rien n'a chang&#233; depuis.
A part qu'il n'y a plus personne. &#187;&lt;/i&gt; Pour
Manon, &lt;i&gt;&#171; personne ne r&#233;agit de la m&#234;me mani&#232;re. &#187;&lt;/i&gt; &#201;lodie revient sur les conditions de
vie &#233;pouvantables : &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas s'imaginer
&#234;tre l&#224;-bas. L'hygi&#232;ne, c'est pas possible.
On ne peut pas se plaindre apr&#232;s avoir vu &#231;a.
On se rend compte que ce n'est rien &#224; c&#244;t&#233;.
En rentrant &#224; la maison hier soir, j'ai parl&#233;
pendant au moins une heure et demie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quatre accompagnateurs (Jacqueline Perrais,
principale adjointe, Mustafa Khairoun,
professeur d'histoire-g&#233;ographie, &#201;lisabeth
Goubert, professeur documentaliste et Philippe
Salomez, conseiller principal d'&#233;ducation)
ont tenu &#224; souligner le comportement
exemplaire des &#233;l&#232;ves et le soutien des parents
tout au long du projet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le projet de toute une ann&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyage, qui a co&#251;t&#233; 250 &#8364; aux familles, a &#233;t&#233; financ&#233; avec l'aide de la Fondation M&#233;moire
de la Shoah, du Fonds pour la m&#233;moire d'Auschwitz, de la f&#233;d&#233;ration nationale
Andr&#233; Maginot des anciens combattants et de la municipalit&#233; pour une partie du transport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; en amont par des projections de films au coll&#232;ge et au cin&#233;ma (&lt;i&gt;La
liste de Schindler, Amen, Stalingrad&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Nuit et brouillard&lt;/i&gt;) et des extraits de documentaires,
notamment le proc&#232;s de Klaus Barbie avec les enseignants d'histoire-g&#233;ographie,
de fran&#231;ais et la documentaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;galement particip&#233; (seul coll&#232;ge de la
r&#233;gion) &#224; la journ&#233;e de la m&#233;moire de la d&#233;portation &#224; Marseille, o&#249; ils ont rencontr&#233;
des lyc&#233;ens polonais, allemands et autrichiens. Enfin, ils ont particip&#233; au concours national
de la r&#233;sistance et de la d&#233;portation. Un compte-rendu commun va &#234;tre r&#233;dig&#233;
et envoy&#233; &#224; la Fondation M&#233;moire de la Shoah, et une rencontre avec les autres &#233;l&#232;ves
de troisi&#232;me du coll&#232;ge va &#234;tre organis&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La plus grande vitrine du monde</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/La-plus-grande-vitrine-du-monde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/La-plus-grande-vitrine-du-monde</guid>
		<dc:date>2009-04-03T13:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Depuis
quelques
ann&#233;es,
le commerce
en ligne conna&#238;t
une croissance
fulgurante.
Des artisans
ou des PME
se lancent,
parfois avec
peu de moyens,
dans ce qui
ressemble encore
&#224; une aventure,
&#224; Gardanne
comme ailleurs.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Energies-+" rel="tag"&gt;Energies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis
quelques
ann&#233;es,
le commerce
en ligne conna&#238;t
une croissance
fulgurante.
Des artisans
ou des PME
se lancent,
parfois avec
peu de moyens,
dans ce qui
ressemble encore
&#224; une aventure,
&#224; Gardanne
comme ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la vente en ligne, il est possible d'acheter
&#224; peu pr&#232;s n'importe quoi n'importe o&#249;.
D&#233;but 2008, rien qu'en France, on recensait
21 millions d'acheteurs sur Internet. Cons&#233;quence,
le nombre de sites faisant de la vente
en ligne, ou e-marchands, conna&#238;t une
croissance tr&#232;s rapide : 37 000 fin 2007 pour
un chiffre d'affaires de 16 milliards d'euros.
D&#233;but 2009 &#224; Gardanne, les entreprises de
vente en ligne se comptent encore sur les
doigts d'une main. Nous en avons rencontr&#233;
quatre, tr&#232;s diff&#233;rentes dans
leur mode de fonctionnement, leur
volume de vente et bien s&#251;r leurs
produits propos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui ressemble le plus &#224; une
PME structur&#233;e, c'est Le20.fr. Install&#233;e
en 2007 &#224; la zone Avon, cette
soci&#233;t&#233; de trois salari&#233;s et un g&#233;rant
commercialise... des vins de Bourgogne
et dans une moindre mesure des Bordeaux
et du Champagne. Des bouteilles
allant de 8 &#224; 1 000 &#8364; pour les plus recherch&#233;es,
des grands crus dont certains
datent de 1923. Pour les d&#233;nicher, Emmanuel
Uttscheid, le cr&#233;ateur de l'entreprise,
&#233;cume les ventes aux ench&#232;res
sp&#233;cialis&#233;es, &#224; Cannes, Lyon, Dijon, Avignon
et Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes tr&#232;s exigeants
sur les d&#233;lais de livraison, explique-t-il.
Nos clients n'attendent pas. S'ils passent
commande avant midi, ils sont livr&#233;s le
lendemain matin. &#187;&lt;/i&gt; Ce qui n&#233;cessite une
logistique lourde : le20.fr fonctionne
avec des stocks. &#171; Les bouteilles restent
ici au maximum trente jours. Le local
est climatis&#233; et humidifi&#233; en &#233;t&#233;. &#187; Bien
entendu, la partie pr&#233;paration des
commandes est tr&#232;s importante :
&lt;i&gt;&#171; Nous avons imagin&#233; un syst&#232;me
d'emballage cartonn&#233; alv&#233;ol&#233; avec
plusieurs &#233;paisseurs qui prot&#232;ge
bien les bouteilles. Une chute
de deux m&#232;tres ne les casse
pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux fois par semaine,
une lettre d'information est exp&#233;di&#233;e
aux clients pour leur annoncer
les promotions et les derniers
arrivages. &lt;i&gt;&#171; 14% du vin est vendu
en ligne en France, explique Emmanuel
Uttscheid. Un an avant,
c'&#233;tait 7%. En g&#233;n&#233;ral, les
vignerons n'aiment pas
trop voir leurs bouteilles
sur Internet, mais ils
sont oblig&#233;s d'y venir. &#187;&lt;/i&gt; le20.fr d&#233;gage
un chiffre
d'affaires annuel
proche du million
d'euros, dont 40% &#224; l'&#233;tranger (&lt;a href=&#034;http://www.le20.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.le20.fr&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une villa du quartier de l'Oratoire de
Bouc, Christelle Salvatico et son associ&#233;e
&#201;lodie Poussel n'en sont pas encore l&#224;. Mais
Lilootresors, leur boutique en ligne (&lt;a href=&#034;http://www.lilootresors.
