Le charbon de Provence est exploité depuis plusieurs siècles, d’abord pour se chauffer, puis pour produire de la vapeur à l’époque de la première révolution industrielle. Son ultime mission aura été d’alimenter la centrale thermique lors des cinquante dernières années.
D’abord paysans provençaux, puis Italiens, Polonais, Arméniens, Tchèques, Espagnols, Algériens, Tunisiens, Marocains, ils sont plusieurs milliers à être descendus sous la terre pour en extraire le charbon. Ecoutez leur témoignage.
Retrouvés aux Archives départementales, ces lettres échangées entre la direction et les syndicats montrent la réalité des rapports sociaux aux alentours de 1900.
Recueillies sur un CD par Serge Cremonesi et Cécile Rayar-Bregou, ces paroles racontent le quotidien des femmes et des filles, à la mine, à la maison et dans les luttes sociales.
Des premières descenderies à l’ultramoderne puits Y, la mine a aussi été un lieu d’innovation technologique, pour aller chercher le charbon de plus en plus profond.
Le dernier grand chantier de la mine a été décidé à la fin des années 70, terminé à la fin des années 80 et fermé au début des années 2000. Histoire d’un gâchis.
Tenter de décrypter la politique charbonnière nationale et européenne n’est pas une mince affaire. Soutien à la production et menaces de fermeture se sont succédés depuis un demi-siècle.
Sous la pression des élus, l’Etat a décidé l’implantation d’une école d’ingénieurs en microélectronique. Après la fermeture de la mine, la Ville a racheté les carreaux des puits Y et Z dans le cadre de la reconversion.