C’est un très grand roman qu’a écrit Victor Serge sur les chemins de l’exil entre 1940 et 1942. Mettant en scène, de l’intérieur, la mécanique infernale des procès de Moscou de 1936 à 1938, il fait entendre la voix de ceux qui, comme lui, ont été broyés par le système pour avoir malgré tout cru jusqu’au bout à la révolution.