com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.lilootresors.
com&lt;/a&gt;) qui vend du mat&#233;riel de
pu&#233;riculture, jouets et liste de naissance,
marche plut&#244;t bien : &lt;i&gt;&#171; A part un creux en f&#233;vrier,
&#231;a augmente chaque mois. &#187;&lt;/i&gt; L'id&#233;e leur
est venue par l'exp&#233;rience : &lt;i&gt;&#171; suite &#224; nos grossesses,
on s'est rendues compte qu'il
&#233;tait difficile de suivre &#224; distance
une liste de naissance d&#233;pos&#233;e
dans un magasin. Le projet nous a pris deux ans. Nous avons cr&#233;&#233; la soci&#233;t&#233;
en octobre 2007 et mis le site en ligne en
janvier 2008. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ses 210 fournisseurs et
ses 3 000 r&#233;f&#233;rences, Lilootresors s'est &#233;toff&#233;e.
&lt;i&gt;&#171; Selon les marques, on constitue un petit
stock tampon, pour d'autres,
on ach&#232;te &#224; mesure des commandes.
On travaille aussi avec
des cr&#233;ateurs qui font des produits
originaux, difficiles &#224; trouver. &#187;&lt;/i&gt; La client&#232;le ach&#232;te depuis
les grandes villes (Paris, Lyon,
Marseille) mais aussi, quelquefois,
de l'&#233;tranger : &#171; on a
eu des commandes des Etats-Unis et du
Mexique. &#187; Et si la vente en ligne permet aux
clients de comparer facilement les prix, elle
autorise aussi la surveillance des
concurrents...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Mademois'ailes, on
passe du c&#244;t&#233; artisanal. Val&#233;rie
Souchet et son compagnon
Gr&#233;gor Bouet ont cr&#233;&#233; cette entreprise
il y a cinq ans &#224; Aix, avant de s'installer
d&#233;but 2008 &#224; Gardanne. Ils fabriquent
des bijoux, des piques &#224; chignon et des accessoires
de mode qu'ils vendent en partie
sur les march&#233;s artisanaux
de la r&#233;gion et en
partie sur Internet (&lt;a href=&#034;http://www.mademoisailes.
com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.mademoisailes.
com&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les
march&#233;s sont remis en
question chaque ann&#233;e,
on n'est pas s&#251;rs d'avoir
les emplacements, m&#234;me
si on en fait environ 150
jours par an, explique Val&#233;rie Souchet. Le
site pr&#233;sente nos cr&#233;ations, nous permet de
garder un contact avec la client&#232;le. Il nous
donne aussi une assise professionnelle. On
l'a am&#233;lior&#233; l'an dernier en rendant possible
l'achat avec un panier et par Paypal.
Avant, il fallait imprimer un bon
de commande et payer par ch&#232;que. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re premi&#232;re, tiges d'aluminium
et des perles de verre, est achet&#233;e
en gros dans la r&#233;gion et &#224; Barcelone.
Le stockage ne pose pas de probl&#232;me
particulier, vu la taille r&#233;duite et le
faible encombrement des produits. &lt;i&gt;&#171; On
sent la crise depuis No&#235;l 2007, les gens
ach&#232;tent diff&#233;remment, il y a beaucoup
moins d'achats coup de coeur. On essaie de
fid&#233;liser nos clients, et le site est important
pour cela. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Apr&#232;s m'&#234;tre
retrouv&#233;e au
ch&#244;mage, je me
suis lanc&#233;e &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Virginie R&#233;gnier travaille seule, dans son appartement
biv&#233;rois. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e,
elle s'est lanc&#233;e dans la cr&#233;ation et la
vente de ballotins de drag&#233;es. &lt;i&gt;&#171; J'en faisais
pour le plaisir, pour la famille, &#224; l'occasion
de mariages ou de bapt&#234;mes, et c'&#233;tait toujours
appr&#233;ci&#233;e, raconte-t-elle. Apr&#232;s un cong&#233;
maternit&#233;, je me suis retrouv&#233;e au ch&#244;mage,
et on m'a conseill&#233; de me lancer. &#187;&lt;/i&gt; C'est ainsi
qu'est n&#233; M&#233;docr&#233;ation, apr&#232;s un stage &#224;
la Chambre des M&#233;tiers &#224; Venelles. Virginie
propose sur son site Internet (&lt;a href=&#034;http://www.medocreation.
com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.medocreation.
com&lt;/a&gt;), qu'elle a r&#233;alis&#233; elle-m&#234;me,
75 cr&#233;ations de ballotins de drag&#233;es qu'il
est possible de personnaliser en fonction
d'un th&#232;me ou d'une couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En ce
moment, je monte une campagne publicitaire
en partenariat avec un wedding
planner [organisateur de mariages,
NdlR]. Et les fournisseurs me r&#233;f&#233;rencent
aussi sur leur site. &#187;&lt;/i&gt; Son activit&#233; est plut&#244;t
saisonni&#232;re, de mars &#224; septembre, l'&#233;poque
o&#249; mariages et bapt&#234;mes occupent les samedis.
&lt;i&gt;&#171; Mais je peux vendre aussi pour des
anniversaires ou &#224; No&#235;l. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;lais tiennent
compte du temps de cr&#233;ation, au
minimum une &#224; deux semaines, parfois
plus. &lt;i&gt;&#171; Si &#231;a marche, j'aimerais
bien avoir une boutique pour exposer
mes cr&#233;ations, j'aimerais
avoir plus de contacts avec
les clients. &#187;&lt;/i&gt; La vente en
ligne peut aussi &#234;tre une
passerelle vers la vente
classique en magasin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>P&#244;le emploi : mission impossible ?</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pole-emploi-mission-impossible</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Pole-emploi-mission-impossible</guid>
		<dc:date>2009-03-20T14:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Fusionn&#233;es d&#233;but
2009, l'ANPE et
l'Assedic prennent de
plein fouet l'augmentation
vertigineuse
du ch&#244;mage.
Sens&#233;e simplifier
les recherches des
demandeurs d'emploi,
cette nouvelle
structure cristallise
les m&#233;contentements.
A tel point que
le gouvernement
envisage d'embaucher
des agents &#8220;de
fa&#231;on temporaire...&#8221;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Energies-+" rel="tag"&gt;Energies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fusionn&#233;es d&#233;but
2009, l'ANPE et
l'Assedic prennent de
plein fouet l'augmentation
vertigineuse
du ch&#244;mage.
Sens&#233;e simplifier
les recherches des
demandeurs d'emploi,
cette nouvelle
structure cristallise
les m&#233;contentements.
A tel point que
le gouvernement
envisage d'embaucher
des agents &#8220;de
fa&#231;on temporaire...&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sale temps sur l'emploi. Apr&#232;s une fin d'ann&#233;e
2008 sinistre, les chiffres du ch&#244;mage
pour janvier (90 200 suppl&#233;mentaires en un
mois) donnent un aper&#231;u de l'ampleur de la
crise actuelle. Et ce n'est pas fini : le pr&#233;sident
de l'Unedic tablait, le 1er mars dernier,
sur au minimum 300000 nouveaux ch&#244;meurs
d'ici la fin de l'ann&#233;e. Au rythme actuel (3000
par jour), ce serait plut&#244;t un million... Et encore,
les 2,2 millions de ch&#244;meurs
actuellement recenc&#233;s
ne concernent que ceux qui
cherchent un travail &#224; temps
plein et &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e
(cat&#233;gorie 1). Autant dire que
la r&#233;alit&#233; est bien pire, d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte catastrophique
qu'est intervenue,
d&#233;but janvier, la fusion tant annonc&#233;e
entre l'Assedic et l'ANPE.
Avec un objectif avou&#233; : cr&#233;er un guichet
unique permettant au demandeur d'emploi
de trouver au m&#234;me endroit un suivi pour
la recherche d'emploi et de formation, et de
quoi faire ses d&#233;marches d'indemnisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que la d&#233;cision, prise en f&#233;vrier 2008,
visait plut&#244;t &#224; faire des &#233;conomies dans le
traitement d'un ch&#244;mage alors relativement
bas. Pas de chance : la pire crise depuis 1929
est pass&#233;e par l&#224;. Dans ce contexte, le regroupement
des 900 agences ANPE et des
600 antennes Assedic en quelques 950 p&#244;les
emploi d'ici fin 2009 &#233;tait-il une priorit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A peine
install&#233;,
il va d&#233;j&#224;
falloir changer
de nom&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Gardanne, l'agence ANPE vient &#224; peine
de s'installer dans ses nouveaux locaux de
la cit&#233; administrative qu'il va d&#233;j&#224; falloir
changer de nom. Son directeur, Didier Geneteaud,
nous explique ce qui ne change pas
pour l'instant : &lt;i&gt;&#171; l'entretien d'inscription et le
retour du dossier d'indemnisation n&#233;cessitent
toujours de se d&#233;placer &#224; l'antenne
Assedic d'Aix Sud jusqu'en
septembre prochain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce qui a chang&#233;, depuis la
fusion de janvier dernier, &lt;i&gt;&#171; un
demandeur d'emploi ou un
employeur qui vient &#224; l'agence
de Gardanne pour poser
une question normalement destin&#233;e
&#224; l'antenne Assedic peut
&#234;tre aid&#233; gr&#226;ce &#224; la hotline (assistance
t&#233;l&#233;phonique), soit directement, soit
s'il y a besoin d'une &#233;tude sp&#233;cifique, par prise
de rendez-vous avec l'antenne Assedic.
Nous sommes d&#233;j&#224; en configuration de guichet
unique. C'est le conseiller personnel qui
se charge de rechercher l'information pour
le demandeur d'emploi, au lieu de le renvoyer
sur l'antenne Assedic. Le principe est le m&#234;me
que pour le site pole-emploi.fr. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toujours
mieux, en tout cas, que le num&#233;ro d'appel
t&#233;l&#233;phonique, le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre 39 49, factur&#233; &#224; 11 centimes d'euro l'appel depuis
un poste fixe, mais attention au surco&#251;t &#224;
partir d'un mobile. Un num&#233;ro souvent synnoyme
de parcours du combattant avant
d'obtenir une information
ou un conseiller install&#233; dans
une plateforme de service
t&#233;l&#233;phonique d&#233;partementale,
alors qu'il &#233;tait auparavant
possible d'appeler
l'agence, voire son conseiller r&#233;f&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, Didier
Geneteaud le reconnait sans
peine : &lt;i&gt;&#171; on essaie d'&#233;viter de
renvoyer les gens vers le
39 49. &#187;&lt;/i&gt; La r&#233;sistance s'organise d'ailleurs
sur Internet, o&#249; commencent &#224; circuler les
num&#233;ros des agences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agence de Gardanne compte 20 conseillers
&#224; l'emploi, 8 bureaux d'entretien conseil, 7
bornes d'acc&#232;s &#224; Internet, un t&#233;l&#233;phone pour
les recherches d'emploi (appel gratuit) et un
photocopieur. Comme partout en France depuis
le d&#233;but de l'ann&#233;e, ces agents ANPE,
avec un statut public, sont form&#233;s aux m&#233;tiers
de l'Assedic, dont les salari&#233;s ont un
statut priv&#233;. Or, ce ne sont pas les m&#234;mes
m&#233;tiers : les premiers sont l&#224; pour aider les
demandeurs d'emploi dans leurs recherches
et les entreprises qui embauchent, les seconds
doivent affilier les employeurs et indemniser
les ch&#244;meurs apr&#232;s les avoir inscrits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Engager
un tel chantier
aujourd'hui
est un vrai
casse-t&#234;te&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engager un tel chantier en temps normal
n'aurait pas &#233;t&#233; simple. Aujourd'hui, c'est un
vrai casse-t&#234;te. A tel point que les dossiers
en retard s'accumulent (on &#233;voque le chiffre
de 68 000), m&#234;me si, affirme Didier Geneteaud,
&lt;i&gt;&#171; les indemnit&#233;s sont vers&#233;es normalement. &#187;&lt;/i&gt; &#199;a ne semble pourtant pas &#234;tre le
cas, la presse relevant la situation de demandeurs
du RMI qui attendent des mois
un justificatif de P&#244;le Emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part,
alors que le gouvernement avait annonc&#233;
l'objectif de 60 demandeurs suivis par conseiller,
&#224; Gardanne on en est d&#233;j&#224; &#224; 120. Le double.
En supposant que cette fusion r&#233;ussisse, ce
qui est loin d'&#234;tre acquis, encore faut-il ne
pas perdre de vue la mission
de d&#233;part de P&#244;le Emploi :
&lt;i&gt;&#171; le demandeur d'emploi doit
trouver des offres en venant
chez nous. &#187;&lt;/i&gt; Encore faut-il
qu'il y en ait, des offres. Au
niveau national, le nombre
d'offres d'emploi d&#233;pos&#233;es
&#224; l'ANPE a baiss&#233; de 15%
entre d&#233;cembre et janvier,
et de 29 % depuis un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il
faut d&#233;gager des moyens suppl&#233;mentaires,
poursuit le directeur, faire de la prospection
d'entreprises et rechercher des emplois. On
estime que 40 % des offres arrivent ici. Les
conseillers passent la moiti&#233; de leur temps aupr&#232;s
des entreprises, celles qui ont du potentiel
et qui ne passent pas par nous pour recruter.
Ce qui ne passe pas par l'ANPE, ce
sont toutes les promotions en interne, les candidatures
spontan&#233;es, les agences d'int&#233;rim,
les sites de recherche d'emploi en ligne... &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En
ce moment, les offres disponibles concernent
surtout des chauffeurs-livreurs et les
services &#224; la personne. &lt;i&gt;&#171; Il y a aussi des cr&#233;ations
d'entreprises et des gens int&#233;ress&#233;s par
le statut d'auto-entrepreneur. &#187; Bref, pas grand
chose pour les 1 200 demandeurs d'emploi
gardannais... &#171; La hausse d'environ 10% en
un an, c'est un peu moins que la moyenne nationale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant. Les nuages noirs qui
s'amoncellent sur Rio Tinto Alcan et &#224; Rousset
n'augurent rien de bon. Ni pour P&#244;le Emploi,
ni pour ceux qui devront pousser sa
porte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Marc L&#233;vy-Leblond : &#171; La science sert &#224; comprendre le monde et &#224; le transformer &#187;</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Jean-Marc-Levy-Leblond-La-science</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Jean-Marc-Levy-Leblond-La-science</guid>
		<dc:date>2008-12-20T17:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/levy-leblond-150-2.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;152&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Invit&#233; de la M&#233;diath&#232;que pour une conf&#233;rence &#224; l'occasion de la semaine de la science le 21 novembre dernier, Jean-Marc L&#233;vy-Leblond, physicien et philosophe, apporte un regard d&#233;cal&#233; et critique sur la place de la science dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-ville-gardanne-fr-+" rel="tag"&gt;ville-gardanne.fr&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Invit&#233; de la M&#233;diath&#232;que pour une conf&#233;rence &#224; l'occasion de la semaine de la science le 21 novembre dernier, Jean-Marc L&#233;vy-Leblond, physicien et philosophe, apporte un regard d&#233;cal&#233; et critique sur la place de la science dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/JMLL-400-5bf9c.jpg?1732206201' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc L&#233;vy-Leblond est professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'Universit&#233; de Nice, directeur de collection aux &#233;ditions du Seuil et de la revue &lt;i&gt;Alliage&lt;/i&gt;. Il est l'auteur de plusieurs livres de vulgarisation scientifique, dont le dernier, &lt;strong&gt;A quoi sert la science ?&lt;/strong&gt;, destin&#233; d'abord aux enfants, est paru d&#233;but 2008 aux &#233;ditions Bayard. N&#233; en 1940, physicien de formation, il s'int&#233;resse en m&#234;me temps &#224; l'histoire et &#224; la philosophie des sciences, avec un regard critique et un art de poser des questions qui d&#233;rangent, mais aussi une volont&#233; de transmettre les connaissances. Juste avant la conf&#233;rence qu'il a donn&#233;e &#224; la M&#233;diath&#232;que le 21 novembre (un article y sera consacr&#233; dans Energies 307 &#224; para&#238;tre le 17 d&#233;cembre), nous avons pu le rencontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que ce qui est important, ce sont les questions que l'on pose. Pensez-vous que l'&#233;cole apprend suffisamment aux enfants &#224; poser des questions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants posent naturellement des questions, mais ce ne sont pas d'embl&#233;e celles auxquelles la science sait r&#233;pondre. Et pourtant, elles sont importantes. &#171; D'o&#249; je viens ? &#187; Ce n'est pas simplement un probl&#232;me d'ovules et de spermatozo&#239;des ! Il faut pouvoir dire aux enfants que la science ne va r&#233;pondre qu'&#224; une partie de leurs questions. Elle apporte des r&#233;ponses, mais pas &#224; toutes les questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous des p&#233;dagogies qui visent &#224; faire d&#233;couvrir la science aux enfants par l'exp&#233;rimentation ? Peut-on les comparer au travail de vulgarisation que vous menez de votre c&#244;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai bien s&#251;r la plus grande estime pour les coll&#232;gues qui m&#232;nent ce travail de r&#233;novation p&#233;dagogique des sciences, par exemple dans le cadre de &#171; La main &#224; la p&#226;te &#187;. Il me semble cependant que la sensibilisation des enfants aux sciences ne devrait pas &#234;tre trop exclusivement centr&#233;e sur l'exp&#233;rimentation mat&#233;rielle. Les sciences, c'est aussi affaire de pens&#233;e, et je crois que nous devons favoriser le d&#233;veloppement du plaisir de penser qui existe aussi chez les enfants. Songeons par exemple &#224; leurs interrogations, spontan&#233;es, sur la question de l'infini, tant num&#233;rique que spatial (&#171; Jusqu'o&#249; peut on compter ? &#187;, &#171; Jusqu'o&#249; va le ciel ? &#187;). Nous devons aussi les pousser &#224; exp&#233;rimenter les id&#233;es et veiller &#224; ne pas limiter l'int&#233;r&#234;t de la science au concret, mais favoriser leur acc&#232;s au monde de l'abstraction et de la conceptualisation. La main &#224; la p&#226;te, oui, mais, si j'ose dire, la t&#234;te aussi. Quant au travail de vulgarisation, ou, comme je pr&#233;f&#232;re dire, de &#171; mise en culture &#187; des sciences, il est assez diff&#233;rent, puisqu'il s'agit moins de transmettre des connaissances, que de favoriser l'int&#233;r&#234;t pour ces connaissances et en m&#234;me temps de d&#233;velopper une attitude critique &#224; leur &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand on dit que les d&#233;couvertes technologiques vont r&#233;soudre les probl&#232;mes climatiques ou alimentaires, ne fait-on pas fausse route ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre des probl&#232;mes qui assaillent l'humanit&#233; aujourd'hui ne requi&#232;rent pas de solutions scientifiques. Beaucoup des probl&#232;mes techniques ont d&#233;j&#224; leur r&#233;ponse, comme le traitement de la plupart des maladies infectieuses. Leur persistance est une question &#233;conomique et politique, pas scientifique. Les OGM ne sont pas l&#224; pour nourrir le monde, mais pour enrichir Monsanto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre &#233;poque r&#233;cente nous submerge d'objets technologiques de plus en plus performants. Est-ce un r&#233;el progr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est que ces objets technologiques deviennent surperformants, et que, pour la premi&#232;re fois sans doute, dans l'histoire de l'humanit&#233;, nous sommes aux prises, depuis quelques d&#233;cennies, avec des objets techniques que nous sous-utilisons syst&#233;matiquement. Autrefois, les diligences n'allaient jamais assez vite, les bougies n'&#233;clairaient jamais assez, etc. Aujourd'hui, nos voitures vont trop vite et nous sommes oblig&#233;s de limiter leur vitesse par la loi, nos ordinateurs ne sont utilis&#233;s que pour une faible fraction de leurs fonctionnalit&#233;s, etc. C'est que les objets techniques sont pass&#233;s du domaine de la production collective o&#249; ils &#233;taient pour l'essentiel cantonn&#233;s jusqu'au XIX&#232; si&#232;cle (outils et machines de l'industrie) au domaine de la consommation individuelle. Ils sont donc devenus eux-m&#234;mes des objets marchands. D'o&#249; leur renouvellement forc&#233; pour assurer le fonctionnement du march&#233; et leur d&#233;veloppement sans limites, cr&#233;ant des besoins artificiels, ou, en tout cas, non contr&#244;l&#233;s. Il s'agit sans doute l&#224; d'une v&#233;ritable mutation anthropologique, dont il nous faut d'abord prendre conscience pour esp&#233;rer la ma&#238;triser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La recherche scientifique est-elle trop d&#233;pendante de l'industrie, et trop peu des pouvoirs publics ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la science n'est pas et ne peut pas &#234;tre ind&#233;pendante du pouvoir. C'est un fantasme qui ne sert qu'&#224; cacher la d&#233;pendance r&#233;elle de la science. La question est donc de comprendre en quoi le contexte social d'aujourd'hui contraint la recherche scientifique ? Et comment pourrait-elle &#234;tre r&#233;orient&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les choix technologiques sont-ils d&#233;mocratiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Dans les choix qui orientent la soci&#233;t&#233; &#224; venir, les choix technoscientifiques ce sont les plus importants sur le long terme, et les moins d&#233;mocratiques. Mais tant qu'il n'y a pas de d&#233;bat politique ouvert sur ces questions, et on en est loin, toute possibilit&#233; de choix d&#233;mocratique &#8212; sous quelle forme d'ailleurs ? &#8212; reste illusoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques s'abritent-ils derri&#232;re les experts pour justifier leurs choix ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est moins vrai aujourd'hui, et pour une bonne raison : les experts le sont de moins en moins, et les d&#233;saccords entre les sp&#233;cialistes de plus en plus &#233;vidents. C'est que les questions deviennent d'une complexit&#233; telle qu'il est de plus en plus difficile d'arriver &#224; des conclusions assur&#233;es. Par exemple sur la question des causes du r&#233;chauffement climatique, ou sur l'opportunit&#233; de d&#233;velopper l'&#233;nergie &#233;olienne. Du coup, les politiques ont de plus en plus de mal &#224; s'abriter derri&#232;re des arguments d'autorit&#233;. Appara&#238;t ainsi en pleine lumi&#232;re la nature de la d&#233;mocratie et son probl&#232;me fondamental : la possibilit&#233; pour chacun de prendre part aux d&#233;cisions sans comp&#233;tence particuli&#232;re et la n&#233;cessit&#233;, m&#234;me pour les dirigenats, de prendre ces d&#233;cisions en (relative) m&#233;connaissance de cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais quel peut-&#234;tre le r&#244;le de la communaut&#233; scientifique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qu'on appelle la communaut&#233; scientifique n'existe pas ! C'est comme si on parlait de &#171; communaut&#233; industrielle &#187; qui regrouperait les ouvriers et les dirigeants de l'entreprise. &#199;a n'aurait pas de sens. Autrefois, les scientifiques faisaient partie d'une &#233;lite intellectuelle et sociale. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La majorit&#233; des scientifiques sont des salari&#233;s subordonn&#233;s, ils effectuent des t&#226;ches r&#233;p&#233;titives, ont tr&#232;s peu d'autonomie. Pour autant, les scientifiques ont, comme citoyens, une responsabilit&#233; particuli&#232;re, qui implique un devoir de partage des savoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Bruno Colombari&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour en savoir plus, voir les livres suivants (la plupart sont disponibles &#224; &lt;a href=&#034;http://www.mediatheque-gardanne.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la M&#233;diath&#232;que&lt;/a&gt;) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La pierre de touche&lt;/strong&gt; (la science &#224; l'&#233;preuve), Gallimard, 1996 &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Impasciences&lt;/strong&gt;, Seuil (Points-Sciences), 2003
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La science en mal de culture&lt;/strong&gt;, Futuribles, 2004
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La vitesse de l'ombre&lt;/strong&gt; (aux limites de la science), Seuil, 2006
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#192; quoi sert la science ?&lt;/strong&gt;, Bayard, 2008&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sur l'&#233;cran blanc de leurs nuits noires</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/Sur-l-ecran-blanc-de-leurs-nuits</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/Sur-l-ecran-blanc-de-leurs-nuits</guid>
		<dc:date>2008-12-01T18:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Energies</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/ifeelgood-150.jpg' width=&#034;150&#034; height=&#034;102&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le festival
d'automne vient de
boucler sa vingti&#232;me
&#233;dition. Une soir&#233;e
sp&#233;ciale a permis
aux fid&#232;les de se
retrouver et
d'&#233;changer des
souvenirs, entre
avant-premi&#232;res
et rencontres avec
les r&#233;alisateurs.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Energies-+" rel="tag"&gt;Energies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Cinema,36-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le festival
d'automne vient de
boucler sa vingti&#232;me
&#233;dition. Une soir&#233;e
sp&#233;ciale a permis
aux fid&#232;les de se
retrouver et
d'&#233;changer des
souvenirs, entre
avant-premi&#232;res
et rencontres avec
les r&#233;alisateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, j'en suis &#224; mon cinqui&#232;me film.
C'est un rythme &#224; prendre, au d&#233;but je ne pouvais
pas en voir plus de deux par jour, t&#233;moigne
Marie-H&#233;l&#232;ne. Ce que j'aime, dans
le festival, ce sont les rencontres avec les r&#233;alisateurs,
et puis se retrouver entre amis. Gardanne,
c'est sp&#233;cial. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme elle, Maurice
en est &#224; son vingti&#232;me festival. C'est bien
simple, il n'en a manqu&#233; aucun depuis le tout
premier en 1989, et il peut vous raconter une
sc&#232;ne d'un court-m&#233;trage vu il y a dix ans
comme s'il venait de le revoir. &lt;i&gt;&#171; C'est une
autre fa&#231;on de voir les films, il y a une ambiance
particuli&#232;re, on se plonge l&#224;-dedans
tout au long de la journ&#233;e. Et il y a des r&#233;alisateurs
qui racontent le film qu'ils auraient
aim&#233; faire, d'autres qui ont du mal &#224; s'exprimer
alors qu'ils ont fait un film magnifique.
Il y a eu des moments &#233;tonnants, comme une
panne de projecteurs pendant laquelle le public
a eu droit &#224; des calissons pour patienter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Lafon, le directeur du 3 Casino,
se souvient qu'en 1989, &lt;i&gt;&#171; il n'y avait que 15
films &#224; l'affiche, dans une seule salle. Depuis,
en dix-neuf ans, on a d&#251; d&#233;passer les mille
longs m&#233;trages projet&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Surtout, avec le
temps, le festival a gard&#233; son esprit convivial
mais a chang&#233; de statut : &lt;i&gt;&#171; comme celui
de La Rochelle, on fait un festival pour le public,
et les distributeurs le savent. Maintenant,
ce sont eux qui nous sollicitent pour pr&#233;senter
des films en avant-premi&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bons moments du festival, ce sont les
soir&#233;es sp&#233;ciales, comme celle consacr&#233;e au
cin&#233;ma bollywoodien, qui a fait salle comble
le 31 octobre avec la projection de Jodhaa
Akbar et un repas indien. Trois jours plus
t&#244;t, le public &#233;tait invit&#233; &#224; venir habill&#233; en
noir et blanc, pour la projection du film japonais
&lt;i&gt;L'&#238;le nue&lt;/i&gt; &#224; l'occasion de la vingti&#232;me
&#233;dition du festival. Apr&#232;s la s&#233;ance, tout le
monde s'est retrouv&#233; sur la sc&#232;ne pour d&#233;guster
un buffet pr&#233;par&#233; entre autres par
Zoya Mezadourian, un des piliers de l'&#233;quipe du cin&#233;ma. Vin de noix, oeufs de lump,
toasts au endives et g&#226;teaux &#224; la cr&#232;me et au
chocolat, voil&#224; qui change du pop-corn !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus classique, le festival a offert une demi-douzaine
de rencontres avec des r&#233;alisateurs,
comme le documentariste Olivier Weber,
venu pr&#233;senter La fi&#232;vre de l'or. &lt;i&gt;&#171; Je suis fascin&#233;
par la fascination des hommes pour l'or,
explique-t-il. L'Amazonie, c'est un casino, en
plus dangereux. L'esp&#233;rance de vie des orpailleurs
est tr&#232;s r&#233;duite. Les femmes y sont
une marchandise, au m&#234;me titre que le mercure,
l'essence et les quads. Cet endroit entre
le nord du Br&#233;sil, le Surinam et la Guyane
fran&#231;aise, c'est l'ancien Eldorado des conquistadors.
Et l'Europe y gagne au change, puisqu'elle
exporte du mercure, 120 tonnes par
an, contre 300 tonnes d'or. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ce que j'aime dans le festival,
ce sont les rencontres
avec les r&#233;alisateurs et
se retrouver entre amis. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; fiction, Ren&#233; F&#233;ret a pr&#233;sent&#233; en avant-premi&#232;re
Comme une &#233;toile dans la nuit, une
histoire d'amour et de mort (sortie le 3 d&#233;cembre)
entre une jeune femme et son compagnon
qui apprend qu'il est atteint d'un
cancer incurable. &lt;i&gt;&#171; Chaque image de ce film
est sortie de notre atelier de cr&#233;ation, sans
livre de recettes. Il s'inspire d'une histoire
vraie qu'a v&#233;cu ma ni&#232;ce, autrement dit, le
sc&#233;nario &#233;tait &#233;crit par la r&#233;alit&#233;. Il ne fallait
surtout pas tomber dans le pathos. Et maintenant,
c'est un film qui existe, et qui va durer
plus longtemps que nous tous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'aime
Ren&#233; F&#233;ret avant tout, c'est de faire revivre
des personnages disparus. &lt;i&gt;&#171; Mon fr&#232;re est
mort avant ma naissance, et d'une certaine
mani&#232;re, je le remplace. Je travaille en ce moment
sur le tournage d'un film qui raconte
l'histoire de la soeur de Mozart. &#187;&lt;/i&gt; Celle-ci sera
interpr&#233;t&#233;e par la propre fille du r&#233;alisateur,
Marie F&#233;ret pr&#233;sente &#224; ses c&#244;t&#233;s au 3 Casino.
&lt;i&gt;&#171; Je suis tr&#232;s content d'&#234;tre &#224; Gardanne,
ajouta-t-il. C'est un des endroits de cin&#233;philie
vivante, avec un public qui aime vraiment
le cin&#233;ma. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le palmar&#232;s du festival&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'histoire &#233;tonnante, dr&#244;le et &#233;mouvante des &lt;i&gt;Young@Heart&lt;/i&gt;
film&#233;s par Stephen Walker. &lt;i&gt;I feel good !&lt;/i&gt; clament ces chanteurs
et chanteuses de 80 ans de moyenne d'&#226;ge. Une chorale &#224; nulle
autre pareille qui conna&#238;t le succ&#232;s dans monde entier avec des
reprises sur sc&#232;ne de Jimi Hendrix, des Clash, de Radiohead ou
de James Brown (sortie annonc&#233;e le 24 d&#233;cembre). C'est en tout
cas le film pr&#233;f&#233;r&#233; du public pour cette vingti&#232;me &#233;dition riche en
&#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix de la jeunesse, d&#233;cern&#233; par le jury jeunes, est all&#233; au film
polonais &lt;i&gt;Quatre nuits avec Anna&lt;/i&gt; de Jerzy Skolimowski (sortie
le 5 novembre). Mais les jeunes ont tenu eux aussi &#224; donner un
gros coup de coeur aux anc&#234;tres de &lt;i&gt;I feel good !&lt;/i&gt; bel exemple de
rapprochement des g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le prix du court-m&#233;trage est attribu&#233; &#224; &lt;i&gt;Paseo&lt;/i&gt; de Arturo
Ruiz Serano (Espagne).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;cole de Fontvenelle a pris le nom de Lucie Aubrac</title>
		<link>https://imaginaires.brunocolombari.fr/L-ecole-de-Fontvenelle-a-pris-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://imaginaires.brunocolombari.fr/L-ecole-de-Fontvenelle-a-pris-le</guid>
		<dc:date>2008-06-26T10:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>ville-gardanne.fr</dc:subject>
		<dc:subject>Gardanne</dc:subject>

		<description>&lt;div class='spip_document_1075 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://imaginaires.brunocolombari.fr/IMG/jpg/lucie-aubrac.jpg' width=&#034;100&#034; height=&#034;119&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Sud-Africaine Dulcie
September en 1986 et
la Palestinienne Le&#239;la Shahid en
2005, Gardanne a accueilli
le 9 juin dernier un homme dont
l'action a marqu&#233; l'histoire
de son pays. Raymond Aubrac
est venu &#224; l'&#233;cole de Fontvenelle
qui porte d&#233;sormais le nom
de sa femme, Lucie et a
longuement parl&#233;
avec les &#233;l&#232;ves.
Sa visite est de celles dont
on se souviendra longtemps.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/-Histoires-gardannaises-" rel="directory"&gt;Histoires gardannaises&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-ville-gardanne-fr-+" rel="tag"&gt;ville-gardanne.fr&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://imaginaires.brunocolombari.fr/+-Gardanne-+" rel="tag"&gt;Gardanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Sud-Africaine Dulcie
September en 1986 et
la Palestinienne Le&#239;la Shahid en
2005, Gardanne a accueilli
le 9 juin dernier un homme dont
l'action a marqu&#233; l'histoire
de son pays. Raymond Aubrac
est venu &#224; l'&#233;cole de Fontvenelle
qui porte d&#233;sormais le nom
de sa femme, Lucie et a
longuement parl&#233;
avec les &#233;l&#232;ves.
Sa visite est de celles dont
on se souviendra longtemps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est l&#224;, avec sa canne et son sourire plein de malice.
Ce vieil homme assis devant le tableau vert
de la classe de Jean-Pascal Giovanazzi, c'est celui
qu'ils ont vu dans le film de Claude Berri, &lt;i&gt;Lucie
Aubrac&lt;/i&gt;, o&#249; il est incarn&#233; par Daniel Auteuil. &lt;i&gt;&#171; Parlez
tr&#232;s fort, mes oreilles ont 94 ans, vous savez ! Faites
comme si vous parliez &#224; un copain de l'autre c&#244;t&#233;
de la cour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins intimid&#233;s que les enseignants
nou&#233;s par le trac, les &#233;l&#232;ves de CM2 posent leurs
questions : Quel sentiment &#231;a fait d'&#234;tre prisonnier ? &lt;i&gt;&#171; &#199;a ne fait pas plaisir. Mais &#231;a d&#233;clenche
quelque chose de tr&#232;s important : l'envie de s'&#233;vader.
Tout de suite ! Si &#231;a t'arrive, pense &#224; t'&#233;vader. &#187;&lt;/i&gt;
Avez-vous failli mourir ? &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r, plusieurs fois.
J'&#233;tais en prison. Une certaine Lucie Aubrac m'a
fait &#233;vader. J'&#233;tais dans un camion, mais j'ai saut&#233;
un peu trop vite, et j'ai &#233;t&#233; pris dans la fusillade entre les soldats allemands et le commando
de r&#233;sistants. J'ai re&#231;u de mes amis une
balle qui est entr&#233;e par la joue et qui
est ressortie derri&#232;re l'oreille. Elle est
pass&#233;e tout pr&#232;s de la carotide. Ce n'&#233;tait
pas mon jour... &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; oui, j'ai eu peur &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions fusent. Avez-vous eu
peur ? &lt;i&gt;&#171; Oui, j'ai eu peur. La peur qui
te tord le ventre. Un jour, je transportais
une mitraillette d&#233;mont&#233;e dans une
valise. A la gare de N&#238;mes, au bas de
l'escalier, il y avait deux gendarmes qui
ouvraient les valises. Je n'avais pas le
choix, je ne pouvais pas m'&#233;chapper.
Un gendarme a ouvert la mienne, il a
plong&#233; la main dedans et a sorti une
pi&#232;ce en m&#233;tal. Je lui ai dit que c'&#233;tait
une pi&#232;ce de machine agricole, et il m'a
cru. &#187;&lt;/i&gt; A quel &#226;ge avez-vous commenc&#233;
&#224; r&#233;sister ? &lt;i&gt;&#171; A deux ans et demi, et toi ?
Quand on ne supporte pas quelque
chose d'injuste, on est pr&#234;t &#224; r&#233;sister. &#187;&lt;/i&gt;
Lucie est-elle d&#233;j&#224; all&#233;e en prison ?
&lt;i&gt;&#171; Non, jamais ! Elle &#233;tait toujours s&#251;re
de r&#233;ussir ce qu'elle faisait. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s
chaque r&#233;ponse, Raymond v&#233;rifie :
&lt;i&gt;&#171; &#199;a r&#233;pond &#224; ta question ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toute derni&#232;re n'est pas la moindre :
Vous pouvez nous raconter votre
histoire ? &lt;i&gt;&#171; Mon pauvre gar&#231;on, tu n'es
pas encore couch&#233; ! &#187; Mais Raymond
raconte encore sa fameuse &#233;vasion,
celle qui suit l'arrestation de Caluire
qui sera fatale &#224; Jean Moulin. &#171; Lucie,
c'&#233;tait une sp&#233;cialiste de l'&#233;vasion. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'heure tourne. Dehors, alors que
l'orage de l'apr&#232;s-midi laisse place &#224;
quelques gouttes, la cour s'est remplie.
Sous le pr&#233;au, la chorale de l'&#233;cole, accompagn&#233;e par l'orchestre de
l'&#233;cole de musique, interpr&#232;te avec
ferveur &lt;i&gt;La valse des &#233;tiquettes&lt;/i&gt; (de
Jeanne Cherhal), &lt;i&gt;Gardien de nuit&lt;/i&gt;
(Francis Cabrel), &lt;i&gt;Les copains d'abord&lt;/i&gt;
(Georges Brassens) et un &lt;i&gt;Nathalie&lt;/i&gt;
(Gilbert B&#233;caud) endiabl&#233;. Puis c'est
le tour de la chanson qu'ils ont euxm&#234;mes
&#233;crite, &lt;i&gt;Les yeux ouverts&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un symbole fort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette chanson vient de loin. &lt;i&gt;&#171; Nous
avons eu l'id&#233;e, il y a deux ans, de faire
participer les enfants &#224; la c&#233;r&#233;monie
du 8 mai, &#187;&lt;/i&gt; explique Jean-Louis Dumas,
directeur. Apr&#232;s la mort de Lucie
Aubrac, en mars 2007, Roger Me&#239; &#233;met
l'id&#233;e de donner ce nom &#224; un lieu de
la ville. L'&#233;cole de Fontvenelle se porte
candidate. &lt;i&gt;&#171; De septembre &#224; janvier,
on a travaill&#233; sur le texte de la chanson,
explique Jean-Pascal Giovanazzi,
en croisant progressivement les textes
des &#233;l&#232;ves pour n'en former qu'un seul. &#187;&lt;/i&gt; Puis le compositeur Olivier
Stalla, qui travaille r&#233;guli&#232;rement avec
l'&#233;cole de musique, a cr&#233;&#233; un arrangement
adapt&#233; &#224; la voix des enfants.
Enfin, le film Lucie Aubrac a &#233;t&#233; projet&#233;
&#224; l'&#233;cole pour les cours moyens &#224;
la mi-mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de d&#233;voiler la plaque appos&#233;e
sur la fa&#231;ade bleue du b&#226;timent
principal. Quatre enfants grimpent sur
un banc, et avec l'aide de Raymond
Aubrac, ils font glisser le drapeau tricolore.
R&#233;sistante, agr&#233;g&#233;e d'histoire,
militante pour la libert&#233;, la justice et la
paix, dit la plaque. Pour le maire, Roger
Me&#239;, &lt;i&gt;&#171; Ces enfants montrent leur attachement
aux valeurs r&#233;publicaines.
Quand M. Dumas nous a demand&#233; de
donner le nom de Lucie Aubrac &#224; cette
&#233;cole, nous avons aussit&#244;t accept&#233;, d'autant
que &#231;a s'est accompagn&#233; d'un travail
d'un an sur la R&#233;sistance. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que Francis Florens, pr&#233;sident
de la section de Gardanne de l'Union
nationale des combattants, ne lise une
biographie de Lucie Aubrac, Guy Pinet,
adjoint au maire d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la vie scolaire
rend hommage &#224; Raymond : &lt;i&gt;&#171; C'est
une chance et un symbole fort qu'il soit
l&#224; ce soir. Cette c&#233;r&#233;monie fait revivre
une page importante de notre histoire,
et permet de rapprocher deux g&#233;n&#233;rations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son nom
portera chance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours avec une grande simplicit&#233;,
Raymond Aubrac prend alors la parole.
&lt;i&gt;&#171; Pour avoir v&#233;cu 67 ans avec
Lucie, je peux faire plusieurs observations : cette femme s'est battue avec la
certitude qu'elle ne serait jamais vaincue.
C'&#233;tait une d&#233;couvreuse de talents,
chose tr&#232;s importante pendant la
R&#233;sistance, et elle avait une grande capacit&#233;
&#224; convaincre par la confiance
qu'elle inspirait. Elle &#233;tait tr&#232;s intelligente,
et elle avait un extraordinaire
courage d'agir. Ses trois mots-cl&#233;, ce
sont fraternit&#233;, solidarit&#233;, confiance.
Elle aimait tellement les enfants que
rien ne peut plus lui rendre hommage
que son nom soit au fronton d'une &#233;cole.
Je vous le dis : son nom portera chance
aux &#233;l&#232;ves. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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